L’Equateur saisit 200.000 ailerons de requin, 3 trafiquants arrêtés

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QUITO (AFP) – Le gouvernement équatorien a annoncé la saisie de quelque 200.000 ailerons de requin et l’arrestation de trois trafiquants à Manta (ouest), principal port de pêche du pays.

Le ministre de l’Intérieur Jose Serrano a annoncé la saisie sur Twitter, postant des photos de milliers de ces ailerons de couleur sombre, très prisés en Asie où ils sont utilisés dans la cuisine et dans la médecine traditionnelle.

Les autorités ont indiqué qu’au moins 300.000 requins avait été tués par les trafiquants, estimant qu’il s’agissait d’un des crimes les plus graves contre l’environnement dans le pays au cours des dernières années.

Les ailerons ont été saisis en plusieurs opérations dans la ville portuaire de Manta.

La loi équatorienne interdit la pêche au requin depuis 2007. La pêche aux ailerons, dite finning, est une pratique consistant à capturer des requins pour leur couper les ailerons avant de les rejeter mutilés à la mer où ils meurent.

© 2015 AFP

Après « l ‘arzent braguette », le comité des pêches invente « l’arzent rékin »

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Communiqué du Collectif des associations : Sauvegarde des Requins, Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Tendua, Requin Intégration,Vagues

Sur une belle affiche papier, façon appel du 18 juin, le comité régional des pêches fait lancer à quelques uns de ses obligés un magnifique appel à mobilisation (JIR, 6/05/15).

Aux armes citoyens, la patrie réunionnaise est en danger ! Il faut partir en guerre contre ces  diaboliques requins qui viennent jusques à nos canots, dévorer nos prises, nos appâts…..

On passera sur les contorsions du discours.

En 2012, dans un article de la Dépêche (8/08/12), les pêcheurs nous expliquaient que les réunionnais ne mangeaient pas de requin. L’article nous offrait même cette perle (http://www.ladepeche.fr/article/2012/08/08/1415354-les-reunionnais-ne-veulent-pas-du-mangeur-d-hommes-dans-leur-assiette.html) :

« Président du Comité des pêches de la Réunion, Jean-René Enilorac a été le premier à plaider pour la levée de l’interdiction de la vente du requin bouledogue, en vigueur depuis 2009. (…) M. Enilorac reconnaît que la chair du bouledogue n' »attire pas beaucoup les consommateurs » et que l’animal ne « vaut pas la peine d’être pêché sans subvention », en raison d’un prix très bas à 1 ou 2 euros le kilo. Il entend malgré tout « l’éliminer parce qu’il bouffe tous nos poissons sur nos lignes ». « On verra après, si les réunionnais veulent en manger ou pas », ajoute-t-il. »

Et on nous explique maintenant que ces requins – dont personne ne voulait de toute façon et dont la pêche n’était pas rentable – se sont mis à pulluler lorsque leur consommation a été interdite. La logique même, mon cher Watson…..

Il faut dire qu’entre-temps la pêche du requin est devenue une activité très rentable….à grand renfort de subventions. Les heureux élus choisis par le comité des pêches ont bénéficié d’une rente de 50 euros de l’heure pour pêcher pour leur propre compte. Il leur suffisait de larguer une bouée avec un hameçon appâté  pendant qu’ils pêchaient par ailleurs, comme d’habitude. Et si un requin mordait à l’hameçon, ils touchaient en sus un jackpot de 900 euros.

Une autre perle, ce témoignage d’un « proche du comité des pêches » suite à la capture de 5 requins tigres dans la seule journée du 19 avril (JIR, 22/04/15) :

« La priorité, c’est censé être le bouledogue. Mais les gars préfèrent pêcher du tigre. Ils savent à peu près où ils sont. Ils en prennent un ou deux de 400 kilos et ils se mettent 1000 à 1500 euros dans la poche en une seule nuit. S’ils devaient prendre des bouledogues, ça leur prendrait des semaines pour récolter autant d’argent ». Elle est pas belle la vie ?!

Quant au représentant de l’Etat Nicolas Le Bianic, il « reconnaît à demi-mot que le dispositif de financement n’est pas adapté ». Sans rire….

Faut-il rappeler aussi qu’en décembre 2014, si le programme de pêche CapRequin s’est arrêté brutalement, c’est tout simplement faute…..de subventions ?

Les 600 000 euros supplémentaires que l’on s’apprête à dépenser pour CapRequin 2 seront distribués à des pêcheurs qui deviendront là encore les obligés du comité des pêches, chargé de distribuer « l’arzent rékin ».

Pour satisfaire les exclus mécontents, on vient de doubler le nombre de pêcheurs habilités.

Le Quotidien du 21/04/15 nous rapporte aussi une « incitation sonnante et trébuchante : le paiement d’un forfait carburant qui s’ajoute au paiement au kilo des éventuelles prises. Une avancée significative puisque la possibilité de rentrer bredouille, sans aucun revenu, freine les ardeurs des professionnels pour participer à la réduction du risque requin » (sic).

Et il se dit maintenant que les conditions ont encore été améliorées : c’est près de 2000 euros qui peuvent être attribués pour une seule journée de pêche. Sans compter évidemment les prises « accessoires » conservées par les pêcheurs.

N’en jetez plus, la cour des pêcheurs est pleine (d’euros) !

On ne s’étonnera pas si certains bénéficiaires de « l’arzent rékin » sont prêts à jurer que les eaux réunionnaises sont infestées de requins, et que le requin était la nourriture de base des réunionnais avant que sa commercialisation ne soit interdite en 1999. Allez, encore une petite rallonge et on en trouvera prêts à jurer mordicus qu’ils ont été élevés au lait de requin.

On ne s’étonnera pas non plus que les signataires de cet appel soient les obligés du comité des pêches, les mêmes qui bénéficient des 600 000 euros  de « l’arzent rékin ».

Quelques exemples parmi d’autres, dans ce tissu de propagande :

  • ils prétendent que les requins « prolifèrent aux abords des côtes du littoral ouest ».

Les pêcheurs inféodés aux programmes ciguatera et CapRequin ont été incapables d’atteindre le quota fixé de requins bouledogues, malgré les centaines de milliers d’euros dépensés.

Des bouledogues diaboliques qui, selon eux, pullulent et bouffent tout sur leur passage ….sauf les appâts officiels.

Alors, soit l’invasion n’existe que dans leur tête, soit il faut faire appel à un exorciste.

  • ils affirment : « Au milieu des années 90 (…) Il nous arrivait à tous de pêcher du requin, toutes espèces confondues, car leur chair commercialisable était appréciée des réunionnais ».

Tout le contraire de leurs déclarations de 2012. Pire : ils se contredisent eux-mêmes en reconnaissant dans leur appel : « Depuis toujours, les poissons pélagiques, thons espadons, marlins ainsi que les poisssons de fond, vivaneaux et autres mérous, sont nos cibles car ils correspondent aux attentes de notre clientèle ».  Bizarre, vous ne trouvez pas ?

  • ils prétendent encore : «  (…) nous n’avons aucun intérêt à faire de la pêche aux requins

notre métier, la valeur marchande des pélagiques et des poissons de fond que nous voulons pouvoir de nouveau capturer est sans comparaison ».

L’intérêt financier a été largement exposé. Pour le reste, on comparera avec cet extrait du Quotidien du 27/07/13 à propos du lancement de la 2ème campagne de pêche ciguatera :

« Pour les pêcheurs, cette campagne financée par l’Etat est suffisamment lucrative pour songer à abandonner toute autre activité. « ça rapporte plus que de chasser l’espadon ou le thon » indique l’un d’eux ».

De l’art d’affirmer une chose et son contraire avec le même aplomb.

Bizarre, bizarre. Comme c’est bizarre……

Au final, la fameuse « gestion » du risque requins par le comité régional des pêches est devenue une sombre histoire de fric.

Alors nous demandons au dit comité de produire publiquement :

– la liste nominative des pêcheurs qu’il a habilités pour cette croisade anti-requins, 

– les conditions financières très avantageuses qu’il offre à ses heureux élus,

– ainsi que le budget détaillé de CapRequin 2.

@Sauvegarde des Requins

Maurice : Pêche au requin: les braconniers pris en chasse

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Source : http://www.lexpress.mu

Pêche au requin: les braconniers pris en chasse

Avec un prix qui varie entre Rs 400 et Rs 2 500 le bol (entre 10 et 60 euros), la soupe aux ailerons de requin reste un mets très prisé par les locaux comme les étrangers.

Avec un prix qui varie entre Rs 400 et Rs 2 500 le bol (entre 10 et 60 euros), la soupe aux ailerons de requin reste un mets très prisé par les locaux comme les étrangers.

Nos eaux territoriales sont le théâtre d’un vrai carnage. En effet, des cadavres de requins sont souvent retrouvés flottant sur l’eau. Des braconniers les tuent pour leurs ailerons. Le ministère de la Pêche a décidé de met sur pied un plan pour contrer ces pratiques illégales.

Le gouvernement et certaines ONG ont fait le même constat : il y a de moins en moins de requins dans nos eaux territoriales. La faute incomberait à des bateaux de pêche étrangers mais aussi à des pêcheurs locaux. «Il y a quinze jours, j’ai effectué une plongée à Saint-Brandon et je n’aicroisé qu’un requin», confie Olivier Tyack, président de la Mauritius Marine Conservation Society.

«Des pêcheurs sri lankais viennent tuer nos requins car il n’y en a plus chez eux.» En 2013, deux bateaux sri lankais ont été perquisitionnés par le gouvernement mauricien. Ces bateaux pêchaient des requins pour leurs ailerons à Saint-Brandon. Ces pratiques sont inquiétantes, soutient Olivier Tyack. Selon lui, les colonies de requins à l’île Plate et à l’île aux Serpents ont disparu. Des traces de harpons et d’hameçons sont visibles sur les coraux dans ces régions, dit-il.

Baisse considérable du nombre de requins

Du côté du ministère de la Pêche, une source affirme que les officiers tombent souvent sur des cadavres de requins, dépourvus de leurs ailerons dorsaux et latéraux. Même s’il n’y a aucune donnée sur le nombre de requins présents dans nos eaux, les autorités constatent une baisse considérable durant ces cinq dernières années, en se basant sur les récits des plongeurs et des ONG.

Il ressort que certains bateaux de pêche étrangers opèrent non seulement à Saint-Brandon, mais aussi près des côtes mauriciennes. De plus, certains pêcheurs locaux n’hésitent pas à tuer un requin, s’ils en croisent un, pour ses ailerons.

Cette activité est illégale indique une source dans les milieux des gardes-pêches. Les contrevenants risquent une amende ne dépassant pas Rs 100 000 si les gardes-pêches trouvent un requin ou des parties d’un requin sur leur bateau.

«La soupe aux ailerons de requin est très prisée à Maurice»

C’est pour cette raison que des cadavres de requins se retrouvent à l’eau, car transporter un requin équivaut à s’exposer à des amendes. Il est plus facile de transporter les ailerons en les cachant sous des poissons.

«Le problème, c’est la demande. La soupe aux ailerons de requin est très prisée à Maurice», affirme Olivier Tyack. Il y a au moins trois restaurants du pays qui offrent de la soupe aux ailerons. Le prix varie entre Rs 400 et Rs 2 500 le bol. Toutefois, ces restaurants assurent que les ailerons sont importés.

Pourtant, des pêcheurs de la capitale affirment que des ailerons sont découpés sur des requins dans nos eaux avant d’atterrir dans les assiettes à Maurice. Pour remédier à cette situation, Olivier Tyack estime que le gouvernement devrait interdire la vente de la soupe aux ailerons de requin. Une baisse de la demande à Maurice réduirait, selon lui, le braconnage par les pêcheurs locaux.

«Les requins sont amputés et jetés par-dessus bord»

Néanmoins, surveiller deux millions de km2 d’eau s’avère compliqué. Maurice ne possède pas les ressources nécessaires. C’est pour cela que le ministère travaille sur un dossier concernant le braconnage de requins. «La façon de faire des pêcheurs d’ailerons est mauvaise : les requins sont amputés et jetés par-dessus bord», explique une source du ministère de la Pêche.

Un expert ayant travaillé à la Food and Agriculture Organization se penche sur ce dossier. Une des options serait de récupérer les cadavres fraîchement jetés à la mer pour en extraire des produits dérivés tels que la protéine et le Carcharhinus toxine (une toxine utilisée en médecine).

En attendant la publication des recommandations de l’expert, le carnage continue.

Source : http://www.lexpress.mu

La pêche illégale de requins prend de l’ampleur

Un requin récif. Des pêcheurs locaux s’adonneraient à la pêche illégale car la soupe aux ailerons est un mets de choix dans de nombreux restaurants.

Un requin récif. Des pêcheurs locaux s’adonneraient à la pêche illégale car la soupe aux ailerons est un mets de choix dans de nombreux restaurants.

La population de requins à Maurice ne cesse de diminuer. Ce constat alarmant a été effectué par des plongeurs et des observateurs. Ils attribuent ce phénomène à la pêche illégale. Le ministère de la Pêche compte ouvrir une enquête.

La mer autour du Coin de Mire, le lagon de Trou-aux-Biches et Belle-Mare, entre autres, abritent des colonies composées de plusieurs centaines de requins : requins bouledogues, récifs, à pointe blanche et à pointe noire.

Or, depuis le début de l’année, des habitués de la mer affirment qu’ils n’aperçoivent presque plus de requins dans les lagons mauriciens. Les plongeurs professionnels et les gardes-côtes confirment que le nombre de squales diminue. Ils expliquent que la pêche au requin prend de l’ampleur. Or, en dehors de la saison de la pêche à la senne, cette activité est illégale

Des pêcheurs locaux s’y adonnent cependant, confie un plongeur qui a souhaité garder l’anonymat. Il explique qu’un requin rapporte beaucoup, la soupe aux ailerons étant notamment un mets de choix dans de nombreux restaurants.

Selon nos renseignements, ce serait dans l’Est de l’île que cette activité serait plus répandue. Les pêcheurs prennent la mer aux petites heures du matin ou à la tombée de la nuit et, pour noyer les soupçons et éviter dénonciations et poursuites, affirment qu’ils ont trouvé un requin déjà mort.

Les soupçons de la National Coast Guard se portent aussi sur des bateaux de pêche asiatiques. Un officier des gardes-côtes confie que souvent, certains de ces bateaux sont repérés près du lagon la nuit. Mais le temps que les gardes-côtes arrivent sur place, ils ont déjà pris le large.

L’absence d’un prédateur dans le lagon déséquilibre la chaîne alimentaire et les répercussions se feront sentir si cela persiste. Mis au parfum, le ministre de la Pêche Prem Koonjoo affirme qu’une enquête sera ouverte. «C’est illégal ce qui se passe dans nos lagons. Nous allons augmenter les patrouilles et demander l’aide de la National Coast Guard», souligne le ministre.

Mayotte : interdiction de la commercialisation de certaines espèces de requin

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Interdiction de la commercialisation de certaines espèces de requin à Mayotte

Le préfet de Mayotte a signé un arrêté interdisant la commercialisation de certaines espèces de requins qui présentent un risque sanitaire.

En effet, ce risque est identifié depuis la fin des années 1990 à Madagascar où des cas d’intoxication liée à la consommation de requin tigre et bouledogue ont été rapportés en novembre 2013 et février 2014. La proximité de la grande île impose de prendre des mesures locales de protection des consommateurs. Certaines espèces sont en effet susceptibles de circuler entre les deux îles ou d’être importées. A ce jour, les déclarations de capture des professionnels ne font pas état de pêche de requins.

En janvier 2015, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a actualisé son avis, publié en août 2014, sur la contamination des requins par des ciguatoxines.

L’arrêté signé le 23 avril 2015 est publié au registre des actes administratifs de la préfecture de Mayotte et sur le site Internet de la direction de la mer Sud océan Indien depuis le 24 avril.

Arrêté :

AP_2015_09-UTM_-_relatif_a_la_commercialisation_de_certaines_especes_de_requins_a_Mayotte_cle0e32fb

Mayotte Sauvegarde des Requins

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Ne nous taisons plus !

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Île de la Réunion
La « crise requin » expliquée en BD

Originally posted on La bave du Krapo:

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Merci à tous d’avoir suivi cette publication.

J’espère que les surfeurs comprendront que je ne les mets pas tous dans le même sac. J’ai d’ailleurs essayé (sans succès), d’entrer en contact avec l’un deux pour en parler dans la fin de ma BD. Ce gars là a été victime d’une attaque de requin, il a perdu une jambe, mais est devenu un de leur plus ardent défenseur. Comme quoi.

En tout cas, j’ai essayé de faire ma part du colibri, en vous proposant une manière ludique et simple de comprendre les enjeux écologiques de cette crise. Je vous laissez vérifier par vous-mêmes l’exactitude de ce que j’avance si vous avez des doutes.

Maintenant c’est à vous de jouer !

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Huit initiatives pour accélérer et étendre la mise en œuvre du plan de réduction du risque requin à La Réunion

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Le vendredi 24 avril 2015, communiqué de presse

Face à la situation de crise que traverse La Réunion et consciente de l’urgence d’une réponse déterminée, la ministre des Outre-mer, George PAU-LANGEVIN, a annoncé, vendredi, huit initiatives destinées à accélérer et à étendre la mise en œuvre du plan de réduction du risque requins qui, depuis juillet 2013, implique l’État – quatre ministères (1), les collectivités locales, les associations et les professionnels de la mer.

A l’issue d’une réunion à Saint-Paul avec les différents acteurs et partenaires locaux de la politique de réduction du risque requin, la ministre a d’abord indiqué que le budget consacré aux actions financées par l’État dans le cadre du plan requin sera porté de 650 000 € à 1 million d’euros, soit 6 millions d’euros sur la période 2015-2020.

La ministre a ensuite détaillé les huit initiatives qui seront mises en œuvre avec ces moyens supplémentaires :

1) Un effort accru pour sécuriser des sites de baignade et d’activités nautiques

Aux côtés de la Région, qui a annoncé son intention de mobiliser des fonds européens, l’État accompagnera financièrement les communes dans leurs investissements comme les « vigies requin renforcées », les filets de protection, voire d’autres techniques si leur efficacité est démontrée. L’objectif est de mettre en place au plus vite, et en tout état de cause dès cette année, un site sécurisé à Saint-Paul, et d’accélérer la réalisation des projets de Saint-Pierre, de Saint-Leu et de Trois-Bassins.

2) Une augmentation maîtrisée des prélèvements des requins tigre et bouledogue

L’État s’engage à augmREKPRELEVEBON-6103c-d1b06-2-782c8enter de 50 % les sorties en mer dans le cadre de « Cap Requins », programme ciblé de pêche de requins tigre et bouledogue réalisée par des professionnels. Cette pêche sera autorisée par le préfet à l’intérieur de la Réserve naturelle marine. Elle ne correspond cependant en aucun cas à une éradication qui est irréaliste et contraire aux engagements de la France en faveur de la biodiversité.

3) La recherche de solutions durables pour commercialiser les requins pêchés

L’augmentation des prélèvements de requins tigre et bouledogue permettra de multiplier les analyses afin que l’ANSES puisse disposer des éléments nécessaires pour conclure au plus vite sur la possibilité de consommation humaine de la chair de requin. Pour l’heure, l’interdiction de la consommation humaine doit demeurer jusqu’à ce que le risque sanitaire soit levé.

4) La préservation des équilibres fragiles au sein de la Réserve Marine

La Réserve naturelle marine, qui répond à trente années d’alertes sur la dégradation du milieu récifal de La Réunion, ne sera en aucun cas remise en cause. Des programmes de pêche sélective et encadrée de « Cap requins » seront étendus au sein de la Réserve naturelle marine, mais l’État demeurera ferme sur les conditions d’exercice de la pêche de plaisance sous-marine qui ne sera pas étendue.

5) L’intensification des efforts de connaissance scientifique

L’État augmentera son soutien aux programmes de connaissance et d’expertise scientifique, notamment pour étendre le réseau de stations d’écoute et mieux suivre les mouvements de squales et pour mieux évaluer les stocks de requins aux abords de La Réunion.

6) Un soutien renforcé aux associations de prévention

Un soutien financier accru sera apporté aux associations dont les initiatives participent à la réponse globale en matière de prévention et de réduction des risques comme, à titre d’exemple, le dispositif des « missions de surveillance et de prévention » porté par l’association Prévention Requin Réunion, ou encore l’action de la fondation Surfrider, sur la qualité de l’eau et des plages.

7) L’accélération de la mise en place du centre de ressources et d’appui

Ce centre de ressources et d’appui, dont la vocation sera de coordonner la politique de réduction du risque requin, de communiquer en direction du public et d’assurer la gestion de crise, devra être opérationnel dès cette année. Des synergies entre cette structure et la Réserve naturelle marine seront recherchées afin de favoriser une approche globale.

8) La relance du tourisme à la Réunion

La demande d’appui des professionnels réunionnais du tourisme a été prise en compte. La prochaine réunion du conseil de promotion du Tourisme consacré aux outre-mer, que je co-présiderai en juin prochain avec Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du développement international, comportera des mesures visant à assurer une promotion renforcée de la destination.

(1) le ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie ; le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ; le ministère de la Ville, de la jeunesse et des sports ; le ministère des Outre-mer.

Dénoncer le comportement du Président de la Fédération Française de Surf

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peche-requin-tigreLundi 20 Mars 2015. L’île de la Réunion a à nouveau fait la une de l’actualité avec un accident mortel impliquant un requin bouledogue. Le président de la Fédération française de surf (FFS) exhorte à la pêche aux requins autour de l’île parce qu’ « il est temps de reprendre le territoire ».

Plusieurs marques sponsorisent la FFS : Isuzu, Roxy, Quicksilver, Oxbow, O’Neill, Billabong, Adrenaline, RMC, Rip Curl.

Nous vous invitons donc à leur écrire afin que cesse cette mascarade. Voici un exemple de courrier à envoyer aux adresses suivantes :

A :

susumu.hosoi@comf2.isuzu.co.jp; sandrine.trupiano@isuzu.fr; info@isuzu.co.jp; info@isuzu.es; dlt@oxbow.fr; aachour@actus.fr; chaury@actus.fr; contact@oxbow.fr; billabong@billabong.tm.fr; adrenaline@lequipe.fr; contact@lequipe.fr; courrierdeslecteurs@lequipe.fr; abougouin@amaurymedias.fr; christine.goguet@amaury.com; aweill@nextradiotv.fr; flanoux@nextradiotv.fr; fpesenti@rmcsport.frmichael.daly@ripcurl.com; service_center@ripcurl.com; welcome@ripcurl-europe.com; dlt@oxbow.fr; aachour@actus.fr; chaury@actus.fr; contact@oxbow.fr;  pierre.agnes@quiksilver-europe.com; info@oneill.com;  billabong@billabong.tm.fr

Titre du mail : « Je souhaiterais vous parler de préservation de la biodiversité »

« Madame, Monsieur,

Je suis sincèrement écœuré de voir que Mr Jean-Luc Arassus, président de la fédération française de surf, récupère la mort d’un enfant pour faire parler de lui et inviter à l’éradication des requins du sud de l’océan Indien.

Cf. : http://www.ipreunion.com/requins/reportage/2015/04/18/le-president-de-la-federation-francaise-de-surf-est-passe-a-l-action-un-requin-tigre-de-400-kilos-peche-ce-samedi,30331.html

http://www.linfo.re/la-reunion/societe/667443-je-ne-tolere-pas-qu-on-dise-que-elio-a-ete-imprudent

Je vous rappelle que votre marque soutient la fédération française de surf et que vous êtes donc associés à la destruction des squales que les chercheurs de l’IRD n’ont pas même fini d’étudier.

La fédération de surf a une branche appelée écosurf qui invite à mieux se comporter pour protéger l’environnement océanique. D’un autre côté, son président invite à une destruction massive d’un de ses prédateurs et distribue la viande de requins alors que sa vente est interdite pour des raisons sanitaires, au risque de mettre la vie des consommateurs en danger.

J’ai le regret de vous informer que votre marque, associée à cette destruction, sera bannie de mes achats, de même que je ne vous écouterai, ne vous lirai ou ne vous regarderai (RMC, Adrenaline). Vous pouvez également compter sur moi pour vous faire la publicité que vous méritez.

Cordialement

Nom, prénom »

L’événement est organisé par les ONG Promar SOS Fauna marina (Espagne),Sauvegarde des Requins (France), Sibylline Océans (France).

Une pêche de requin honteuse