Communiqué CAPREQUINS #4

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Trois mois après sa mise en œuvre, le programme CAPREQUINS se poursuit à un rythme régulier …

Il est à noter sur ce dernier mois d’opérations en mer les évènements / développements suivants :

  • de nouveaux bénévoles, tous usagers du milieu marin, ont rejoint le rang des observateurs indépendants de CAPREQUINS. Le premier bilan réalisé par les bénévoles embarqués après un mois d’observations des opérations en mer n’a pas révélé d’anomalies dans leur bon déroulement. Le protocole itératif de mise en œuvre de CAPREQUINS n’a donc pas fait l’objet de nouveaux aménagements et reste pleinement opérationnel.
  • des journalistes de médias locaux et nationaux ont été conviés au cours des dernières semaines à embarquer à bord des navires habilités, et notamment s’agissant des opérations de « smart drumlines » aux fins de témoigner au grand public et de rendre compte le plus largement possible sur les principes et le déroulement de CAPREQUINS.
  • les dispositifs des drumlines ont été levés le 4 mars dernier pendant une demi-journée suite à la capture d’un requin marteau halicorne de 13 kg, retrouvé mort sur la ligne sans que le système d’alerte en temps réel ne se soit déclenché. Le montage des « smart drumlines » a fait l’objet d’une adaptation afin de le rendre plus sensible aux captures d’individus de petite taille. Ce nouveau montage donne d’ores et déjà des résultats satisfaisants, puisqu’il n’a plus provoqué de capture sans déclenchement depuis sa réinstallation.

S’agissant de la technique des « smart drumlines », depuis le 28 février 2014, et en dehors du requin marteau du 4 mars, six nouvelles captures ont été traitées après alertes par le coordonnateur de CAPREQUINS. Elles ont concerné les spécimens suivants :

  • le requin nourrice fauve mâle capturé une première fois le 31 janvier a de nouveau été capturé le 4 mars à 21h40 ; il a été reconnu grâce à la marque « spaghetti » externe qui lui avait été appliquée lors de sa première capture. Cette prise confirme la survie à long terme de l’animal suite à sa première capture et son relâché ; sa longueur totale a été remesurée à 3 mètres ; il a de nouveau été relâché ;
  • un requin tigre mâle de 2,80 mètres, capturé le 7 mars à 3h00, et relâché vivant et bien vif, après marquage acoustique externe ; c’est la première opération de ce type menée sur une « smart drumline » dans le cadre de CAPREQUINS, qui devra permettre d’évaluer l’hypothèse de l’« effarouchement » sur cet animal capturé puis relâché au large de la zone d’étude ; un montage vidéo des opérations de marquage peut être visionné à l’URL suivante : http://youtu.be/hXfA0Ua3F0M
  • une raie guitare d’environ 1,50 mètres, capturée le 18 mars à 17h00, un animal relâché vivant et bien vif immédiatement après capture grâce à la présence sur zone du pêcheur en charge du renouvellement des appâts sur les « smart drumlines » ;
  • un requin bouledogue de 2,05 mètres, capturé le 19 mars à 20h00 et remonté vivant et bien vif, puis prélevé pour être valorisé dans le cadre du programme de réévaluation du risque sanitaire « Ciguatera 2 » ;
  • une raie pastenague d’environ 80 cm capturée le 19 mars à 22h20 et relâchée vivante et bien vive ;
  • une raie pastenague d’environ 1 m, capturée le 25 mars à 21h55 et relâchée vivante et bien vive ;

Le taux de survie global après capture sur les « smart drumlines » a ainsi été réévalué à 91% depuis le lancement de CAPREQUINS. Sur les 23 animaux capturés, seuls  deux requins marteau halicorne ont été retrouvés morts après déclenchement.

(N.D.L.R Sauvegarde des requins : seuls ?? c’est déjà trop)

Concernant les animaux libérés, les hameçons sont systématiquement enlevés avant leur relâche afin de maximiser leurs chances de survie à long terme, y compris sur les raies pastenague pour lesquelles l’opération à réaliser est considérée comme dangereuse de par le dard venimeux dont elles sont pourvues.

S’agissant de la technique de la palangre de fond du programme WEST, et suite à une avarie moteur sérieuse du navire habilité, les opérations sont suspendues depuis 15 jours. Depuis le 28 février, une seule nouvelle sortie a été réalisée. Les opérations reprendront dès la fin des réparations.
S’agissant des données des stations d’écoute acoustique immergées autour des drumlines, la faible fréquentation générale constatée depuis le début du projet de la zone d’étude par les requins marqués se prolonge. On note juste deux nouveaux passages furtifs de requins bouledogue, l’un le week-end, hors période d’appâtage des dispositifs et l’autre à une distance de plus de 200 mètres au large des « smart drumlines ».

Le comité scientifique indépendant s’est de nouveau réuni pour analyser les deux premiers mois de données collectées dans le cadre de CAPREQUINS au regard des termes de références et de la méthodologie d’évaluation arrêtés. Le Comité scientifique a d’abord salué la qualité scientifique des résultats produits et le professionnalisme des différents intervenants du projet. Malgré des premières tendances encourageantes s’agissant de la survie des captures accessoires et en termes de détections acoustiques autour de la zone d’étude, le Comité scientifique a invité le CRPMEM et ses partenaires à compléter les données d’expérimentation en Baie de Saint-Paul aux fins de confirmer ou d’infirmer dans les prochaines semaines les premières interprétations proposées.

L’occasion sera enfin donnée au Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) et à ses partenaires de CAPREQUINS – Squal’idées, Prévention Requin Réunion, KwaZulu Natal Sharks Board et la Ligue réunionnaise de surf – de communiquer sur l’innovation technologique mise en œuvre dans ce projet ainsi que de présenter les premiers résultats lors de la Conférence de référence sur l’étude des requins, « Sharks International II », qui se tient du 2 au 6 juin 2014 à Durban (Afrique du Sud).

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CapRequins, communiqué de presse #3

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Communiqué de presse, 28 février 2014

Après 45 jours d’opérations en mer, le projet CAPREQUINS est désormais mis en œuvre de manière complète et son protocole pleinement opérationnel :

- le lancement des opérations avec la technique de pêche à la palangre de fond du programme WEST est intervenu le 4 février. D’ores et déjà, 9 sorties ont été réalisées ;

- les appâts « milkfish » pour les « drumlines » ont été reçus le 10 février. Leur utilisation permettra de comparer l’influence sur l’efficacité et l’attractivité des dispositifs des différents appâts utilisés depuis le lancement du projet ;

- l’équipe de marquage interne de Squal’idées a été constituée le 24 février et sa première sortie dès le lendemain s’est conclue par un requin bouledogue femelle de 3 m pêché, marqué acoustiquement puis relâché au large de Saint-Gilles ;

- le comité scientifique indépendant a été constitué par les pouvoirs publics le 3 février, sa réunion de lancement a permis d’arrêter les termes de référence et la méthodologie d’évaluation. Ses travaux se sont poursuivis aujourd’hui par la validation du protocole scientifique de CAPREQUINS ;

- des bénévoles issus d’associations écologistes et d’usagers de la mer ont complété depuis le 19 février à bord des navires de pêche le dispositif d’observateurs constitués jusqu’alors de personnels du CROSS Réunion. Les observateurs assistent les pêcheurs dans la prise de photographies et d’images, d’une part, et témoignent du bon déroulement des opérations, d’autre part ;

- de nouvelles stations d’écoute ont été immergées le 26 février et sont venues finaliser le réseau de détection acoustique autour des « smart drumlines » dont les données permettront d’analyser les déplacements des requins marqués de manière plus précise autour des dispositifs.

S’agissant de la technique des « smart drumlines », l’innovation technologique et écologique de ce projet, le système de déclenchement des alertes en temps réel lors d’une capture continue à parfaitement fonctionner. Si aucun déclenchement n’est survenu depuis 14 jours, 10 nouvelles captures ont été traitées après alertes par le coordonnateur de CAPREQUINS depuis le 23 janvier 2014. Elles ont concerné les spécimens suivants :

- un requin tigre femelle, capturé le 23 janvier à 9h00 mais échappé vivant suite à une manipulation maladroite d’un individu extérieur à CAPREQUINS, sur zone avant l’arrivée du coordonnateur ;

- une raie pastenague d’environ 1,20 m, capturée le 24 janvier à 6h25 et relâchée vivante ;

- une raie pastenague d’environ 1 m, capturée le 27 janvier à 10h20 et relâchée vivante ;

- une carangue gros-tête capturée le 28 janvier à 13h15 puis relâchée vivante après marquage externe (marque « spaghetti » non acoustique) ;

- une raie guitare de 3,47 m, capturée le 30 janvier à 19h50 puis relâchée vivante après marquage externe (marque « spaghetti » non acoustique) ;

- un requin nourrice fauve mâle d’environ 3,50 m, capturé le 31 janvier 2014 à 19h50 puis relâché vivant après marquage externe (marque « spaghetti » non acoustique) ;

- un requin tigre mâle de 3,85 m, capturé le 4 février à 5h00 et remonté vivant puis prélevé pour être valorisé dans le cadre du programme de réévaluation du risque sanitaire « Ciguatera 2 » ;

- une raie pastenague d’environ 1 m capturée le 4 février à 7h02 et relâchée vivante ;

- une raie pastenague d’environ 1,70 m, capturée le 10 février et relâchée vivante ;

- un requin bouledogue mâle de 3 m capturé le 14 février à 1h05 et remonté vivant puis prélevé pour être valorisé dans le cadre du programme de réévaluation du risque sanitaire «Ciguatera 2».

Le taux de survie global après captures sur les « smart drumlines » atteint ainsi plus de 93% depuis le début du projet CAPREQUINS (1 seul animal retrouvé mort après capture le 22 janvier).

L’identification précise des espèces capturées est rendue possible grâce aux photographies, aux vidéos et aux prélèvements de peau réalisés pendant les opérations. Des mesures biométriques de l’animal sont prises lorsque les conditions météorologiques le permettent. Tous les hameçons sont enlevés des animaux au moment de leur remontée et avant leur relâche.

S’agissant de la technique de la palangre de fond du programme WEST, les sorties ont donné lieu à plusieurs captures, dont un requin tigre déjà marqué par le programme CHARC, qui a été libéré viable dans le milieu. D’autres requins tigre de petite taille (moins de 2 mètres) et des captures accessoires ont été relâchés vivants et sans marquage compte tenu notamment de conditions météorologiques défavorables. De nouvelles opérations interviendront dans les prochaines semaines.

S’agissant des données des stations d’écoute acoustique immergées autour des drumlines, leur première analyse permet de rendre compte d’une faible fréquentation générale de la zone d’étude par les requins marqués depuis le début du projet. Ces éléments corroborent les observations faites à la même période en 2013 par le programme CHARC. Néanmoins, on constate des apparitions plus longues de requins tigre, inhabituelles au vu des observations de l’année précédente, plusieurs jours avant la pose des « smart drumlines ».

Des analyses plus détaillées des données de captures et d’effort de pêche, couplées à celles des détections acoustiques, permettront dans les prochaines semaines d’avancer, sous l’égide du Comité scientifique, dans la compréhension des phénomènes liés à la capturabilité des deux espèces de requins étudiées.

Le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) et ses partenaires du projet CAPREQUINS – Squal’idées, Prévention Requin Réunion, Kwazulu Natal Sharks Board et la Ligue réunionnaise de surf – préparent dans les prochains jours des embarquements à destination des médias aux fins de montrer aux réunionnais le déroulement en mer des opérations réalisées.

Le projet Caprequins est financé par :

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Tempêtes : «hécatombe» historique d’oiseaux marins sur les plages françaises (côte Atlantique)

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Les attaques de requins dans le monde en chiffres : la fin d’un mythe

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François  SARANO, image du film Océans

François SARANO, image du film Océans

Le requin un mangeur d’hommes?!!

*63 décès au total dans le monde sur 10 ans, soit une moyenne de 6,3/an. Et une moyenne de 8,6/an pour ces 5 dernières années.

Les chiffres de 2004 à 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Ces données reprennent les attaques dites « non provoquées ».

« Attaques non provoquées » sont définies comme des incidents où une attaque sur un homme en vie par un requin qui se produit dans son habitat naturel, sans provocation de l’homme sur le requin.

« Attaques provoquées » : attaques résultants d’une interaction provoquée par l’homme c’est-à-dire quand un humain initie un contact physique avec un requin, par exemple, un plongeur mordu après avoir attrapé un requin, les attaques contre les pêcheurs (pêche sous marine) et impliquant le fait que  les requins se nourrissaient, les morsures suite au décrochage ou l’enlèvement d’un requin d’un filet de pêche, etc.

Résumé ISAF pour l’année 2013, traduction Sauvegarde des requins

Le Fichier international des attaques de requins a étudié 125 cas supposés d’interaction homme/requin dans le monde en 2013.

Après examen, 72 de ces incidents s’avèrent être des attaques non provoquées.

53 incidents n’ont pas été retenus pour le  statut « attaques non provoquées » en 2013 :  28 « attaques provoquées » , 4 interactions impliquant la morsure d’un requin sur des  bateaux motorisé ou non motorisé ( " attaque de bateau " ) , 6 incidents considérés comme n’impliquant pas un requin, 2 cas impliquant un naufrage de bateau ou un avion accidenté , deux incidents impliquant des morsures poste mortem, et 11 cas pour lesquels des données ne sont pas encore disponible pour déterminer si une attaque de requin non provoquée s’est produite ( «preuves insuffisantes »).

Le nombre total annuel pour 2013 est de 72 attaques non provoquées, chiffre inférieur au 81 attaques enregistrées en 2012 et représente le chiffre le plus faible depuis 2009 (67). En général, cependant, le nombre d’attaques de requins non provoquées à travers le monde a augmenté à un rythme régulier depuis 1900, chaque décennie ayant plus d’attaques que la précédente. La croissance numérique dans les interactions de requins ne signifie pas nécessairement qu’il y a une augmentation dans le taux d’attaques de requins, cela reflète très probablement l’augmentation du temps passé dans l’eau par l’homme, ce qui augmente les possibilités d’interaction entre les deux parties concernées.

Le nombre d’interactions requin /homme qui se produisent sur une année donnée est directement corrélé à la quantité de temps que les hommes passent dans la mer. Alors que la population mondiale continue son essor et l’intérêt pour les loisirs aquatiques augmente en même temps, nous devrions nous attendre de façon réaliste à l’augmentation du nombre d’attaques de requins et autres blessures liées aux loisirs aquatiques. Si les populations de requins restent les mêmes ou augmentent, on peut prévoir plus d’attaques chaque année que l’année précédente parce que plus de gens sont dans l’eau. Les populations de requins, en revanche, sont en fait en baisse ou se maintiennent à des niveaux très réduits dans de nombreuses régions du monde en raison de la surpêche et la perte d’habitat, réduisant ainsi théoriquement la possibilité pour ces interactions de requin/homme. Cependant, la variabilité d’année en année dans des conditions économiques, sociales, météorologiques, océanographiques et locales influe également de manière significative sur l’abondance locale des requins et des hommes dans l’eau et, par conséquent, les chances de se rencontrer. En conséquence, les tendances à court terme du nombre de morsures de requin en hausse ou en baisse doivent être considérées avec prudence. L’ISAF préfère voir les tendances sur des périodes de temps plus longues (par exemple, par décennie) plutôt que d’essayer d’attribuer trop d’importance à la variabilité (souvent élevée) d’année en année.

En plus de l’augmentation du nombre d’heures passées dans l’eau par les hommes, l’efficacité de l’ISAF dans la découverte et l’enquête concernant les attaques s’est considérablement améliorée au cours des 25 dernières années, conduisant à de nouvelles augmentations du nombre d’interactions enregistrées. Le transfert de l’ISAF au Florida Museum of Natural History en 1988 a abouti à élargir considérablement la portée internationale des incidents d’attaques et à enrichir ses données sur les attaques. Au début des années 1990, l’ISAF a développé des relations de coopération avec de nombreuses organisations importantes de sécurité pour les plages de la Floride et des installations médicales, conduisant à une augmentation des données des attaques provenant d’une région qui est un chef de file mondial dans les loisirs aquatiques. Les avancées fondamentales de la communication électronique ( moteurs de recherche Internet , e-mails , les téléphones portables , les textos , les médias sociaux ) , ont considérablement agrandit le nombre d’observateurs scientifiques sur le plan mondial de l’ISAF, et une augmentation de l’intérêt pour les requins dans le monde entier , engendré en partie par une augmentation de l’attention des médias donnée aux requins , ont favorisé une documentation plus complète des incidents requin/homme au cours des dernières années .

En suivant les tendances à long terme, les eaux nord-américaines ont eu le plus de morsures non provoquées en 2013 (47,2% : 34 attaques). Le total de 47 attaques aux États-Unis (dont 13 à Hawaï non nord-américain) a été plus faible que le total 2012 de 54 attaques enregistrées (y compris Hawaï et Porto Rico), le plus haut total annuel du siècle. Les totaux de 2012 et 2013 se situent en contraste avec le chiffre (29) enregistré en 2009, le plus bas total annuel des États-Unis de ce siècle.

Ailleurs , les attaques ont eu lieu en Australie ( 10 ) , Afrique du Sud ( 5 ) , la Réunion ( 3 ) , et la Jamaïque ( 2 ), avec des incidents isolés signalés en provenance du Brésil , Diego Garcia , Nouvelle-Calédonie , Nouvelle-Zélande , et la République des Seychelles . 10 attaques en Australie, son plus bas total annuel depuis 2008 (9), et qui reste inférieur à sa moyenne de 12,3 attaques par an au cours des dix dernières années (2003-2012).Trois attaques ont eu lieu en Nouvelle-Galles du Sud, deux dans le Queensland et un seul incident a été enregistré à Victoria.

Afrique du Sud : 5 attaques pour une moyenne sur dix ans de quatre par an. De même, 1 attaque fatale enregistrée cette année se rapproche de la moyenne de la dernière décennie de 1,3 par an. Pour mettre ces totaux dans leur contexte, au cours des dix dernières années, l’Afrique du Sud a eu des années avec pas moins de huit attaques (2010) et quatre décès (2009), mais aussi une année (2008) sans attaque, soulignant à nouveau la nature volatile du phénomène à la fois régional et international.

Réunion : 3 attaques, 3 en 2012 et 4 attaques en 2011 dont 5 fatales (en 3 ans) suggère que ce petit Etat insulaire a développé une situation problématique où des changements, d’origine anthropique probablement, ont contribué à un plus fort nombre, que d’habitude, d’interactions requin – homme hautement délétères.

Comme cela a été la norme depuis des décennies, la Floride a encore le plus grand nombre (49 %) d’attaques non provoquées aux États-Unis. Le total de 23 morsures en Floride est similaire à la moyenne 2003-2012 de 21 attaques par an. Par ailleurs, après les tendances récentes, le comté de Volusia avait le plus d’incidents (8) au sein de la Floride. Ce comté de côte centre-est a enregistré plus d’un tiers (37 % : 257 sur 687 cas) de la totalité des interactions requin/homme de la Floride à ce jour. Cette situation est attribuable à une utilisation élevée des loisirs aquatique, des longues et agréables plages et des eaux du comté par les résidents de la Floride et les touristes, en particulier les surfeurs , et à la nature riche de sa faune marine . Les autres comtés de Floride ayant connus des attaques en 2013 : Brevard ( 3 ) , Duval , Martin , Miami -Dade et Palm Beach (2 chacun) , et bay , Escambia , Okaloosa , et St. Johns ( 1 chacun) .

D’autres attaques ont été enregistrées à Hawaï ( 13 ) , Caroline du Sud ( 6 ) , et l’Alabama , la Californie , la Caroline du Nord , l’Oregon et le Texas ( 1 chacun) . 13 attaques de Hawaï étaient son plus haut total depuis les 10 en 2012 et supérieur à sa moyenne annuelle de dix ans (4,3) , la plupart des incidents survenant sur les îles de Maui ( 7 ) et Hawaï ( 4 ) . 1 attaque a été signalée à Kauai et Oahu. L’attaque fatale à Maui était la première à Hawaii depuis 2004. Les totaux supérieurs à la moyenne des attaques à Hawaii au cours des deux dernières années sont le reflet de l’augmentation des interactions à Maui. En harmonie avec le thème commun de la grande variabilité, Hawaii a connu une attaque en 2008, et 7 en 2007, aussi les derniers totaux élevés ne signifient pas nécessairement une tendance à la hausse à long terme.

10 décès causés par des attaques non provoquées en 2013, en hausse par rapport au total des 7 en 2012 et au-dessus de la moyenne de 2003 à 2012 de dix ans de six décès par an. Ces décès ont été enregistrés en Australie ( 2 ) , la Réunion ( 2 ) , le Brésil ( 1 ) , Diego Garcia ( 1 ) , Hawaï ( 1 ) , la Jamaïque ( 1 ) , la Nouvelle-Zélande ( 1 ) , et l’Afrique du Sud ( 1 ) . Bien que supérieur à celui de ces dernières années , la tendance à long terme des taux de mortalité est en réduction constante au cours des 11 dernières années , reflet de l’évolution des pratiques de sécurité pour les plages et les traitements médicaux , et la sensibilisation du public d’éviter des situations potentiellement dangereuses . Le taux de mortalité aux États-Unis est nettement plus faible (2,1%) que dans le reste du monde ( 36 % ) , probablement le reflet de la plus grande sécurité et la capacité médicale dans les régions des États-Unis où les attaques de requins se produisent historiquement . Cela souligne la nécessité d’accroître les efforts visant à améliorer la sécurité de la plage, y compris la sensibilisation du public sur les risques de requins, avec des sauveteurs bien formés, et l’amélioration des soins médicaux d’urgence et les capacités médicales dans de nombreux endroits du monde.

Les surfeurs et les autres pratiquants de sports de glisse étaient le plus souvent (46% des cas) impliqués dans les incidents 2013. Les usagers de la mer les moins touchés inclus nageurs / pêche sous marine (31 %) et les plongeurs (14%). Les surfers ont été le groupe d’usagers les plus touchés au cours des dernières années, le résultat probable de la grande quantité de temps passé par les personnes engagées dans une activité de provocation (coups de pieds, éclaboussures avec les mains, et " wipeouts «) dans une zone fréquentée par les requins, la zone de surf. Si vous êtes attaqué par un requin, nous vous conseillons une réponse proactive. Frapper un requin sur le nez, idéalement avec un objet inanimé, incite généralement le requin à restreindre temporairement son attaque. Il faut essayer de sortir de l’eau à ce moment-là. Si cela n’est pas possible, des coups répétés sur le  museau peuvent offrir un répit temporaire, mais le résultat est susceptible de devenir de moins en moins efficace.

Plus d’informations sur la prévention : ici (http://www.flmnh.ufl.edu/fish/sharks/Attacks/relariskreduce.htm)

Les autres données en tableau :

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Données de ISAF (International Shark Attack File) entre 2004 et 2013

Les Émirats Arabes Unis et 8 pays arabes se réunissent pour la conservation des requins

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Les Emirats Arabes Unis et huit autres pays arabes ont signé un protocole d’accord (MoU ) à Dubaï pour l’amélioration de la conservation des requins migrateurs .

Cet engagement encouragera le développement d’un plan national concernant les requins migrateurs, avec une possibilité d’inscrire plus de requins sur la liste des espèces protégées.

Les Émirats arabes unis, les Comores, l’Égypte, la Jordanie, la Libye, la Mauritanie, le Soudan, la Syrie et le Yémen sont les premiers pays arabes à signer ce protocole d’entente, qui voit déjà la participation de 27 autres nations.

Ces pays se sont engagés à la conservation des sept espèces migratrices en particulier, dont le requin baleine, le grand requin blanc et le requin taupe commun.

" Parmi ces espèces, le requin baleine est déjà considéré comme une espèce protégée dans les Émirats arabes unis », a expliqué Ahmed Al Hashimi , directeur du département de la biodiversité du ministère au ministère de l’Environnement et de l’Eau ( MEE ) . " La signature du protocole d’entente signifie que nous allons porter plus d’attention aux espèces migratrices, dont certaines sont de passage dans nos eaux. "

Selon Al Hashemi, l’un des plus grands défis auquel doit faire face le requin en général est le phénomène qu’il décrit comme « prises accessoires » : «Le problème principal est les pêcheurs. Les requins finissent parfois en capture. Bien que certains pêcheurs sont bien conscients de cela et libèrent ces requins quand ils sont accidentellement capturés, d’autres pas. Les pêcheurs ne ciblent pas leur viande ».

Un autre défi est la pêche controversée de requins « le finning » : leurs ailerons sont coupés et les animaux sont rejetés dans l’eau, souvent en vie. "Cela va continuer à exister aussi longtemps que il y aura une demande pour les ailerons, explique Al Hashemi.

Afin de mieux protéger les requins migrateurs, les mesures possibles pourraient être la révision des quotas de pêche de requins, les restrictions sur le matériel utilisé, les restrictions sur les zones de pêche ou de saisons de pêche, a déclaré Rima Jabado, expert des pêches, Ministry of Environment and Water.

L’inclusion de plus de requins sur la liste des espèces protégées serait une autre option, dit-elle. " Il y a trois espèces migratrices dans nos eaux, et elles sont actuellement sur la liste des espèces protégées. "

La signature du protocole d’entente par neuf pays arabes est un événement historique, a déclaré Ralf Sonntag , Directeur de IFAW Allemagne . " Ces pays pensent sincèrement qu’ils peuvent aider pour sauvegarder ces espèces de requins, et c’est une chose très positive que ce sujet soit mis à ​​l’ordre du jour. "

Selon Sonntag , l’accord est d’une importance dans la région parce que les requins jouent un rôle central , tant pour l’écosystème que pour le domaine du tourisme . " Il y a une industrie de la plongée dans les Emirats Arabes Unis, et les requins sont des espèces populaires. Leur conservation est un grand avantage pour les Émirats arabes unis.

Toutefois, le commerce des requins est également très présent, dit-il. Cette semaine, plus de 65 hauts fonctionnaires des pays arabes participent à un atelier de formation sur la prévention des requins et le commerce d’autres espèces marines dans les Émirats arabes unis.

La formation est menée sous l’égide du ministère émirien de l’Environnement et de l’Eau, en collaboration avec IFAW. Il a été généreusement parrainé par IFAW et le PNUE / CMS (Secrétariat de la Convention sur la conservation des espèces migratrices d’animaux sauvages) avec un financement de la Commission européenne.

En Septembre, plusieurs espèces de requins et de raie manta vont être ajoutées à la liste des espèces protégées en conformité avec la convention qui a eu lieu au début de 2013 (CITES). Le requin océanique, le requin-taupe commun, trois types de requins marteau et les raies manta sont parmi les espèces qui recevront une attention supplémentaire.

Traduction : Sauvegarde des requins

Source

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L’Indonésie crée le plus grand sanctuaire du monde pour la raie manta

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Conservation International photo. (AFP/Shawn Heinrichs)

Conservation International photo. (AFP/Shawn Heinrichs)

 

L’Indonésie a officiellement créé vendredi le plus vaste sanctuaire du monde pour la raie manta, une réserve destinée à protéger ce fascinant, mais fragile animal, victime de la surpêche, et promouvoir l’écotourisme dans l’archipel.

La nouvelle législation assure une protection de la créature dans toutes les eaux côtières de l’Indonésie, le plus grand pays d’Asie du Sud-Est, autrefois paradis des pêcheurs de raies et de requins.

Le sanctuaire couvre près de 6 millions de mètres carrés autour du littoral indonésien composé de plus de 17 000 îles.

L’ONG de défense des animaux Conservation International a salué une décision «audacieuse».

Un récent rapport a montré qu’un seul spécimen de raie manta génère un million de dollars de revenus du tourisme de sa naissance à sa mort, alors qu’une raie tuée pour sa chair ne rapporte que de 40 à 500 $, rappelle l’organisation.

De nombreux touristes étrangers affluent chaque année en Indonésie pour pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux à la biodiversité parmi les plus riches au monde.

«L’Indonésie aujourd’hui est la deuxième destination touristique au monde pour la raie manta avec un chiffre d’affaires estimé à 15 millions de dollars», selon Agus Dermawan, un haut responsable du ministère des Affaires maritimes et de la Pêche.

Pourvues d’immenses nageoires en forme d’aile, les raies manta peuvent atteindre 7,5 mètres d’envergure.

Leur population locale décline vertigineusement à cause de la consommation des Chinois qui utilisent notamment leurs branchies dans la médecine traditionnelle.

L’Indonésie rejoint d’autres pays comme l’Équateur, les Philippines, la Nouvelle-Zélande et le Mexique qui ont déjà pris des mesures de conservation semblables.

Les deux espèces de raie manta (manta alfredi et manta birostris), dont les populations déclinent, sont inscrites sur la liste rouge des espèces vulnérables établie par l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Source, AFP, 21 février 2014

 

Dernières avancées relatives au projet « CAPREQUINS »

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Communiqué de presse

Saint-Denis île de la Réunion, le 19 février 2014

 

Engagé depuis le 15 janvier 2014, le projet « Cap Requins » est porté par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins. Il vise à expérimenter le recours à certaines techniques de capture et de marquage des requins en vue de l’évaluation scientifique de leur impact. Ce projet s’inscrit également dans le cadre de la réévaluation du risque « ciguatera ».

Soutenu par l’Etat, le conseil régional de La Réunion et la mairie de Saint-Paul, ce dispositif met en œuvre des techniques innovantes, telles que la « smart drumline » ou « palangre intelligente », afin de permettre la relâche systématique des captures accessoires (requins non dangereux, poissons…).

Ce projet participe à la mise en œuvre du dispositif réunionnais de réduction du risque requins, résultant d’une combinaison de différents projets en cours, faisant appel à des technologies innovantes et visant notamment à la sécurisation des activités nautiques.

Deux avancées récentes sont à relever dans le cadre de ce projet expérimental, d’une durée de 6 mois :

Comité scientifique

Afin de réaliser un suivi indépendant de la conduite de ce projet, il a été décidé de constituer un comité scientifique, garant de la méthodologie mise en œuvre et de son évaluation Ce conseil scientifique s’est réuni le 3 février 2014. Il est constitué de 5 scientifiques français, présentant des compétences reconnues dans les domaines de l’écologie halieutique, de l’écologie comportementale marine, de l’écologie récifale et de l’écologie marine.

Des experts scientifiques d’Afrique du Sud vont également contribuer aux travaux de ce conseil scientifique, la démarche s’insérant ainsi dans une coopération internationale bienvenue.

Lors de la première réunion du comité scientifique ont été examinés les critères d’évaluation du comité, qui sera appelé à suivre les différentes étapes du projet, en vue d’émettre un avis indépendant sur la méthode mise en œuvre dans le cadre de l’expérimentation, et sur ses résultats.

Embarquement d’observateurs

L’embarquement d’observateurs à bord des navires de pêche professionnelle mandatés pour intervenir dans le cadre du projet, dont le principe avait été acté lors de la présentation du projet auprès des membres du Comité Opérationnel de Réduction du Risque Requins (CO4R), a débuté dès le démarrage des opérations.

Ces embarquements vont se poursuivre, sur la base d’une liste élargie d’observateurs, prenant en compte les nombreuses candidatures en cours de recensement par le Comité régional des pêches maritimes. Ils devront être réalisés dans le strict respect des règles applicables en matière de sécurité à bord des navires professionnels.