Communiqué de presse du Collectif d’associations environnementalistes

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Communiqué de presse du Collectif d’associations environnementalistes

Île de la Réunion, 29/08/2016 : Un tragique accident vient une fois de plus de se produire dans la zone minuscule  la plus intensément appâtée et pêchée au monde, où des dizaines et des dizaines de requins ont été systématiquement tués dans un prétendu programme de sécurisation.

Pour justifier de cette pêche, on nous donne sans cesse l’exemple de l’Afrique du Sud qui n’aurait pas d’accident grâce au drumlines et filets maillants et on nous dit qu’il faut tuer et tuer encore du requin.

Qu’on nous explique alors comment le Kwazulu Natal Shark Board parviendrait à sécuriser 450 kms de côte en tuant moins de 10 requins bouledogues en moyenne par an sur ces 450 Kms et en relâchant systématiquement tout requin pris vivant , quelque soit sa taille et son espèce et en voulant à terme ne plus tuer du tout de requins ?

Pourtant le Comité des Pêches soulignait la coopération avec cet organisme pour le programme Cap requin et le logo du Natal Shark Board a figure sur de nombreux documents officiels de Cap requins.

Nous avons donc demandé la communication de documents relatifs à cette coopération avec le Natal Shark board . Malgré l’avis favorable de la Cada ceux ci ne nous ont jamais été fournis.
Et pour cause….. le Natal Shark Board nous a confirmé que le préfet avait effectué une simple visite et qu’aucune coopération officielle n’avait été établie.
Monsieur Jeremy Cliff,  l’ expert du Kwazulu Natal Shark board, nous a écrit ne pas se souvenir d’un échange de données , bien que son nom apparaisse en justification dans les comptes rendus de Cap requin.

Cette prétendue caution du Natal Shark Board au programme du Comité des Pêches ne repose que sur une cynique mise en scène: la venue tout frais payés de Monsieur Jeremy Cliff a la Réunion, qui s’est contenté de réponse polies et au conditionnel à ses hôtes bienveillants .

Cette manoeuvre a trompé l’Etat, les collectivités, les Réunionnais et contribué à la mise en place d’un programme dangereux.

Une telle manoeuvre pourrait probablement trouver une qualification juridique, mais le plus grave est l’énorme augmentation du risque requin  pour les surfers et baigneurs que fait courir ce programme insensé d’appâtage prés des plages    .

Où le Kwazulu Natal utilise une simple ligne avec un seul hameçon appâté d’un petit poisson maigre qui n’est pas remplacé avant 48 h qu’il ait été consommé ou pas ,on a appâté a tout va, utilisé des palangres de fond de trois kms de long porteuses chacune de 25 hameçons, chargés d’appâts gras de plus d’un kg. On n’a fait ainsi qu’attirer encore plus de requins dangereux vers les plages .

On a autorisé les pêcheurs a conserver les prises accessoires  et appauvri ainsi encore  plus le secteur des proies naturelles des requins ;

On a convaincu les surfers que cette pêche insensée allait assurer leur sécurité: comment s’étonner de la transgression de l’interdit après autant de pêche et la prise de » Fanny »?

Après deux ans de pêche intensive et irresponsable sur une zone minuscule, au lieu de sécuriser, on a attiré tellement de requins il suffit d’un trou dans un filet de protection pour qu’un accident dramatique se produise .

il faut maintenant travailler sur des systèmes barrières efficaces, communiquer sur le danger de l’Océan , milieu naturel ,  respecter et faire respecter les interdits   .

Et il faut immédiatement  arrêter cet appâtage insensé, criminel, mené sans contrôle ni caution ,dont l’impact et la responsabilité dans les accidents doivent être évalués par une commission extérieure .
Il faut aussi comprendre comment un programme aussi dangereux et irresponsable a pu  être mis en place et que les responsables éventuels s’en expliquent.

Collectif des associations :  Sauvegarde des Requins, Longitude 181, Sea Shepherd, Aspas ,Vague, Tendua, Fondation Brigitte Bardot, Requin Intégration

Les requins baleine et les requins marteau planeur au bord de l’extinction

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Les requins baleine et les requins marteau planeur au bord de l’extinction

Communiqué de presse de UICN, Union internationale pour la conservation de la nature-Traduction Sauvegarde des Requins

08 juillet 2016– De nouvelles évaluations de la Liste rouge de l’UICN révèlent que les pressions humaines croissantes sur les requins baleines, requins marteau planeur placent ces espèces à un risque croissant d’extinction. Ces 2 espèces sont maintenant répertoriées comme espèces menacées d’extinction.

« Il est alarmant de voir ces espèces emblématiques se rapprocher de l’extinction», dit Jane Smart, Directrice du Programme mondial sur les espèces de l’UICN. «Ces nouvelles évaluations de la Liste rouge de l’UICN soulignent combien il est urgent d’agir stratégiquement pour protéger cette incroyable diversité de la vie sur notre planète. Les océans et les forêts du monde ne feront que continuer de nous fournir des ressources de nourriture et d’autres si nous préservons leur capacité à le faire « .

Le nombre de requins baleines (Rhincodon typus), le plus grand poisson vivant dans le monde, a diminué de moitié au cours des 75 dernières années, ces requins continuent à être pêchés et tués par les hélices des navires.

Bien que les mesures de conservation en Inde, aux Philippines et à Taïwan ont mis un terme à  la pêche à grande échelle des requins baleines dans ces pays, ils continuent d’être pêchés dans d’autres endroits, y compris le sud de la Chine et Oman ; comme les requins baleines et thons sont souvent présents ensemble, ils sont fréquemment capturés par les pêcheurs ciblant le thon.

« Alors que le commerce international du requin baleine est réglementé par l’inscription de l’espèce sur la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES), davantage doit être fait au niveau national pour protéger les requins baleines », dit Simon Pierce, membre de la Commission de la sauvegarde des espèces  de l’UICN(CSE) de Shark Specialist Group (SSG), et co-fondateur de la Fondation « the Marine Megafauna Foundation ».

La pêche non réglementée est également est également responsable du déclin rapide du requin marteau planeur (Eusphyra de blochii), dont la morphologie le rend extrêmement vulnérables à l’enchevêtrement dans les filets de pêche. Cette espèce de requin-marteau est passée de « Quasi menacé » à « en danger » sur la Liste rouge de l’UICN.

Île de la Réunion : la pêche dans la réserve est suspendue

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Île de la Réunion : la pêche dans la réserve est suspendue

Communiqué des presse du 13/05/2016

Dans le cadre du programme Cap Requins 2, l’État autorisait la pêche d’un nombre illimité de requins tigres et bouledogues dans l’une des zones les plus protégées de la Réserve naturelle marine de la Réunion, jusqu’au 31 décembre 2016. Saisi par les associations ASPAS, Longitude 181, One Voice et Sea Shepherd, avec la participation de Sauvegarde des requins, Tendua, Vagues, Requin Integration et Fondation Brigitte Bardot.,le Tribunal administratif de Saint-Denis a suspendu cet arrêté et mis fin à cette pêche !

Le juge a considéré que les consultations nécessaires à l’adoption de cet arrêté n’avaient pas été correctement réalisées, ce qui fragilise le fondement scientifique de ces pêches.  En effet, le préfet  n’avait soumis sa décision à aucun conseil scientifique digne de ce nom, de sorte qu’aucun protocole n’encadrait méthodiquement cette pêche.

Une décision antiscientifique

À travers les médias, les scientifiques de la Réserve ont eu l’occasion d’exprimer leur opposition à cette pêche au milieu d’un espace naturel riche toujours en reconstruction et donc particulièrement fragile. De toute évidence, une telle pêche dans un espace protégé va à l’encontre des intérêts écologiques de la réserve qui a pour mission officielle la préservation optimale de toutes les espèces, tant les interrelations sont fortes entre faune piscicole et coraux constructeurs.

Le Comité des pêches est la structure chargée de mener le programme Cap Requins 2. Or ces spécialistes des techniques de pêche, qui ne sont pas des scientifiques, conçoivent le programme, le mettent en œuvre, et le contrôlent. Les conclusions qu’ils tirent de leurs propres analyses ne présentent aucune impartialité ni crédibilité scientifique. C’est pourtant sur la base de ces conclusions que le préfet avait autorisé la capture de requins au cœur d’un espace marin protégé, lui-même précieux pour l’économie et le tourisme.

Une pêche non sélective et des méthodes opaques

Rappelons que de nombreuses espèces de requins, espèces clés dans l’écosystème et les chaînes alimentaires des océans, sont considérées comme menacées par l’UICN. Les capturer sans plus d’étude quant à leur population, leurs mouvements et leurs comportements engendre nécessairement des conséquences néfastes pour l’ensemble de l’équilibre de l’océan, et plus particulièrement pour l’espace côtier réunionnais déjà bien fragilisé.

Les méthodes de pêches utilisées sont des palangres verticales (drum line) où sont accrochés des appâts qui n’attirent pas uniquement les espèces ciblées. Deux tiers des prises réalisées dans le cadre du programme seraient des prises accessoires. Difficile de savoir ce qu’il en est fait, étant donné qu’aucun observateur assermenté et indépendant n’est accepté sur les bateaux de pêche (les propres rapports du Conseil Technique du Comité des pêches avouent certaines difficultés à recueillir les informations). De nombreux animaux en font les frais, comme ce Grand requin blanc, espèce protégée, tué en octobre dernier, faute d’une véritable formation des acteurs du programme et de la présence de personnes compétentes indépendantes à bord.

Une pêche dangereuse, mais lucrative

Selon une logique totalement absurde, le préfet souhaite donc sécuriser les zones d’activités nautiques en attirant des requins près de ces zones ! Cette pêche présente le risque d’attirer des animaux dans un espace qu’ils n’auraient autrement peut-être pas occupé.

Loin de décroître, ce système où argent public et patrimoine naturel sont sacrifiés sur l’autel de l’obscurantisme vient d’être institutionnalisé au sein de l’ACRAR (Association pour le Centre de ressources et d’appui sur le risque requin), une nouvelle association qui, sur la base des anciennes méthodes, permet aux principaux maîtres d’œuvre de ce système absurde de se tailler une belle part du lion. Ceci explique sans doute cela…

Communiqué de presse du collectif d’associations environnementalistes

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Communiqué de presse du collectif d’associations environnementalistes
La Réunion, 14 avril 2016. Notre collectif vous informe que les associations ASPAS, Sea Shepherd, Longitude 181 ont déposé un recours pour excès de pouvoir et un référé en suspension  à propos de l’arrêté de pêche au requin dans la réserve. Cette action est soutenue par les associations : Sauvegarde des requins, Tendua , Vagues , Fondation Brigitte Bardot et Requin Intégration. L’association One Voice s’est jointe aux recours.
Il n’ a aucune justification à pêcher le requin dans la réserve , mais peut être une explication :
Quelques pêcheurs subventionnés de Cap Requin 2 sont autorisés à conserver tous les poissons commercialisables qu’ils attrapent. Ils utilisent donc non pas de gros hameçons à requins mais de petits hameçons qui multiplient les prises de poissons revendables. Ils peuvent prendre ainsi entre dix et cinquante poissons pour un seul requin bouledogue !!!!
On pourrait dire que c’est le requin bouledogue qui devient la prise accessoire  et le poisson revendable la prise principale , tout cela dans la plus grande opacité.
Plus la pêche se rapproche du récif et de la Réserve, plus ces prises sont nombreuses, et viennent compromettre la fragilité de la réserve et donc le futur même de la pèche côtière réunionnaise.
Voilà pourquoi on pourrait préférer attirer et  pêcher dans la réserve des requins qui le seraient aussi bien ailleurs , pendant que le message officiel reste sécuritaire.
Que cette pêche risque d’attirer les requins prés du lagon  ,que les poissons reproducteurs de la réserve qui entretiennent la pêche côtière soient éliminés,que les petits pêcheurs réunionnais, placés en situation de concurrence déloyale, se retrouvent au chômage,que la réserve soit une fois de plus fragilisée…tout cela semble peu importer à l’Etat,peut être mal conseillé.
Sous prétexte de sécurisation cet arrêté permet la remise en cause des zones sanctuaires de la réserve qui est un fragile patrimoine commun réunionnais. Notre devoir est de nous y opposer.

Le collectif des associations ASPAS, ,Sea Shepherd, Longitude 181, Sauvegarde des requins , Tendua, Vagues, Fondation Brigitte Bardot, Requin Intégration

Costa Rica : la pêche à l’aileron de requin difficile à éradiquer

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Costa Rica : la pêche à l’aileron de requin difficile à éradiquer
De PRI’s The World ©2015 Public Radio International, le 21 janvier 2016. Traduction de Céline pour Sauvegarde des Requins

 

Si vous voulez apprendre comment camoufler des ailerons de requin au Costa Rica, demandez Capitaine José Calderon au port Pacifique de Puntarenas.

« Quand l’inspecteur venait contrôler les congélateurs, raconte Calderon avec un gloussement, ils ne contrôlaient jamais la salle des machines, alors on cachait tous les ailerons dedans. »

Le finning, pratique célèbre qui consiste à attraper un requin, lui couper l’aileron et rejeter le reste à l’eau, vivant, est illégal au Costa Rica depuis 2005.

Mais la loi n’a pas arrêté Calderon. Lorsque les inspecteurs ont vu ce qui se trouvait dans la salle des machines, il a usé d’une tactique plus conventionnelle. Il les a soudoyés. « C’était facile, rigole Calderon, trop facile » Il ajoute également qu’il ne s’occupe plus de pêche au requin dorénavant, mais que la demande pour la soupe d’aileron est forte à Hong Kong, et ceci impacte d’autres zones. Souvent, ces derniers se déplacent jusqu’à Cocos, une île luxuriante à trois cent miles dans le Pacifique qui  donne au Costa Rica l’image d’un des pays des plus écologistes et engagés pour l’environnement. Les eaux riches qui bordent Cocos se situent pourtant dans une aire maritime où la pêche au requin est illégale,mais cela ne change guère le problème.

A son poste aux Cocos, le Ranger Geiner Golfin, une sorte de Fidel Castro, physiquement parlant, est en charge de la protection des eaux territoriales des Cocos. Il montre un gros hameçon qui sert à attraper les requins en expliquant que c’est un des nombreux équipements illicites  et confisqués, qui juste en un seul mois, incluent 200 miles de filets de pêche, et 700 bouées.

En fait, l’équipe de Golfin a recueilli tellement d’engins de pêche illégaux qu’ils ont construit un pont suspendu au dessus du  ruisseau qui passe derrière le poste de garde. Il précise que toutes les cordes,  filets et hameçons sont juste une petite fraction de ce qui se trouve aux alentours, et que sa petite équipe est débordée par toute une flotte de bateaux pirates.

Mais la plus grosse menace, selon lui, est actuellement les pêcheries puissantes du Costa Rica connues sous le nom de INCOPESCA. « Nous ne pouvons pas faire notre travail de rangers, ajoute Golfin, car si je vais à la gestion des pêches et que je dis : ok, nous avons besoin de sanctionner ceci ou cela, ils vont me répondre : oh non, ne faites pas cela, vous allez mettre en difficulté mes bateaux ».

Golfin n’est pas le seul à être désespéré par les agences de pêche, il y a également le vice-ministre des Eaux et Océans du pays, Jose Lino Chaves Lopez qui se bat contre. C’est son travail de protéger la faune et l’environnement marin, mais il dit que c’est difficile car les pêcheries ne partagent pas leurs informations, et légalement elles n’y sont pas obligées. De toute façon elles ne répondent à personne quand on les interroge. Chavez dit qu’il y a un conflit d’intérêts puisqu’il est entouré de personnes qui  viennent de l’industrie de la pêche. D’autres sont plus pointues dans leurs critiques. Ils disent que le premier policier de la pêche du Costa Rica semble souvent préférer protéger les criminels.

Comme l’écologiste Randall Arauz, qui a contribué à faire voter la loi anti-finning. Cette dernière précise que les requins entiers doivent entrer au port, avec leurs ailerons attachés à leur corps, afin de réduire la capacité des bateaux. Arauz dit qu’INCOPESCA semble chercher la petite bête en jouant sur les mots : « oh, attendez une minute ! Selon le dictionnaire, « attachés » signifie que vous pouvez l’enlever et le mettre à nouveau ensemble. « 

Arauz dit également que les inspecteurs ont tendance à regarder ailleurs lorsque les « requins Frankenstein » comme il les appelle, arrivent au port, avec des tas d’ailerons cousus sur juste quelques cadavres. Nous avons amené cette affaire devant le parquet du Costa Rica, rajoute Arauz. Le procureur a indiqué que « les ailerons attachés » signifie « naturellement attachés ». Ce qui a engendré, selon Arauz, que les pêcheurs ont de nouveau trouvé une dérive avec une nouvelle pratique qui consiste à conserver une seule bande de peau pour garder la nageoire attachée à la colonne vertébrale et à rejeter le reste du corps à la mer. Il ajoute également que : « d’avoir INCOPESCA qui régit le problème de la surpêche serait comme de confier une banque de don de sang à Dracula »

Bien évidemment les membres de l’agence ne sont pas de cet avis. Un d’entre eux, Mauricio Gonzalez reconnait qu’il y a une marge d’amélioration mais balaie les inquiétudes des activistes comme Randall Arauz. « Ils se développent sur l’argent étranger», dit Gonzales.  » Plus ils trouvent de problème, plus ils en créent, plus ils gagnent de l’argent « . Les réfractaires disent que Gonzalez lui-même fut une fois impliqué dans la pêche illégale au requin près de Cocos, ce qu’il réfute clairement.

Le ministre des Océans Jose Chaves dit que le gouvernement essaie de minimiser le problème de la pêche au requin, mais admet que les changements.

C’est clairement le cas à Puntarenas, là où Calderon planquait alors son butin illicite. Il n’y a pas longtemps, un thonier déchargea environ une douzaine de requins congelés. Les employés ont balancé les animaux gelés sur les docks et ont récupéré leurs ailerons tandis que l’inspecteur David Casillo contrôlait que les ailerons soient « naturellement attachés » Il est également monté à bord du bateau pour être sûr qu’il n’y restait rien à fond de cale. Tout cela lui a pris moins de cinq minutes. Quelqu’un demanda alors « et la salle des machines, là où Calderon cachait autrefois son butin », « La Salle des machines?  Non, nous n’y allons jamais » répondit Casillo.

Ce reportage a été fait en collaboration avec le réseau Food  & Environment Reporting, Une organisation à but non lucratif, qui investigue et reporte les faits illégaux reportés dans l’industrie alimentaire, agricole et de santé environnementale.

https://sauvegardedesrequins.wordpress.com/2013/11/06/le-costa-rica-utilise-interpol-pour-avertir-dune-nouvelle-pratique-illegale-de-finning/

CMS : Mesures pour protéger les requins

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CMS : Mesures pour protéger les requins

San José, Costa Rica, le 22 Février 2016– Près de 40 gouvernements ont convenu cette semaine de renforcer la protection des autres espèces de requins et de raies migrateurs et d’un ensemble de nouvelles priorités en matière de conservation.

À la deuxième réunion des signataires du protocole d’accord sur la conservation des requins migrateurs, qui a pris fin dans la capitale du Costa Rica vendredi, 39 pays et l’Union européenne ont convenu d’accorder une protection à  22 espèces supplémentaires de requins et de raies , « les grands prédateurs des océans aident à maintenir l’équilibre des écosystèmes marins. Assurer leur survie est un intérêt public mondial qui exige une action concertée et coopérative par les gouvernements, les pêcheries, les communautés locales, les organismes de conservation, les scientifiques et le grand public. Comme la réunion au Costa Rica l’a confirmé, le protocole d’entente fournit le cadre de cette collaboration essentielle « , a déclaré Bradnee Chambers, Secrétaire exécutif de la Convention de Bonn (CMS).

Les 22 espèces inscrites par les gouvernements au Costa Rica comprennent cinq espèces de poissons-scies, trois de requins-renards, neuf espèces de raies du genre Mobula, la raie manta du prince Alfred, le diable de mer, le requin soyeux, le grand requin-marteau et  le requin-marteau halicorne..

Cette décision augmente de manière significative le nombre de requins et de raies espèces protégées par le protocole d’entente sur les requins, qui comprend maintenant toutes les espèces des deux groupes les plus menacés – poissons-scies et requins renard.

Les requins sont particulièrement vulnérables à la surexploitation car ils grandissent lentement, leur maturité est tardive et produisent très peu de petits. L’augmentation rapide et en grande partie non réglementé des pêches ciblées et des prises accessoires a appauvri de nombreuses populations de requins et de raies dans le monde, avec 100 millions de requins estimés comme étant tués chaque année.

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (Liste rouge de l’UICN), plus d’un quart  des 1.000 espèces connues de requins, raies et chimères sont en danger d’extinction, et seulement 23 pour cent des espèces sont classées comme préoccupation mineure – le taux le plus bas de tous les vertébrés.

Plus tôt dans la semaine, le Président du Costa Rica, Luis Guillermo Solis a lancé un appel fort pour la gestion durable de la pêche, en disant qu’un équilibre devait être trouvé entre la conservation et l’utilisation durable et entre les écologistes et les communautés de pêcheurs.

Dans son discours, le président Solís a également souligné l’importance de données fiables et de la recherche comme base pour prendre des décisions politiques au niveau national, régional et international, soulignant la nécessité de gérer les ressources naturelles à bon escient.

«Si bien gérée, les populations de requins et de raies en bonne santé peuvent soutenir la pêche durable et les activités écotouristiques qui assurent la sécurité alimentaire et des revenus pour les communautés côtières, et des produits pour les marchés d’exportation; pris ensemble, ceux-ci peuvent être plus précieux que la pêche seuls « , a déclaré le scientifique marin et expert international des requins Sarah Fowler dans son discours lors de la réunion.

« Il a été démontré que la surpêche, la modification ou la perte de l’habitat affectent les populations de requins et de raies. Les accords conclus lors de la 2ème réunion appellent les pays à accroître leurs efforts dans l’amélioration de notre compréhension des populations de requins et de raies migratoires « , a déclaré John Carlson, le président du comité consultatif.

Autres décisions clés

-Adoption d’un plan de conservation révisé et programme de travail pour les trois prochaines années (2016-2018) visant à renforcer la recherche, la surveillance et la collecte de données afin de mieux comprendre les populations de requins et la pêche. Les gouvernements vont également renforcer leur coopération avec les organismes internationaux pour assurer la protection des habitats de requins vulnérables.

-Décision de créer le Groupe de travail sur la conservation, composé d’experts de renommée mondiale sur la pêche au requin, l’écologie des populations, socio-économie, le commerce, la traçabilité, la gouvernance, la taxonomie, l’histoire et la portée géographique de l’espèce. Au cours des trois prochaines années, le Groupe de travail élaborera une stratégie de coopération entre les organismes de pêche et autres organisations.

-Un groupe d’organisations internationales de conservation a lancé une nouvelle stratégie décennale qui décrit les priorités globales pour la conservation des requins et des raies.

A propos de ce protocole

Le protocole d’accord sur la conservation des requins migrateurs (Sharks MOU) a été signé en 2010 sous la Convention de Bonn (CMS). Grâce à son plan de conservation, le protocole d’entente vise à améliorer notre compréhension des requins et des raies migratoires, d’assurer la durabilité de la pêche, la protection des habitats et des corridors de migration critique, sensibiliser le public, et renforcer la coopération internationale. Vingt-neuf espèces de requins et de raies sont maintenant inscrites à son annexe.

A propos de CMS

Un traité sur l’environnement sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), la Convention de Bonn (CMS) fournit une plate-forme mondiale pour la conservation et l’utilisation durable des animaux migrateurs et de leurs habitats. La CMS est également connue comme la Convention de Bonn – à partir de l’endroit où il a été signé en 1979.

Communiqué de presse de la CMS

Traduction de Sauvegarde des Requins

Soyons solidaires des requins

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Soyons solidaires des requins

BRADNEE CHAMBERS Bradnee Chambers is the Executive Secretary of the UNEP Convention on Migratory Species of Wild Animals (UNEP/CMS).

SAN JOSÉ,12 février 2016  – Il a souvent été dit que nous en savions plus sur la Lune que sur les océans. Après tout, 12 personnes ont déjà marché sur la Lune alors que trois personnes seulement sont descendues dans les abysses océaniques. Il semble aujourd’hui que nous en savons moins sur les océans que nous le croyions – et que nous avons fait plus de mal que nous le pensions.

Une récente étude de chercheurs de l’université de la Colombie britannique démontre que les prises ont été largement sous-estimées depuis des années. Les données que révèle cette étude devraient retenir l’attention des organisations régionales de gestion de la pêche, qui surveillent la pêche commerciale en haute mer, et des organisations qui veillent au respect de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage des Nations unies (CMS), qui porte sur les espèces migratrices menacées.

Selon la CMS, ou Convention de Bonn, les espèces nécessitant les mesures de protection les plus strictes – elles figurent à l’annexe 1 de la CMS – comprennent notamment le grand requin blanc, cinq espèces de poisson-scie, et onze espèces de raies. Les réunions de la CMS sur les espèces migratrices de requins, qui se dérouleront ce mois-ci à San José, Costa Rica, présentent une occasion importante de développer des réglementations garantissant la conservation et l’exploitation durable de ces espèces, de façon à ce qu’elles puissent continuer à remplir leur rôle écologique crucial de prédateur au sommet de la chaîne alimentaire.

La onzième Session de la Conférence des Parties à la CMS (CMS COP11) tenue à Quito, Équateur, en 2014, a ajouté plusieurs espèces de requins aux annexes des espèces menacées, que les gouvernements sont invités à protéger au moyen de la négociation d’accords internationaux. Un tel accord, conclu en 2010 et signé à ce jour par 29 parties, est le Mémorandum d’Entente sur la conservation des requins migrateurs. Malgré le fait qu’il ne soit pas juridiquement contraignant, cet accord fournit un forum important pour définir des politiques permettant une exploitation durable des populations de requins migrateurs.

Mais comme le souligne la récente étude sur les prises, nous manquons souvent de données pertinentes pour déterminer quel niveau de consommation serait durable. En l’absence de telles données, le principe de précaution – dans le doute, s’abstenir – devrait être appliqué. Le problème est que le manque de données fiables rend la nécessité de protéger une espèce plus abstraite, et moins urgente, affaiblissant d’autant la capacité des gouvernements à résister à d’autres demandes plus pressantes, notamment la nécessité de protéger les moyens de subsistance des pêcheurs.

Dans l’intervalle, la consommation des ressources halieutiques croît sans cesse. Au cours des deux dernières générations, alors que la population mondiale a doublé pour atteindre 7,3 milliards d’êtres humains, la quantité de poissons pêchée dans les océans a augmenté encore plus vite, passant de 20 millions de mètres cubes en 1950 à 77 millions en 2010.  Et il ne s’agit là que des chiffres officiels qui ne comprennent pas les prises illégales, non réglementées et non déclarées.

Étant donné que les requins sont des prises accessoires, mais ayant une valeur marchande, de la pêche ( en général, celle ciblant les thons), les organisations régionales de gestion de la pêche tendent à ne pas avoir de réglementations spécifiques les concernant. Les requins échappent donc plus facilement aux dispositions du droit international qu’aux filets des pêcheurs – en particulier les filets spécialisés utilisés aujourd’hui par l’industrie de la pêche.

En fait, contrairement aux techniques artisanales de pêche d’autrefois, les bateaux-usines et les technologies modernes ont permis un accroissement colossal des prises, pour répondre non seulement à la demande locale, mais également à celle de marchés lointains. Dans ce contexte, l’ajout d’autant d’espèces aux listes des espèces menacées ne devrait surprendre personne.

Dans cette conjoncture difficile, des initiatives comme le  Mémorandum d’Entente prennent une importance plus grande encore en encourageant une action (souvent spécifique à une région). Ainsi, certains pays signataires, notamment des États insulaires du Pacifique ont déclaré que leurs immenses zones économiques exclusives seraient des sanctuaires pour les requins et créé des zones où la pêche sous toutes ses formes est interdite. De leur côté, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis ont établi des programmes d’observation et des systèmes permettant d’évaluer et de gérer les stocks halieutiques.

Par ailleurs, à la suite du tollé de protestations concernant le  « finning », à savoir la pêche des requins pour leurs ailerons uniquement, l’Union européenne exige à présent que les requins soient débarqués intacts, pour empêcher la pratique consistant à leur couper les ailerons et à rejeter à la mer le reste du corps, à moindre valeur commerciale. Cette obligation a été renforcée par l’engagement pris par le gouvernement chinois de ne plus servir de soupe d’ailerons de requin, considérée comme une délicatesse, lors des banquets officiels. Même des sociétés de fret et des compagnies aériennes ont été poussées à agir et un nombre croissant d’entre elles refuse de transporter des ailerons de requin.

Si ces mesures sont louables, il reste beaucoup à faire. Il est par exemple nécessaire d’agir contre les prises accessoires (les requins prisonniers de filets destinés à d’autres prises, le thon en particulier). Le facteur primordial est que toutes les parties concernées – des pêcheurs aux défenseurs de l’environnement, en passant par les gouvernements et les forums internationaux – oeuvrent de concert, selon les dispositions du Mémorandum d’Entente et d’autres initiatives similaires.

Le préjudice économique de telles mesures n’est, de loin, pas aussi important qu’on pourrait le croire ; dans bien des cas, il pourrait être largement compensé par le genre d’activités commerciales qui tirent parti de requins vivants. L’écotourisme florissant pratiqué aux Maldives, au Kenya, en Afrique du Sud, à Fidji et dans certains pays d’Amérique centrale et des Caraïbes en sont de bons exemples. Comme attraction touristique, vue de près dans son habitat naturel, une raie manta peut valoir des milliers de dollars ; morte sur un quai, sa chair et ses branchies ne rapportent qu’une fraction de ce montant.

La pensée à court terme qui bloque les efforts actuels de défense de l’environnement pourrait se révéler dévastatrice ; en fait, elle l’est déjà dans une certaine mesure. Si nous continuons à épuiser des écosystèmes cruciaux, il deviendra bientôt impossible de les régénérer. Ce n’est que par des efforts concertés, conjoints et urgents pour préserver les écosystèmes marins et protéger les moyens de subsistance de ceux qui en dépendant que les océans continueront à nourrir – et à fasciner – les prochaines générations.

Traduit de l’anglais par Julia Gallin

Les aimants : des pièges pour les requins bleus ?

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Les aimants : des pièges pour les requins bleus ?
Jeudi, 22 octobre 2015

Dans un souci de préservation des requins peau bleue, une espèce aujourd’hui presque menacée d’extinction, des chercheurs de l’Institut méditerranéen d’océanographie (MIO/PYTHÉAS, CNRS / AMU / IRD / UTLN) et de l’Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre (IRPHE, AMU / CNRS / École centrale Marseille) se sont intéressés à l’utilisation d’aimants pour limiter leur prise au cours de la pêche à la palangre. Hélas ! Il s’avère que ces aimants attirent les requins peau bleue plutôt qu’ils ne les repoussent.

Requin peau bleue capturé par la palangre de surface en Atlantique Nord-Est. © Sébastien Biton Porsmoguer

Fortement exploité depuis plusieurs années par rapport à son abondance dans l’Atlantique Nord, le requin peau bleue (Prionace glauca) est une espèce presque menacée d’extinction (statut IUCN 2013). Il constitue en effet l’une des principales prises de la pêche à la palangre(1) que mènent les armateurs espagnols et portugais dans l’Atlantique Nord, même lorsqu’il n’est pas l’espèce ciblée par les pêcheurs qui préféreraient trouver sur leurs hameçons, pour des raisons de rentabilité, des espadons ou des thons.

Les requins sont dotés d’un organe électro-sensoriel appelé ampoules de Lorenzini, constitué d’un système complexe de capteurs reliés à des récepteurs positionnés autour de leur museau et de leur tête et capables de détecter les ondes électromagnétiques. Du fait que tout être vivant émet un faible champ magnétique, les requins peuvent ainsi localiser leurs proies.

Des chercheurs ayant remarqué de manière fortuite en laboratoire que leur requin cherchait à fuir un aimant placé près de lui, des tests ont été réalisés avec différentes espèces de requins. Il s’avère que ce comportement vis-à-vis des aimants n’est pas le même pour toutes les espèces. Qu’en est-il pour le requin peau bleue ? Ce requin ne pouvant vivre en captivité, son comportement n’a jamais été testé. Se pourrait-il que les aimants fassent fuir ces requins et puissent ainsi être utilisés dans la pêche à la palangre pour en limiter la prise ?

Position de l´aimant sur l´hameçon. © Christophe Almarcha

C’est à cette question que des chercheurs du MIO et de l’IRPHE ont cherché à répondre en testant pendant 3 jours, dans des conditions réelles de pêche à la palangre, l’effet de deux modèles d’aimants en néodyme, à haute résistance dans le temps et à puissance magnétique élevée, mais de taille différente. Un hameçon sur deux a été équipé d’un aimant. La palangre a été divisée en trois zones qui ont été plongées dans l’eau successivement, de manière à pouvoir étudier trois durées d’immersion.

Ces tests ont permis de montrer que, quelle que soit la durée d’immersion des hameçons, les captures de requins peau bleue étaient plus élevées au niveau des hameçons munis d’aimants qu’au niveau des hameçons sans aimant, et d’autant plus élevées que l’aimant utilisé était plus grand et donc plus puissant. Ainsi, les aimants auraient un effet attractif sur les requins peau bleue et leur utilisation dans la pêche à la palangre ne pourrait que les piéger !
En outre, les mesures physiques réalisées durant cette étude ont révélé un aspect pratique important à prendre en compte : à leur sortie de l´usine de fabrication, les hameçons sont déjà légèrement aimantés et pourraient donc attirer le requin peau bleue, même en l’absence d’aimant !

Note(s): 
  1. La palangre de surface est une ligne-mère de 50-90 km de long sur laquelle sont fixées des lignes dotées à leur extrémité d´un hameçon et d´un appât, qui est plongée dans l’eau à une profondeur de 20 m environ.
Source(s): 

Hooks equipped with magnets can increase catches of blue shark (Prionace glauca) by longline fishery S. Biton Porsmoguer, D. Banaru, C. F. Boudouresque, I. Dekeyser, C. Almarcha, Fisheries Research, 172 (2015) 345–351

CAP REQUINS VIOLE LA REGLEMENTATION EUROPEENNE

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Le 15 octobre 2015, Île de la Réunion

Pour la première fois depuis le début de la »crise requin », un grand requin blanc a été pris à la Réunion. Cette prise exceptionnelle a été réalisée en baie de St Paul, zone la plus pêchée mais aussi la plus appâtée au monde depuis deux ans sous prétexte de sécurisation.

Le requin blanc est classé vulnérable par l’UICN et inscrit en annexes II de la CITES et protégé par la convention de Bonn.

Sur décision unique du CRPMEM, sans aucune consultation scientifique, sous un motif de sécurité public, qui n’entre pas dans les attributions juridiques du CRPEM, et en violation même des prétendus objectifs du programme, l’animal a été tué.

Or le Règlement européen 2015/104 du 19 janvier 2015, que le CRPMEM ne peut ignorer, est clair : il y a « obligation de remettre immédiatement à la mer les captures accidentelles de requins », et « il est interdit de pêcher le grand requin blanc dans toutes les eaux ». De fait, CAP REQUINS 2 qui est financé par la Région, l’État et certaines communes, se moque ouvertement du règlement européen.

Nos associations n’ont pas manqué de signaler la dangerosité de ce programme d’appâtage qu’est CAP REQUINS qui attire des requins sur la côte Ouest de la Réunion.
Il s’agit maintenant de prévenir les autorités que, par ce programme, la France ne respecte pas la réglementation européenne .
On comprend mieux le manque de transparence de CAP REQUINS sur les prises accessoires : encore des espèces interdites à la pêche par le règlement européen qui, en matière d’environnement, n’en déplaise au CRPMEM, s’applique à la Réunion.

Nous demandons que ce programme de pêche, sans protocole, ni conseil scientifiques, sans observateurs assermentés, qui ne respecte pas la législation européenne, cesse dans les plus brefs délais.

Nous demandons aussi que Monsieur le Préfet, qui avait promis de la transparence,  nous explique comment le CRPEM peut se substituer à l’État pour imposer sa juteuse conception de la sécurité en violant de plus, les textes européens.

CAP REQUINS accroît la présence des squales dans les eaux réunionnaises, prétend sécuriser les eaux littorales tout en déniant sa responsabilité qu’il préfère laisser aux autres acteurs comme les maires des communes concernées par le programme, bafoue la réglementation de l’UE, entraînant dans son infraction l’État et les autorités régionales.

Pour rappel : La pêche du Grand Requin Blanc est interdite en Afrique du Sud, en Australie et dans les eaux européennes

Communiqué du Collectif des associations : Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Tendua, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Vagues

Capture écran @ Sauvegarde des Requins

21 espèces de requins rejoignent les 8 autres espèces déjà inscrites aux annexes de la CMS

16ème conférence des parties : Convention sur le commerce international des espèces menacées