Île de la Réunion : opacité chronique de l’Etat en matière d’info requins

Par défaut

Allo, y’a quelqu’un?

L’Etat avait indiqué que la transparence serait de mise dans cette « crise » requin, or depuis le début, les informations sont données au compte-gouttes et filtrées. Pour rappel, le programme CapRequins aussi financé par l’argent public reste tout aussi opaque : factures? prises accessoires?… Autres exemples : les courriers du collectif d’associations restent sans réponse. Ci-dessous, les derniers courriers envoyés, toujours en attente de réponse :

Courrier début juin

Monsieur le Préfet

Je viens vers vous à propos de la représentation des associations de notre collectif dans les différentes instances et en particulier au CO4R. Depuis les premières réunions du C04R, nous ne disposons que d’une seule place de représentation pour la dizaine  d’associations environnementales parties prenantes de notre collectif, dont certaines sont d’envergure internationale. Régulièrement, alors que nous demandons la possibilité de venir avec un autre représentant, il nous est est ergoté tandis que les associations défendant les thèses opposées et prônant la pêche au requin sont représentées  chacune par au moins un représentant, ou des sympathisants qui adaptent leur casquette aux circonstances.

Nous avons clairement le sentiment d’etre délibérément marginalisés, et que cette obstruction tient au parti pris de certains rouages importants de l’Etat pour les thèses opposées aux nôtres, thèses qui sont de plus rejetées par la majorité des Réunionnais et qui n’ont, pour la plupart, pas le soutien de la communauté scientifique.  Du fait des menaces qui pesaient sur nos représentants, nous nous sommes un temps accommodés de cette situation qui ne peut plus durer .  Nous entendons désormais que les associations de notre collectif  trouvent leur juste place dans ce débat.  Nous demandons donc à Monsieur le Préfet que, dés le prochain CO4R, l’association Sea Shepherd soit directement représentée par M. Nikolaeff et la Fondation Bardot par Monsieur Derand

Veuillez agréer , Monsieur le préfet , l’assurance de notre respectueuse considération

Dr Jean Bernard Galvès, porte parole des associations Sea Shepherd, Fondation Brigitte Bardot, Aspas, longitude 181, Sauvegarde des requins, Vagues, Tendua , Requin  Integration

Courrier du 11 mai 2015

Monsieur le Préfet,

Vous le savez, dans le cadre du dossier requins, j’ai déjà saisi par trois fois – en octobre 2012, juillet 2013 et février 2014 – la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour des documents administratifs que vos services m’avaient refusés.

J’ai, à chaque fois, obtenu gain de cause (cf. ses deux avis en PJ 1 et 4).

Je reviens vers vous ce jour pour une nouvelle demande en espérant que vos services sauront faire preuve cette fois d’un minimum de transparence.

Le cas échéant je n’hésiterais pas à saisir à nouveau la CADA, à laquelle je prends soin toutefois de faire copie de la présente (à titre d’information).

Certains des documents demandés sont abordés dans le rapport du CO4R du 10/07/14 (PJ 6).

Je rappelle également que j’avais déjà demandé par courrier du 29/07/13 les informations relatives aux programmes CapRequin et ciguatera 2.

Vous m’aviez répondu à l’époque (PJ 2) qu’ils étaient en cours de finalisation et que vos services reviendraient vers moi dès qu’ils auraient été validés.

Dans votre 2ème réponse en date du 13/03/14 (PJ 3), vous m’affirmiez :

que le protocole du projet CapRequin n’existait pas au motif qu’il était encore expérimental et s’appuyait sur une étude de faisabilité d’une durée de six mois rédigée par le CRPMEM en sa qualité de maître d’œuvre de l’opération.

« que les conventions signées entre le CRPMEM et les prestataires privés qu’ils mandatent ne peuvent être communiquées par l’administration qui – au demeurant – n’en dispose pas ».

Au jour d’aujourd’hui le programme CapRequin est depuis longtemps entré dans sa phase active puisque son 1er volet est terminé, son volet intermédiaire « 1.2 » également, et que nous en sommes actuellement – depuis le 1er octobre 2014 – à CapRequin 2 (cf. PJ 6, page 4)…..

Par ailleurs deux semaines plus tard, dans son avis du 27/03/14 (PJ 4) la CADA :

vous signifiait son désaccord quant à votre refus de me communiquer les conventions signées entre le CRPMEM et les prestataires privés,

vous rappelait son précédent conseil du 3/06/10 en la matière (PJ 5),

vous enjoignait de transmettre ma demande, accompagnée de l’avis de la CADA, à l’autorité administrative susceptible de les détenir et de m’en aviser.

Ce qui n’a jamais été fait, bien entendu….

Etant donné que la CADA a déjà tranché en la matière, je vous demande donc cette fois-ci l’ensemble des conventions signées entre le CRPMEM et les prestataires privés qu’il a mandatés depuis le début de la crise requins en février 2011 et notamment dans le cadre des programmes Ciguatera, CapRequin et Valorequin (Thierry GAZZO, Christophe PERRY, association PRR, etc….. : liste non exhaustive).

La liste complète des informations et documents administratifs sollicités dans le cadre de la présente demande est décrite ci-dessous.

A suivre…

Les commentaires sont fermés.