Les requins des Galapagos marqués à la trace

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Leur silhouette effraie parfois les touristes mais ce sont les requins qui pourraient être menacés de disparition dans l'archipel équatorien des Galapagos, où plusieurs espèces protégées sont désormais marquées par des puces, afin de mieux connaître leur habitat.

Leur silhouette effraie parfois les touristes mais ce sont les requins qui pourraient être menacés de disparition dans l’archipel équatorien des Galapagos, où plusieurs espèces protégées sont désormais marquées par des puces, afin de mieux connaître leur habitat.

AFP – Leur silhouette effraie parfois les touristes mais ce sont les requins qui pourraient être menacés de disparition dans l’archipel équatorien des Galapagos, où plusieurs espèces protégées sont désormais marquées par des puces, afin de mieux connaître leur habitat.

« Nous voulons déterminer où se trouvent les zones d’élevage des principales espèces de requins », explique à l’AFP Eduardo Espinoza, en lançant un filet de trois mètres sur 100 au large de la baie de l’île de San Cristobal, lors d’un de ses contrôles routiniers.

Ce responsable des investigations marines au Parc national des Galapagos (PNG) cherche « les sites où les requins passent les premières étapes de leur vie ». Lorsqu’il attrape des jeunes squales, il leur pose une micro-puce, afin de pouvoir les localiser dans cette réserve naturelle, située dans l’océan Pacifique à un millier de kilomètres des côtes de l’Equateur.

Les résultats ne se font pas attendre: trois requins, dont deux femelles, sont pris dans les mailles. En un coup d??il, le scientifique reconnaît le requin à pointes noires (Carcharhinus melanopterus).

« Requin, requin ! Attention à tous ! », s’écrie Espinoza, qui distille depuis la proue ses conseils pour permettre à l’équipe de s’approcher du filet. Puis, avec habileté, le spécialiste attrape le squale, afin que deux assistants mesurent son poids, sa taille, vérifient son sexe et lui fixent l’implant électronique sur l’aile dorsale.

Les scientifiques prélèvent aussi un échantillon de tissu de cette arête qui sera utilisé pour des examens génétiques.

L’opération n’a pris que deux minutes et l’équipe procède alors tout aussi rapidement à un processus de « résurrection » du requin – des mouvements permettant à l’eau de circuler dans ses branchies -, une étape nécessaire avant de le remettre à la mer.

33 espèces menacées

« Nous le faisons toujours afin de nous assurer que l’animal va bien », explique Yasmania Llerena, responsable de la surveillance de l’écosystème au PNG, en relâchant le requin qui d’un bond s’élance hors du bateau. « C’est un bon signe car lorsqu’ils sont faibles, il restent tranquilles dans l’eau », réagit-elle.

Le même protocole est effectué sur les deux autres animaux, parmi lesquels un mâle né il y a six mois, qui pèse moins de cinq kilos et mesure environ 85 centimètres. « Cette espèce a une croissance lente. Il peut atteindre deux mètres de long et atteint sa maturité sexuelle à 18 ans », décrit Llerena.

Mais la situation se complique avant de pouvoir terminer son examen, car une otarie à la recherche de poissons s’est retrouvée prisonnière du filet.

« Il faut vite la libérer. Dépêchons, dépêchons ! », s’écrie Espinoza qui jette un vêtement sur la tête du mammifère afin de se protéger tandis qu’il l’aide à se libérer. « L’otarie est plus dangereuse que tout autre animal, c’est comme un chien qui vient vous mordre », confie-t-il.

Cette fois-ci, le filet ne ramène plus d’autres requins, quand parfois ce type d’expédition permet d’en attraper une quarantaine.

Depuis sept ans, les études font état d’un niveau encore « abondant » de requins dans les Galapagos, où ont été identifiées pas moins de 33 espèces (requin baleine, requin marteau, requins à pointe blanche…), enregistrées sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

La présence de ces animaux migrateurs dans les Galapagos « est le signe que l’écosystème est en bonne santé », souligne encore Espinoza.

« En Equateur, les requins sont protégés mais ils n’ont cessé d’être des proies pour la commercialisation des ailerons », poursuit-il, en affirmant qu’ils peuvent atteindre 150 dollars au marché noir.

Ces ailerons constituent un mets de choix notamment, souvent proposé dans les menus des restaurants asiatiques.

Le biologiste équatorien espère aussi pouvoir un jour changer l’image du requin considéré, à tort selon lui, comme « l’animal le plus agressif de la nature ». « Malgré toutes ces croyances, c’est un des animaux les plus timides », assure-t-il, en rappelant qu’aux Galapagos, la plongée sous-marine avec les requins figure parmi les attractions touristiques.

L'opération n'a pris que deux minutes et l'équipe procède alors tout aussi rapidement à un processus de "résurrection" du requin - des mouvements permettant à l'eau de circuler dans ses branchies -, une étape nécessaire avant de le remettre à la mer.

L’opération n’a pris que deux minutes et l’équipe procède alors tout aussi rapidement à un processus de « résurrection » du requin – des mouvements permettant à l’eau de circuler dans ses branchies -, une étape nécessaire avant de le remettre à la mer.

Le même protocole est effectué sur les deux autres animaux, parmi lesquels un mâle né il y a six mois, qui pèse moins de cinq kilos et mesure environ 85 centimètres. "Cette espèce a une croissance lente. Il peut atteindre deux mètres de long et atteint sa maturité sexuelle à 18 ans", décrit Llerena.

Le même protocole est effectué sur les deux autres animaux, parmi lesquels un mâle né il y a six mois, qui pèse moins de cinq kilos et mesure environ 85 centimètres. « Cette espèce a une croissance lente. Il peut atteindre deux mètres de long et atteint sa maturité sexuelle à 18 ans », décrit Llerena.

"En Equateur, les requins sont protégés mais ils n'ont cessé d'être des proies pour la commercialisation des ailerons", poursuit-il, en affirmant qu'ils peuvent atteindre 150 dollars au marché noir.

« En Equateur, les requins sont protégés mais ils n’ont cessé d’être des proies pour la commercialisation des ailerons », poursuit-il, en affirmant qu’ils peuvent atteindre 150 dollars au marché noir.

AFP, 2 juillet 2013

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