Plus de la moitié des espèces de requins, de raies et de chimères de la Méditerranée risquent l’extinction

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UICN, Union internationale pour la conservation de la nature- Les résultats de l’évaluation régionale de la mer Méditerranée en 2016, qui inclut 73 espèces de requins, raies et chimères, a lancé un appel urgent pour la conservation de leurs populations et de leurs habitats.

Malgré les mesures adoptées au niveau régional pour réduire la surexploitation des requins au cours des 10 dernières années, la dernière évaluation de la Liste Rouge des requins, raies et chimères de la Mer Méditerranée a révélé qu’au moins 53% d’entre elles sont en danger d’extinction et requièrent des actions concrètes et urgentes afin de conserver l’intégrité de leurs populations et de leurs habitats.

Cette évaluation régionale de 2016 est une mise à jour de la dernière évaluation réalisée par l’UICN il y a une dizaine d’années. Elle inclut 73 espèces de requins, de raies et de chimères et a révélé que la moitié des raies (50%, 16 sur 32 espèces), ainsi que 56% des requins (23 sur 41), sont exposés à un risque élevé d’extinction, tandis que la seule espèce de chimère (Chimaera monstrosa) est considérée comme de Préoccupation mineure dans la région.

En outre, au cours de la dernière moitié du siècle, 13 espèces sont devenues localement éteintes à divers endroits en Méditerranée. Géographiquement, les extinctions locales ont été les plus répandues dans les eaux méditerranéennes du nord-ouest, en Espagne, France et Italie, ainsi que dans les eaux des pays riverains de la mer Adriatique et des pays de l’Afrique du Nord-Ouest. Cette réduction alarmante du nombre d’espèces est liée à une activité de pêche plus intensive et plus particulièrement aux prises accessoires.

“Les gouvernements doivent appuyer le suivi des captures et la collecte des données, réglementer les engins et établir des quotas de pêche et des aires protégées au niveau national. Aussi, les consommateurs doivent être conscients de l’impact sur la faune lié à l’achat de ces produits” dixit Dr. Nick Dulvy, Coprésident du Groupe de Spécialistes des Requins de l’UICN et chercheur à l’université Simon Fraser, Vancouver.

Les anges de mer font partie d’une des familles les plus menacées des chondrichtyens (Squatinidae), ainsi que les poissons-scies (Pristidae) et les guitares de mer (Rhinobatidae).

Cette évaluation a été réalisée en collaboration avec des scientifiques du Groupe de Spécialistes sur les Requins de l’UICN, le Programme mondial sur les espèces de l’UICN et des experts de la région méditerranéenne. Il résume les informations disponibles sur les espèces de chondrichtyens trouvées dans la mer Méditerranée dans le but de promouvoir des actions de conservation pour préserver les poissons menacés.

Cette évaluation a été réalisée grâce à l’Initiative de la Liste Rouge Méditerranéenne, coordonnée par le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN et soutenue par la Fondation MAVA.

Source http://www.iucn.org

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