Articles

Liberia : Requins et raies protégés pour l’écosystème

AFP, le 15 décembre 2018.

Le Liberia veut prendre soin de son écosystème marin en mettant en place un programme qui protège les requins et les raies.

Le Liberia a mis en place un programme de protection des requins et des raies, deux espèces en danger qui jouent un rôle essentiel dans l’équilibre de l’écosystème marin et dont la disparition porterait un rude coup à l’importante communauté de pêcheurs de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.

Il est sept heures du matin à West Point, bidonville de la capitale libérienne Monrovia, lorsque Kojo Amuaysee sort deux requins de sa pirogue à moteur, tout juste rentrée au port, et les déposent sur le quai, dont les maisons sont décorées à l’effigie de clubs de football.

«Avant, on prenait beaucoup de poissons, mais maintenant, ce n’est plus le cas. Quant aux requins et aux raies, ils sont partis vers les eaux profondes», explique à un correspondant de l’AFP ce pêcheur de 42 ans, tout en proposant sa cargaison de poissons aux marchands, venus dès l’aube attendre le retour des pirogues.

Les requins et les raies jouent un rôle fondamental dans l’équilibre de l’écosystème marin, a récemment souligné la section libérienne de l’ONG Environmental Justice Foundation (EJF).

Leur disparition des eaux de l’Atlantique, qui borde le Liberia, aurait des conséquences catastrophiques pour les récifs coralliens et les herbiers marins, qui constituent des habitats essentiels au développement des poissons, a expliqué l’association dans un communiqué.

L’ONG a donc applaudi l’annonce en novembre par le gouvernement du président George Weah du lancement d’un «plan d’action de trois ans» pour protéger ces deux espèces et, par ricochet, les poissons, alors que quelque 33’000 personnes vivent de l’industrie de la pêche et que 65% des protéines animales consommées par les quelque cinq millions d’habitants de ce pays voisin de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire proviennent de la mer.

En pointe

Le plan d’action, dévoilé par l’Autorité nationale de la pêche et de l’aquaculture (NaFAA), prévoit notamment la collecte de données sur les populations de requins et de raies, ainsi sur la pêche, légale ou illégale, afin d’assurer un meilleur suivi des populations, pratiquement inexistant jusqu’ici.

«Non seulement, cela fera du Liberia un pays en pointe dans la protection des océans en Afrique de l’Ouest, mais cela contribuera à sauvegarder la sécurité alimentaire et le niveau de vie de dizaines de milliers de Libériens», estime l’EJF, qui a collaboré avec les autorités pour la conception du plan d’action.

Reste à convaincre les pêcheurs eux-mêmes.

«Je ne pense pas que ça soit le fait de tuer les requins», estime Kojo Amuaysee quand on l’interroge sur la diminution des prises en mer, en rejetant la faute sur «l’augmentation rapide du nombre de pêcheurs».

George Toe, 45 ans, pêcheur lui aussi, accuse les «navires venant de Guinée et de Côte d’Ivoire pour jeter leurs filets illégalement dans les eaux libériennes». «Ils rejettent à l’eau les poissons dont ils n’ont pas besoin, ce qui pourrit notre eau et chasse les poissons», assure-t-il.

«Il faut naviguer 45 miles (83 km) pour trouver des requins, mais il n’y en a plus comme avant. Dans le temps, on en tuait 200 ou 300 et on les ramenait», détaille le marin-pêcheur.

«Les requins se font rares. Si cela continue, cela va affecter la vie des populations et nous sommes bien obligés de les sensibiliser à ce danger», souligne Augustine Fayiah, chef de projet de l’EJF au Libéria.

Liste rouge

Requins et raies sont particulièrement vulnérables: parce qu’elles ont une croissance lente, atteignent leur maturité sexuelle tardivement et ont un taux peu élevé de reproduction, selon la fondation. Selon cette dernière, un quart des espèces de raies et de requins sont menacées de disparition à travers le monde en raison de la surpêche.

«Nous avons recensé 19 sortes de requins et raies au Liberia et toutes sont sur la liste rouge des espèces en danger de l’Union internationale pour la conservation de la nature, dont le grand requin-marteau et le diable de mer», une raie dont les plus gros spécimens peuvent dépasser cinq mètres d’envergure, observe-t-il.

«Le suivi précis des populations et une gestion durable de ces espèces sont essentiels pour mettre en place des solutions à long terme, tant pour la communauté des pêcheurs du Liberia que pour l’écosystème dont ils dépendent», a souligné la directrice de l’Autorité nationale de la pêche et de l’aquaculture, Emma Glassco.

(afp/nxp)

Publicités

Huit espèces de requins vont bénéficier d’une meilleure protection à l’échelle mondiale

Communiqué de presse.

Monaco, 14 décembre 2018– Après cinq jours de discussions intensives, la 3ème session de la Réunion des Signataires du Mémorandum d’Entente sur la Conservation des Requins Migrateurs s’est achevée aujourd’hui avec succès.

Parmi les principales décisions prises, il a été convenu d’inclure huit autres espèces dans l’Annexe de l’instrument, ce qui signifie qu’elles devraient bénéficier d’une coopération internationale accrue pour améliorer leur conservation.

Les scientifiques estiment qu’un quart des espèces de requins et de raies dans le monde sont menacées d’extinction.

Les huit espèces  concernées sont :

– Le requin sombre

– La guitare de mer commune

– Le requin Marteau commun

– Le requin océanique

– Des espèces de Rhynchobatus.

– L’ange de mer

L’ange de mer, proposé par l’hôte de la réunion, la Principauté de Monaco, est inscrit sur la Liste rouge de l’UICN en danger critique d’extinction. Bien que l’espèce ait été très répandue au XIXe siècle et au début du XXe siècle, la population mondiale a été appauvrie par les pêches ciblées et, plus récemment, par les prises accidentelles. Le dernier bastion de l’espèce se trouve autour des îles Canaries, mais il n’est encore que très rarement recensé dans une grande partie de son ancienne aire côtière.

Il n’a pas été possible de parvenir à un accord sur l’inscription du requin bleu proposé par le Samoa et le Sri Lanka et les signataires ont demandé que la proposition soit à nouveau soumise à la prochaine réunion dans trois ans, lorsque d’autres évaluations des populations de cette espèce dans les océans Atlantique, Pacifique et Indien auront été entreprises.

Le nombre de requins a chuté de façon spectaculaire ces dernières années, principalement en raison de la surpêche et des prises accidentelles, tandis que l’épuisement des proies affecte également leur état de conservation, de nombreuses espèces étant désormais classées comme en danger critique d’extinction, en danger ou vulnérables dans la Liste rouge de l’UICN.

Des représentants de 34 gouvernements et de l’Union européenne ont assisté à la réunion, ainsi que plusieurs ONG de premier plan s’occupant de conservation marine et d’organisations internationales, dont l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces en danger.

Defenders of Wildlife, une organisation ayant 20 ans d’expérience dans le domaine des requins, a été acceptée comme le douzième « partenaire coopérant » du Mémorandum.

La réunion s’est tenue au Musée océanographique à l’invitation du Gouvernement de la Principauté de Monaco.

CMS : Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage

Le requin baleine : une espérance de vie jusqu’à 130 ans ?

Une nouvelle étude dévoile que le requin baleine pourrait atteindre l’âge de 130 ans. Ce qui le place tout de même encore loin du requin du  Groenland, avec une longévité estimée jusqu’à 272 ans (pour l’estimation la + basse).

Le requin Baleine est une espèce considérée comme étant En Danger d’extinction par l’UICN. Il est d’ailleurs classé à l’annexe II de la CITES (Convention de Washington) et de la CMS (Convention de Bonn). De ce fait, cette étude s’est voulue non invasive.

 «Ce qui rend cette approche novatrice est que nous avons pris des mesures sous-marines non invasives répétées de requins vivants au cours d’une décennie. Jusqu’à présent, ces recherches sur le vieillissement et la croissance ont nécessité l’obtention de vertèbres de requins-baleines morts dans les pêcheries qui permettait le dénombrement des anneaux de croissance, comme pour les cernes des arbres, afin de déterminer l’âge. C’est un gros problème.» Cameron Perry

Cette nouvelle approche a consisté à étudier les paramètres de croissance des requins-baleines qui fréquentent l’atoll Ari Sud, aux Maldives, en analysant des mesures répétées de requins évoluant librement dans leur milieu naturel sur une période de 10 ans. Les longueurs totales des requins ont été estimées selon trois méthodes de mesure ; les estimations visuelles sous-estimaient la taille des grands requins, tandis que les mesures au laser et au ruban donnaient des résultats semblables.

Les requins-baleines sont bien connus pour former des agrégations dans des endroits spécifiques, l’un de ces sites étant l’atoll d’Ari sud. L’agrégation des Maldives était composée principalement de requins mâles (91%) juvéniles et les nouveaux requins dans la zone étudiée étaient significativement plus petits que les individus qui y revenaient, ce qui suggère que ce site pourrait constituer une pépinière secondaire.  Cette étude a permis de mesurer plusieurs fois les mêmes requins pendant de nombreuses années. Ces individus reviennent au même endroit tous les un à deux ans.

«Mon étude visait à approfondir les connaissances sur la dynamique des populations de requins-baleines de l’atoll d’Ari Sud, y compris l’âge et la croissance, en calculant les paramètres de croissance et les taux de rencontres avec les requins durant une décennie (avril 2006 à mai 2016). Un total de 1545 rencontres avec 125 individus ont été enregistrées durant cette période. » Cameron Perry

Les chercheurs ont constaté que¹:

  • les requins-baleines peuvent vivre jusqu’à 130 ans ;
  • les requins-baleines peuvent atteindre une taille moyenne de 18.8 m (61,7 pieds)
  • Une maturité sexuelle à environ 25 ans
  • Et une longévité d’environ 140 ans !

« La croissance et la reproduction des requins-baleines, menacés dans de nombreux endroits, sont mal comprises. Lorsque vous combinez ce manque de connaissance avec le fait que les produits issus de requins baleine  tels que les nageoires, la chair et l’huile sont très prisés  (ils sont récoltés dans de nombreux pays ), on peut rapidement voir l’urgence d’apprendre autant que possible pour aider à sauver ces créatures majestueuses. « ,  a déclaré Mahmood Shivji, Ph.D., directeur de Nova Southeastern University’s (NSU).

« Plus nous en apprenons sur ces animaux, leur dynamique de croissance, où ils vont, quelles zones peuvent être leurs pépinières, plus nous avons une meilleure compréhension de leur histoire de vie, qui est impérative pour guider les efforts de conservation », Cameron Perry

¹Ces données dépassent les estimations pour les requins-baleines capturés au large de sur la base d’analyses d’anneaux vertébraux biannuels (maturité sexuelle pour un mâle = 17 ans, espérance de vie = 80,4 ans).

Cameron T. Perry et al. Comparing length-measurement methods and estimating growth parameters of free-swimming whale sharks (Rhincodon typus) near the South Ari Atoll, Maldives, Marine and Freshwater Research (2018). DOI: 10.1071/MF17393

Retrouvez l’étude ici

Sauvegarde des Requins 

whale-shark-936691_1280

Île de la Réunion : Pêche post attaque …sans attaque

Communiqué de presse, le 18 février 2018

La préfecture vient de déclencher une pêche post attaque grassement payée par la contribuable alors que le requin concerné est mort et qu’il n’y a pas eu d’attaque.

Ce jeune homme a tiré un poisson qu’il était en train de fixer à son accroche poisson. Lorsque le requin attiré par le poisson  s’est approché. le chasseur a eu le temps de prendre son puissant fusil peu maniable de 1M30 et de l’intercaler.

Le requin ne trouvant pas le poisson a alors fait demi tour et le chasseur l’a tiré sur le côté de la tête, en arrière de l’oeil, alors que, selon ses propres dires, le requin s’enfuyait. L’emplacement du tir montre bien que le requin n’attaquait pas .

La flèche aurait pénétré de 30 à 50 cms. Une flèche tirée à cet endroit est mortelle.

Le tir  aurait pu provoquer une réaction violente de défense du requin si il n’avait pas été si bien ajusté. IL aurait été plus judicieux pour le chasseur de remonter sur le Kayak. On ne peut cependant blâmer un jeune homme inexpérimenté d’avoir cru défendre sa vie et d’avoir paniqué .

Cet incident met en évidence le risque énorme de pratiquer la chasse sous marine à proximité des baigneurs et surfers comme veulent le faire certains élus.

L’incident ne peut en aucun cas être qualifié d’attaque. Il s’agit tout au plus d’une interaction provoquée.

Lancer à grand frais une pêche post attaque, sans qu’il n’y ait eu d’attaque  pour pêcher un requin déjà mort laisse planer quelques doutes sur l’utilisation judicieuse des fonds attribués à la réduction du risque requins dont le montant vient de doubler.

Jean Bernard Galves, porte parole du collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181,Sauvegarde des requins, One Voice, Tendua, Vagues, Requin Intégration

Les attaques de requins dans le monde pour l’année 2017

L’International Shark Attack File (ISAF) a enquêté sur 155 incidents présumés d’interaction homme-requin survenus dans le monde en 2017. 88 cas représentent des attaques confirmées de requins « non provoquées » sur des humains. 30 des cas restants ont été confirmés comme étant des « attaques provoquées » sur des humains.

5 décès dans le monde pour cette année 2017. Pour rappel, l’année 2016 comptait 4 attaques ayant entraîné la mort, 2015 avec 6 décès et l’année 2014 avec 3 attaques mortelles.

« Attaques non provoquées » sont définies comme des incidents où une attaque sur un homme en vie par un requin qui se produit dans son habitat naturel, sans provocation de l’homme sur le requin.

« Attaques provoquées » : attaques résultants d’une interaction provoquée par l’homme c’est-à-dire quand un humain initie un contact physique avec un requin, par exemple, un plongeur mordu après avoir attrapé un requin, les attaques contre les pêcheurs (pêche sous marine) et impliquant le fait que  les requins se nourrissaient, les morsures suite au décrochage ou l’enlèvement d’un requin d’un filet de pêche, etc

 

ISAF attaques 2005 à 2017
Attaques mortelles dans le monde de 2005 à 2017

Du mythe à la réalité : Une moyenne de 6 attaques mortelles/an sur 13 ans (5.69).

2016 : https://sauvegardedesrequins.wordpress.com/2017/01/28/les-attaques-de-requins-en-baisse-sur-lannee-2016/ 

2014 :https://sauvegardedesrequins.wordpress.com/2015/02/22/les-attaques-dans-le-monde-pour-2014/

2013 :https://sauvegardedesrequins.wordpress.com/2014/02/27/les-attaques-de-requins-dans-le-monde-en-chiffres-la-fin-dun-mythe/

Pêche aux requins interdite du 1er février au 30 juin aux Émirats arabes unis

Communiqué de presse, 31 janvier 2018

Le ministère du Changement climatique et de l’Environnement (MOCCAE) a annoncé que la pêche au requin est interdite pendant la période du jeudi 1er février au 30 juin, coïncidant avec la saison de reproduction. L’interdiction est en vertu du décret ministériel n ° 500 pour l’année 2014 sur la réglementation de la pêche et du commerce des requins.

Salah Abdallah Al Rayssi, Directeur du Département  des pêches au MOCCAE, a déclaré que l’interdiction vise à réduire les risques auxquels sont exposées les espèces de requins rares. Il a noté que les requins jouent un rôle crucial dans le maintien d’un habitat sain en «nettoyant» les récifs et en s’attaquant aux populations de poissons faibles et malades, gardant les récifs coralliens exempts de maladies et les poissons sains et forts.

«Les eaux des Émirats arabes unis (EAU) abritent jusqu’à 30 espèces de requins, qui sont classées comme en danger ou en danger critique d’extinction. Les pratiques de pêche illégales, la propagation mondiale de méthodes de pêche contraires à l’éthique et non contrôlées, ainsi que l’augmentation du commerce des ailerons de requin, mettent certaines espèces de requins à la limite de l’extinction. Les efforts mondiaux doivent être intensifiés pour éviter que cela ne se produise « , a-t-il souligné.

Le décret ministériel no 500 pour l’année 2014 limite la pêche aux requins dans les eaux de pêche situées à moins de cinq milles marins des côtes des EAU et à trois milles marins au moins des îles des EAU. Cela permettra d’éviter la pêche des requins pour leurs ailerons et contrecarrer la pratique de jeter leurs corps dans la mer (finning). Le règlement stipule que les requins doivent être débarqués entiers dans le port. Il vise également à empêcher le commerce de requins vivants capturés dans les eaux de pêche des EAU à moins qu’un permis spécial n’ait été délivré par le ministère. Il empêche la pêche des espèces énumérées dans la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES), qui stipule également que ces espèces doivent être soigneusement relâchées dans la mer lorsqu’elles sont capturées accidentellement.

Le décret permet aux pêcheurs d’utiliser plusieurs hameçons pour chaque ligne de pêche pour attraper les requins du 1er juillet de chaque année jusqu’à la fin de janvier de l’année suivante en utilisant des hameçons, sans dépasser 100 hameçons par ligne. Les hameçons doivent être courbés et biodégradables.

L’importation de requins (frais, congelés, séchés, salés, fumés ou en conserve, ou sous toute autre forme) est également autorisée par le décret. Les marchandises doivent être accompagnées du certificat d’origine, de la source d’origine pour chaque expédition, en indiquant le nom scientifique et la quantité. En cas d’importation d’espèces de requins énumérées dans la CITES, le certificat d’exportation ou de réexportation délivré par l’autorité administrative du pays exportateur et un certificat d’importation valide délivré par le MOCCAE doit être présenté. Les entreprises ne sont pas autorisées à exporter des requins capturés dans les eaux de pêche des EAU – qu’ils soient frais, congelés, séchés ou salés, fumés ou en conserve, ou toute autre forme, – tout au long de l’année.

En cas de réexportation d’espèces de requins présentes dans les annexes de la CITES, des documents supplémentaires tels que le certificat de réexportation délivré par le Ministère du Changement Climatique et de l’Environnement pour ces espèces de requins doivent être soumis, en plus de l’autorisation préalable du pays importateur.

Traduction Sauvegarde des Requins

Source : MOCCAE 

75ba455f_3201x2bc1wTransparent

464 kg d’ailerons de requins marteaux saisis par les douanes.

Communiqué de presse, 29 décembre 2017

Les douanes de Hong Kong ont saisi aujourd’hui (29 décembre) environ 464 kilogrammes d’ailerons de requins séchés. Suspectés d’être des ailerons de requins Marteaux, la valeur marchande est estimée à environ 370 000 dollars.

   Les agents des douanes ont inspecté un conteneur arrivant à Hong Kong du Pérou. Lors de l’inspection, les agents des douanes ont trouvé les ailerons de requins séchés. L’affaire a été transmise au Département de l’agriculture, de la pêche et de la conservation pour enquête de suivi. En vertu de l’Ordonnance sur la protection des espèces animales et végétales en danger, toute personne reconnue coupable d’importation ou d’exportation d’une espèce menacée sans permis est passible d’une amende maximale de 5 millions de dollars et d’une peine d’emprisonnement de deux ans.

Traduction Sauvegarde des Requins

Source : The Government of the Hong Kong Special Administrative Region

Saisie des douanes

Massacre programmé : faisons entendre nos voix

Île de la Réunion. Un appel d’offres vient d’être lancé pour augmenter les prises de pêches que nos autorités revendiquent comme ciblées (bouledogue et tigre). Or à ce jour et depuis le déploiement du programme CapRequins en janvier 2014, les prises accessoires sont proportionnellement bien plus nombreuses. Aujourd’hui, 3 engins de pêches sont proposés : les drumlines, les palangres et le trémail : des engins destructeurs pour la biodiversité marine. Ces pêches continueront à se réaliser en toute impunité sans observateurs issus de la protection animale  (ces dernières ayant été écartées dans l’appel d’offres).

C’est pourquoi, notre collectif demandons à Monsieur le Ministre Nicolas Hulot,  une consultation publique sur le sort des requins de La Réunion et l’intégrité de la Réserve Marine.

« L’État a lancé un appel d’offres ouvert jusqu’au 30 novembre prochain pour permettre un massacre de requins sans précédant dans le cadre de la « Crise requin » à La Réunion.
AUCUN observateur issu des ONGs de protection des requins ne sera admis lors de ces parties de pêches qui promettent d’être un véritable carnage, y compris dans la Réserve Marine loin des regards dérangeants et entre complices.
Cette démarche va à contre courant des avertissements des scientifiques sur l’inefficacité et la dangerosité des pêches. Nos associations demandent de toute urgence une consultation publique sur cet enjeu de société qui nous concerne tous, de par son impact inéluctable sur l’environnement, la biodiversité et les conditions de sécurité des personnes. »

La pétition du collectif est toujours en ligne et d’actualité. Pour la signer et la partager, cliquer sur ici

@Sauvegarde des Requins

Cop12 : Convention sur la conservation des espèces migratrices

CMS COP12 : trois espèces de requins et trois espèces de raies bénéficieront d’une meilleure protection

La douzième session de la Conférence des Parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS COP12) s’est déroulée à Manille, aux Philippines, du 23 au 28 octobre 2017. L’Inde accueillera la COP13 en 2020.

Toutes les propositions de poissons ont été approuvées, ce qui signifie que trois espèces de requins et trois espèces de raies bénéficieront d’une meilleure protection, avec le Requin Baleine à l’Annexe I et l’Ange De Mer sur les deux Annexes. Le Requin sombre, le requin bleu, la Guitare De Mer et le Poisson-guitare à Lunaires sont inscrits à l’Annexe II. Les modifications apportées aux Annexes, Résolutions et Décisions de la CMS entrent en vigueur 90 jours après la COP.

« Le thème de cette conférence (« Leur avenir est notre avenir – développement durable pour la faune sauvage et les humains ») a également contribué à une reconnaissance mondiale accrue de l’importance de la nature pour notre bien-être humain et des liens multiples entre la faune et les hommes. Transmettre le message que l’avenir de la faune migratrice fait partie intégrante de notre propre avenir et que nous avons tous la responsabilité d’agir était essentiel. Les accords conclus à la COP12 de la CMS ont fermement souligné cet important message », a déclaré Bradnee Chambers.

La COP12 de la CMS a attiré plus de 1000 participants, dont 234 délégués de 91 Parties et 35 non-Parties représentant toutes les régions du monde. C’était la première fois que le sommet se tenait en Asie.

La CMS (Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices de la Faune Sauvage) ou Convention de Bonn : travaille à la conservation d’une grande variété d’animaux migrateurs aviaires, aquatiques et terrestres menacés d’extinction dans le monde entier en négociant et en mettant en œuvre des accords et des plans d’action par espèce. Avec actuellement 120 pays membres, la CMS est une convention en pleine croissance, chargée tout particulièrement de renforcer les efforts de conservation internationaux en faveur des animaux migrateurs.

Une inscription à l’Annexe I de la CMS oblige les Parties à une protection stricte, telle que l’interdiction des captures.

L’inscription à l’Annexe II engage les pays à coordonner des mesures de conservation transfrontalières dans toute l’aire de répartition de l’espèce.

cop 12 cms Sauvegarde des Requins

« Beauté Sauvage » : exposition photos de sensibilisation édition 2017

Éléphants, rhinocéros et …requins ; ces animaux témoignent que quelque soit leur image auprès du grand public, la menace d’extinction pèse sur eux. Perte d’habitats, extermination…les diverses pressions de l’Homme sur ces espèces vont-elles sonner le glas pour ces animaux emblématiques ?

Du 02 au 30 novembre 2017

Éléphants, rhinocéros et …requins ; ces animaux témoignent que quelque soit leur image auprès du grand public, la menace d’extinction pèse sur eux. Perte d’habitats, extermination…les diverses pressions de l’Homme sur ces espèces vont-elles sonner le glas pour ces animaux emblématiques ?

Notre association travaille depuis sa création à informer et sensibiliser le grand public et aussi les élus aux menaces qui pèsent sur les requins. De plus, nous collaborons avec les associations locales pour s’unir et diffuser plus largement le même message d’alerte.

Cette exposition donnera aussi lieu à 2 rv de rencontres :

  • Vendredi 10 novembre : projection-débat avec notre association sur le thème : « Quelles menaces pèsent sur les requins ?»
  • Vendredi 24 novembre : conférence « Lawrence Anthony, l’homme qui murmurait à l’oreille des éléphants » par l’association LAEO

Réservation pour les rv au 03 23 80 32 20 ou par mail : geodomia@aisne.fr ou sauvegardedesrequins@orange.fr 

Lieu :

33, rue des Victimes de Comportet, 02000 Merlieux-et-Fouquerolles

Horaires :

Du mardi au vendredi : 10h00-12h30 / 14h00-17h30

Samedi : 9h30-12h30

Beauté Sauvage Géodomia