Accord international pour protéger quatre espèces de requins menacées

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(AFP) BANGKOK — La communauté internationale a décidé lundi de réguler le commerce de quatre requins très prisés pour leurs ailerons et dont l’espèce est menacée, malgré l’opposition de pays inquiets pour l’industrie de la pêche.

Les 178 pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites), réunis depuis plus d’une semaine à Bangkok, ont décidé de protéger le requin océanique à pointe blanche (ou requin longimane) et trois espèces de requins-marteaux (hallicorne, grand et lisse).

Lors de deux votes à bulletins secrets qui nécessitaient une majorité des deux-tiers, le requin océanique a recueilli 92 voix pour sa protection, 42 contre et 8 abstentions, et les trois requins-marteaux 91 pour, 39 contre et 8 abstentions.

Des résultats salués par des applaudissement nourris.

Lors de la précédente conférence en 2010, des propositions similaires de protection des squales, dont les ailerons sont vendus à prix d’or en Asie, avaient échoué de justesse face à un front de capitales inquiètes pour l’industrie de la pêche.

Mais les quatre requins ont été cette fois inscrits à l’annexe II de la Cites, qui permet de réguler le commerce d’une espèce pour empêcher sa surexploitation. Si ces mesures sont confirmées cette semaine en réunion plénière, elles entreront en vigueur d’ici 18 mois.

Les pays exportateurs seront alors tenus de délivrer des permis d’exportation tout en assurant la survie de l’espèce.

La Cites doit également examiner dans la journée l’inscription du requin-taupe sur cette même liste. En 2010, ce requin avait été inscrit à l’annexe II en comité avant un revirement en plénière.

Depuis l’entrée en vigueur de la Cites en 1975, seuls le grand requin blanc, le requin baleine, le requin pèlerin et le poisson-scie ont été placés sous sa protection.

Plusieurs pays d’Asie, Japon en tête, se sont une nouvelle fois opposés à élargir la protection des requins. Tokyo estime par principe que les espèces marines commerciales ne devraient pas être gérées par la Cites, mais par les organisations de pêche.

Environ 100 millions de requins sont tués chaque année dans le monde, selon l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui estime que 90% de la population de l’animal a disparu en un siècle.

Source AFP

Votes pour les requins-marteaux2Présentation1

Votes pour le requin Océanique

3

Votes pour le requin Taupe Commun

4

Votes pour les Raies Manta

Comprendre la CITES :

16ème conférence des parties : Convention sur le commerce international des espèces menacées