Les aimants : des pièges pour les requins bleus ?

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Les aimants : des pièges pour les requins bleus ?
Jeudi, 22 octobre 2015

Dans un souci de préservation des requins peau bleue, une espèce aujourd’hui presque menacée d’extinction, des chercheurs de l’Institut méditerranéen d’océanographie (MIO/PYTHÉAS, CNRS / AMU / IRD / UTLN) et de l’Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre (IRPHE, AMU / CNRS / École centrale Marseille) se sont intéressés à l’utilisation d’aimants pour limiter leur prise au cours de la pêche à la palangre. Hélas ! Il s’avère que ces aimants attirent les requins peau bleue plutôt qu’ils ne les repoussent.

Requin peau bleue capturé par la palangre de surface en Atlantique Nord-Est. © Sébastien Biton Porsmoguer

Fortement exploité depuis plusieurs années par rapport à son abondance dans l’Atlantique Nord, le requin peau bleue (Prionace glauca) est une espèce presque menacée d’extinction (statut IUCN 2013). Il constitue en effet l’une des principales prises de la pêche à la palangre(1) que mènent les armateurs espagnols et portugais dans l’Atlantique Nord, même lorsqu’il n’est pas l’espèce ciblée par les pêcheurs qui préféreraient trouver sur leurs hameçons, pour des raisons de rentabilité, des espadons ou des thons.

Les requins sont dotés d’un organe électro-sensoriel appelé ampoules de Lorenzini, constitué d’un système complexe de capteurs reliés à des récepteurs positionnés autour de leur museau et de leur tête et capables de détecter les ondes électromagnétiques. Du fait que tout être vivant émet un faible champ magnétique, les requins peuvent ainsi localiser leurs proies.

Des chercheurs ayant remarqué de manière fortuite en laboratoire que leur requin cherchait à fuir un aimant placé près de lui, des tests ont été réalisés avec différentes espèces de requins. Il s’avère que ce comportement vis-à-vis des aimants n’est pas le même pour toutes les espèces. Qu’en est-il pour le requin peau bleue ? Ce requin ne pouvant vivre en captivité, son comportement n’a jamais été testé. Se pourrait-il que les aimants fassent fuir ces requins et puissent ainsi être utilisés dans la pêche à la palangre pour en limiter la prise ?

Position de l´aimant sur l´hameçon. © Christophe Almarcha

C’est à cette question que des chercheurs du MIO et de l’IRPHE ont cherché à répondre en testant pendant 3 jours, dans des conditions réelles de pêche à la palangre, l’effet de deux modèles d’aimants en néodyme, à haute résistance dans le temps et à puissance magnétique élevée, mais de taille différente. Un hameçon sur deux a été équipé d’un aimant. La palangre a été divisée en trois zones qui ont été plongées dans l’eau successivement, de manière à pouvoir étudier trois durées d’immersion.

Ces tests ont permis de montrer que, quelle que soit la durée d’immersion des hameçons, les captures de requins peau bleue étaient plus élevées au niveau des hameçons munis d’aimants qu’au niveau des hameçons sans aimant, et d’autant plus élevées que l’aimant utilisé était plus grand et donc plus puissant. Ainsi, les aimants auraient un effet attractif sur les requins peau bleue et leur utilisation dans la pêche à la palangre ne pourrait que les piéger !
En outre, les mesures physiques réalisées durant cette étude ont révélé un aspect pratique important à prendre en compte : à leur sortie de l´usine de fabrication, les hameçons sont déjà légèrement aimantés et pourraient donc attirer le requin peau bleue, même en l’absence d’aimant !

Note(s): 
  1. La palangre de surface est une ligne-mère de 50-90 km de long sur laquelle sont fixées des lignes dotées à leur extrémité d´un hameçon et d´un appât, qui est plongée dans l’eau à une profondeur de 20 m environ.
Source(s): 

Hooks equipped with magnets can increase catches of blue shark (Prionace glauca) by longline fishery S. Biton Porsmoguer, D. Banaru, C. F. Boudouresque, I. Dekeyser, C. Almarcha, Fisheries Research, 172 (2015) 345–351

CAP REQUINS VIOLE LA REGLEMENTATION EUROPEENNE

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Le 15 octobre 2015, Île de la Réunion

Pour la première fois depuis le début de la »crise requin », un grand requin blanc a été pris à la Réunion. Cette prise exceptionnelle a été réalisée en baie de St Paul, zone la plus pêchée mais aussi la plus appâtée au monde depuis deux ans sous prétexte de sécurisation.

Le requin blanc est classé vulnérable par l’UICN et inscrit en annexes II de la CITES et protégé par la convention de Bonn.

Sur décision unique du CRPMEM, sans aucune consultation scientifique, sous un motif de sécurité public, qui n’entre pas dans les attributions juridiques du CRPEM, et en violation même des prétendus objectifs du programme, l’animal a été tué.

Or le Règlement européen 2015/104 du 19 janvier 2015, que le CRPMEM ne peut ignorer, est clair : il y a « obligation de remettre immédiatement à la mer les captures accidentelles de requins », et « il est interdit de pêcher le grand requin blanc dans toutes les eaux ». De fait, CAP REQUINS 2 qui est financé par la Région, l’État et certaines communes, se moque ouvertement du règlement européen.

Nos associations n’ont pas manqué de signaler la dangerosité de ce programme d’appâtage qu’est CAP REQUINS qui attire des requins sur la côte Ouest de la Réunion.
Il s’agit maintenant de prévenir les autorités que, par ce programme, la France ne respecte pas la réglementation européenne .
On comprend mieux le manque de transparence de CAP REQUINS sur les prises accessoires : encore des espèces interdites à la pêche par le règlement européen qui, en matière d’environnement, n’en déplaise au CRPMEM, s’applique à la Réunion.

Nous demandons que ce programme de pêche, sans protocole, ni conseil scientifiques, sans observateurs assermentés, qui ne respecte pas la législation européenne, cesse dans les plus brefs délais.

Nous demandons aussi que Monsieur le Préfet, qui avait promis de la transparence,  nous explique comment le CRPEM peut se substituer à l’État pour imposer sa juteuse conception de la sécurité en violant de plus, les textes européens.

CAP REQUINS accroît la présence des squales dans les eaux réunionnaises, prétend sécuriser les eaux littorales tout en déniant sa responsabilité qu’il préfère laisser aux autres acteurs comme les maires des communes concernées par le programme, bafoue la réglementation de l’UE, entraînant dans son infraction l’État et les autorités régionales.

Pour rappel : La pêche du Grand Requin Blanc est interdite en Afrique du Sud, en Australie et dans les eaux européennes

Communiqué du Collectif des associations : Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Tendua, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Vagues

Capture écran @ Sauvegarde des Requins

21 espèces de requins rejoignent les 8 autres espèces déjà inscrites aux annexes de la CMS

16ème conférence des parties : Convention sur le commerce international des espèces menacées

Communiqué CAPREQUINS 2

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Communiqué CAPREQUINS 2

25 septembre 2015 -Le CRPMEM et ses partenaires – Ligue réunionnaise de surf, Prévention Requin Réunion, Shark Citizen, Squal’idées et Surfrider Foundation

Lancé en juin 2015, le programme Cap Requins 2 vient cette semaine d’achever son déploiement progressif et précautionneux sur tout le littoral avec l’installation des premières palangres verticales avec alerte de capture sur la commune de Trois-Bassins.

Après la technique de la palangre horizontale de fond, dont les opérations se sont succédées de commune en commune en fonction des fenêtres météorologiques, les palangres verticales avec alerte de capture (autrefois dénommées « smart drumlines ») ont été déployées successivement en Baie de SaintPaul, à Saint-Gilles, à l’Etang-Salé, à Saint-Pierre et maintenant à Trois-Bassins. Le programme est ainsi pleinement opérationnel sur tout le littoral.

Les positions des dispositifs de pêche déployés dans le cadre de ce programme sont renseignées en temps réel sur une carte dont le lien internet a été transmis aux services de sauvetage et de secours (CROSS Réunion) ainsi qu’aux usagers de la mer (maîtres-nageurs sauveteurs, ligue réunionnaise de surf, clubs de plongée, médiateurs de surveillance et de prévention, …).

Malgré de mauvaises conditions hivernales avec la succession de plusieurs fronts froids tardifs et la présence sur zone de forts vents de Sud et de fortes houles australes, le programme Cap Requins 2 a réussi à cumuler un total de 4152 heures de pêche depuis son lancement.

L’environnement océanographique global, caractérisé par un épisode « El Niño » observé en 2015 à l’échelle du bassin maritime du Sud-Ouest de l’océan Indien, semble avoir influé sur la moindre concentration des animaux marins dans la couche supérieure de l’océan et ainsi diminué leur niveau de capturabilité. Ce même phénomène peut aussi expliquer les moindres observations de baleines aux abords de La Réunion et les faibles captures de la pêche artisanale côtière sur les espèces de poissons de fond sur les mois de juillet et d’août 2015.

Les captures réalisées depuis le 28 juillet 2015 sont les suivantes :

– 6 requins bouledogue (trois mâles, trois femelles), entre 2,50 et plus de 3 mètres de longueur, qui ont tous été prélevés pour alimenter le programme Valorequins ;

– 6 requins tigre (un mâle, cinq femelles), entre 2 et presque 4 mètres de longueur, dont 5 ont été

prélevés pour alimenter le programme Valorequins (parmi lesquels deux animaux retrouvés très

affaiblis) ; un requin tigre de moins de 2,50 mètres a été relâché après marquage externe ;

– 3 raies pastenague, relâchées vivantes ;

– 1 raie aigle, relâchée vivante ;

– 1 carangue gros-tête, relâchée vivante après marquage externe ;

– 1 barracuda de 1,30 mètres, relâché vivant après marquage externe ;

– 1 requin nourrice fauve femelle, relâché vivant après marquage externe ;

– 1 grande raie guitare, relâchée vivante après marquage externe ;

– 1 requin marteau halicorne femelle de 3,15 mètres, retrouvé mort étouffé sur la ligne de pêche

malgré une intervention des pêcheurs moins d’une heure après la capture ;

– 2 requins marteaux halicorne femelles de 3,50 et 3,60 mètres, relâchés vivants après marquage

externe.

Les partenaires de Caprequins 2 invitent tous les usagers de la mer (pêcheurs, plongeurs, apnéistes…) à leur faire part d’éventuelles observations ou captures d’animaux portant une marque externe de type « spaghetti » utilisée dans le cadre de ce programme, sur lesquelles figurent un identifiant et le numéro de téléphone du CRPMEM.

Toutes techniques de pêche confondues, le taux global de survie des captures à l’intervention sur les dispositifs du programme Caprequins 2 s’élève ainsi à 93%. Parallèlement à la poursuite des opérations de pêche ciblée sur les communes engagées, le CRPMEM et ses partenaires vont dans les prochaines semaines réaliser le déploiement d’un réseau de stations d’écoute acoustique sur tout le pourtour du littoral réunionnais aux fins de suivi de la dynamique des requins « marqués » pour mieux comprendre leurs comportements et assurer la prévention des usagers. Un premier rapport d’étape a été commandé pour le mois de novembre 2015 par les financeurs du programme, dont la prochaine réunion de pilotage verra le comité d’évaluation scientifique, en cours de constitution, de Caprequins 2 être installé et ses termes de référence définis. ****** Le CRPMEM et ses partenaires – Ligue réunionnaise de surf, Prévention Requin Réunion, Shark Citizen, Squal’idées et Surfrider Foundation – renouvellent leur message de prudence et de respect des interdictions d’activité aux usagers de la mer.

Indonésie : 3000 nageoires de requins saisies

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Credit photo : AFP

Credit phot : AFP

AFP- Environ 3000 nageoires de requins qui devaient quitter illégalement l’Indonésie pour être revendues à Hong Kong ont été saisies par les autorités de l’archipel, a indiqué mercredi un responsable.

Ces nageoires de requin océanique, une espèce protégée en Indonésie et interdite à l’exportation, ont été saisies la semaine dernière à l’aéroport international Soekarno-Hatta près de Jakarta, a déclaré à l’AFP le chef de l’agence nationale d’inspection des poissons, Rusnanto, qui n’a qu’un patronyme comme nombre d’Indonésiens.

«La saisie est estimée à un milliard de roupies (64’000 euros) ici, mais à Hong Kong ces nageoires auraient pu être revendues pour plusieurs fois ce montant à des gens riches qui apprécient leur valeur nutritive et les considèrent comme de fins mets», a-t-il ajouté.

Hong Kong est l’un des plus grands marchés au monde pour les ailerons de requins, qui sont souvent servis sous forme de soupe à des banquets chinois très onéreux.

Les requins ont été pêchés dans les eaux autour de la grande île de Java, et la société qui souhaitait les exporter fait l’objet d’une enquête, selon le responsable.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a depuis longtemps tiré la sonnette d’alarme sur la pêche au requin en Indonésie, dont la population ne cesse de décliner dans ce pays d’Asie du Sud-Est aux 17 000 îles et îlots.

Agence France Presse

This photo taken on October 5, 2015 shows Indonesian customs and quarantine officers inspecting some 3,000 pieces of sharks fin seized at the Soekarno-Hatta airport in the Tangerang district suburb of Jakarta, intended for shipment to Hong Kong. Indonesian authorities haved seized about 3,000 fins from a threatened shark species that were destined to be flown to Hong Kong, an official said on October 7. The fins from the "carcharhinus longimanus" species, weighing 600 kilogrammes and packed into 24 boxes, were confiscated along with fins from other shark species last week, the national fish quarantine agency chief told AFP.       AFP PHOTO / BIMA SAKTI

This photo taken on October 5, 2015 shows Indonesian customs and quarantine officers inspecting some 3,000 pieces of sharks fin seized at the Soekarno-Hatta airport in the Tangerang district suburb of Jakarta, intended for shipment to Hong Kong. Indonesian authorities haved seized about 3,000 fins from a threatened shark species that were destined to be flown to Hong Kong, an official said on October 7. The fins from the « carcharhinus longimanus » species, weighing 600 kilogrammes and packed into 24 boxes, were confiscated along with fins from other shark species last week, the national fish quarantine agency chief told AFP. AFP PHOTO / BIMA SAKTI

J’accuse…

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J’accuse…

Île de la Réunion, le 30 septembre 2015

J’ACCUSE ou questions à Monsieur le Préfet

Des  apnéistes qui fréquentent intensément le Cap La Houssaye depuis des années y ont filmé pour la première fois un requin bouledogue.

La carte des prélèvements 2014  fournie par la préfecture montre que cet endroit est exactement au centre de la zone qui a été le plus appâtée et pêchée au monde sous prétexte de sécurisation.

La carte 2015 montre qu’avec Cap Requin 2, cette pêche a été intensifiée et  rapprochée du bord.

Dès le lancement de Cap requin2, deux  tragiques accidents se sont produits, juste à côté des emplacements  appâtés.

Les apnéistes viennent d’observer un bouledogue où il n’en avait jamais vu, au centre exact  de la zone où on pêche le requin depuis plus d’un an !!

La conclusion est que plus on pêche et appâte, plus on voit de requins !

Ce requin qui n’a pas été pris  a été attiré à la côte par les appâts des drumlines et palangres de fond , qui ont multiplié par VINGT CINQ la quantité d’appâts utilisés par ligne !!!.

Avec l’extension du programme Cap requin 2, c’est par PLUSIEURS CENTAINES  que la quantité totale d’appât a été multipliée près des côtes réunionnaises !!

Il est très dangereux d’appâter les requins près des côtes et personne de sensé ne croit honnêtement que l’on puisse sécuriser l’Océan immense qui entoure notre ile minuscule avec quelques pêches.

Victimes de la majorité des accidents, les surfers sont aussi les premières victimes  de ces programmes mensongers qui les mettent davantage en danger.

J’ACCUSE le programme Cap requin 2, qui n’a reçu aucune validation scientifique de mettre en danger les baigneurs et surfers et de ne servir qu’à apporter une rente de centaine des milliers d’euros au comité des pêches, et une carrière inespérée à quelques fonctionnaires.

Monsieur le Préfet,si vous croyez vraiment à leur efficacité,  vous voudrez bien nous expliquer comment ces pêches peuvent sécuriser un milieu ouvert où les requins circulent , et t  à quelles conditions vous considèrerez que ces pêches ont rendu l’Océan suffisamment sur pour que vous y autorisiez la baignade et le surf .

Votre silence serait, Monsieur le Préfet, la plus éloquente des réponses.

Jean Bernard Galvès

Porte-parole du collectif des associations Aspas , fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Tendua ,Vagues,

Prélèvements 2015

Prélèvements 2015

Prélèvements 2014

Prélèvements 2014

Communiqué

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Communiqué
Île de la Réunion, 24 août– Un requin blanc aurait été observé ces derniers jours à La Réunion .
Cette magnifique rencontre d’un grand requin qui aime les eaux froides n’étonne que ceux qui confondent Océan Indien et piscine chlorée .
L’Océan qui entoure notre île  est immense, sauvage,indomptable : depuis toujours ,les animaux qui l’habitent le sillonnent en tous sens.
L’Océan est un milieu ouvert : à la Réunion,  on n’observera jamais un lion sauvage dans son jardin , mais on a,juste devant la plage,  fait des rencontres aussi étonnantes qu’un requin blanc,une baleine bleue ou un éléphant de mer .
On rencontrera encore plus facilement des espèces tropicales: comme un requin tigre ou bouledogue venu de Madagascar , d’Afrique ou des Seychelles remplacer ceux qui auront été pêchés
.
A moins de vider l’Océan, les requins circuleront toujours
Cette rencontre rare avec un requin blanc rappelle donc surtout que les juteux programmes de pêche Cap Requin et Valo Requin et autres pêches étatisées ne seront jamais des programmes de sécurisation.
Au contraire, en attirant , par les appâts et les prises accessoires , les requins près des plages,  ils augmentent le risque pour les baigneurs et surfers.
Ces programme dangereux et fantaisistes n’ont reçu aucun soutien ou validation scientifique .Ils ne servent que des intérêts financiers particuliers et la carrière de certains fonctionnaires recyclés .
L’Etat et les collectivités en ont pourtant bien conscience : si la pêche apportait la moindre sécurisation, pourquoi installer des filets, des vigies , des répulsifs à coups de millions d’Euros  ?
Et pourquoi pêcher puisqu’on installe de coûteux filets de protection réputés infranchissables devant les plages ?il y a là une énorme contradiction qui fait honte à La France et honte à la Réunion : sans rien apporter à la sécurité collective , on détruit à grands frais une vie sauvage et libre,  pour le seul bénéfice matériel de quelques uns .
Jean Bernard Galves
Porte parole  du collectif des associations Sea Shepherd  Aspas, Sauvegarde des Requins, Vague, Tendua , Longitude 181, fondation Brigitte Bardot, Requin Integration