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CoP18 de la CITES : la France ne doit pas oublier les requins.

Du 23 mai au 3 juin prochain, les représentants des 183 pays membres de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) se réuniront une nouvelle fois pour décider du sort de nombreuses espèces, dont plusieurs espèces de requins et de raies exploitées par les flottes françaises et européennes.

Communiqué de presse

France, 23 avril 2019 – Du 23 mai au 3 juin prochain, les représentants des 183 pays membres de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) se réuniront une nouvelle fois pour décider du sort de nombreuses espèces, dont plusieurs espèces de requins et de raies exploitées par les flottes françaises et européennes.

Les associations françaises de conservation des espèces de requins, raies et chimères se sont réunies pour demander à la France d’appuyer fermement l’inscription des deux espèces de requins taupe bleus (Isurus oxyrinchus et Isurus paucus) et de toutes les espèces de raies guitares du genre Glaucostegus et de la famille des Rhinidae, proposées en inscription à l’annexe II de la CITES¹ et d’exhorter les principaux pays pêcheurs à réguler le commerce de ces espèces. Cette demande collective, transmise par courrier officiel à François de Rugis Ministre de la transition écologique et solidaire, rappelle que 100 millions de requins sont tués chaque année en moyenne, notre pays occupant une place non négligeable en termes de prises de requins avec plus de 15.000 tonnes
pêchées annuellement.
Espérons que ces voix soient entendues face à la gravité de la situation. Il est urgent de limiter le commerce international et la surpêche des requins-taupes bleus, des raies guitares mais aussi d’autres espèces de poissons cartilagineux dont le commerce mondial des ailerons, de la viande et de dérivés (huile, cartilage)² ne fait l’objet d’aucun contrôle tandis que les études annoncent déjà qu’une espèce sur trois de requins, de raies et de chimères est menacée de disparition dans le monde.
La CITES est un outil pour veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Elle offre aux Etats l’opportunité de contrôler ou d’interdire le commerce de ces espèces et d’engager des procédures contre les actes de braconnages internationaux exercés sur des espèces menacées ou gravement menacées d’extinction.
L’inscription sur la liste de l’Annexe II de la CITES des deux espèces de requins-taupes bleus et des espèces de raies guitares permettra une prise de conscience et une limitation de l’importation des ailerons vers l’Asie du Sud-Est et de la viande vers les pays consommateurs. Cette inscription constituerait aujourd’hui une première étape incontournable pour la préservation de ces espèces largement présentes dans les eaux françaises. La France se doit d’appuyer cette inscription.

1 Proposals for amendment of Appendices I and II – Eighteenth meeting of the Conference of the Parties
2 Dent, F. & Clarke, S. 2015. State of the global market for shark products. FAO Fisheries and Aquaculture
Technical Paper No. 590. Rome, FAO. 187 pp.

Logos web

Lettre adressée aux représentants français CITES : 

Lettre adressée au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire : 

Dix-huitième session de la Conférence des Parties (2019)

Nouvelle conférence des parties pour une régulation du commerce de quelques espèces de requins et raies.

CoP 18 : les propositions

Annexe II :

Isurus oxyrinchus (requin-taupe bleu, requin mako) et Isurus paucus (petit requin-taupe).

Glaucostegus spp.(Guitares de mer) : la guitare de mer fouisseuse (Glaucostegus cemiculus) et la guitare de mer à nez pointu (Glaucostegus granulatus) + les espèces ressemblantes (Glaucostegus halavi, Glaucostegus obtusus, Glaucostegus thouin, Glaucostegus typus).

Rhinidae spp. (Raies) : Rhynchobatus australiae et la grande raie-guitare, Rhynchobatus djiddensis + les espèces ressemblantes (Wedgefish taïwanais Rhychobatus immaculatus, Wedgefish au museau doux Rhychobatus laevis, Wedgefish africain Rhychobatus luebberti, Wedgefish aux sourcils Rhychobatus palpebratus, Wedgefish à long nez Rhychobatus springeri, Wedgefish clown Rhynchobatus cooki, Raie guitare à nez rond Rhina ancylostoma, Faux requin raie Rhynchorhina mauritaniensis).

Au sujet de la CITES

La CITES  (the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora): Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, accord intergouvernemental signé le 3 mars 1973 à Washington, aussi appelé Convention de Washington.

Le rôle de la CITES : Elle a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Elle compte aujourd’hui 181 Parties.

Tous les trois ans, les modalités d’application de la Convention et la liste des espèces concernées sont révisées lors des Conférences des parties.

Les espèces dont le commerce est réglementé par la CITES sont réparties en 3 annexes :

Annexe I : Les espèces inscrites à l’Annexe I sont les plus menacées de toutes les espèces animales et végétales couvertes par la CITES. Etant menacées d’extinction, la CITES en interdit le commerce international de leurs spécimens sauf lorsque l’importation n’est pas faite à des fins commerciales mais, par exemple, à des fins de recherche scientifique. Ces espèces représentent 3% de l’ensemble des espèces CITES.

Annexe II : Cette annexe comprend quant à elle toutes les espèces qui, bien que n’étant pas nécessairement menacées actuellement d’extinction, pourraient le devenir si le commerce des spécimens de ces espèces n’était pas soumis à une réglementation stricte ayant pour but d’éviter une exploitation incompatible avec leur survie. Elle comprend également les espèces dites « semblables », à savoir des espèces présentant une telle ressemblance avec celles déjà inscrites à l’Annexe II que les agents chargés de l’application de la CITES ont peu de chances de réussir à les distinguer. Le commerce international de spécimens sauvages de ces espèces est généralement autorisé mais il est réglementé au moyen de permis et de certificats. Ces espèces représentent 96% de l’ensemble des espèces CITES.

Annexe III : Liste des espèces inscrites à la demande d’une Partie qui en réglemente déjà le commerce et qui a besoin de la coopération des autres Parties pour en empêcher l’exploitation illégale ou non durable. Le commerce international des spécimens des espèces inscrites à cette annexe n’est autorisé que sur présentation des permis ou certificats appropriés. Ces espèces représentent 1% de toutes les espèces CITES. Contrairement à ce qui se passe dans le cas des deux autres annexes, aucune décision de la Conférence des Parties n’est nécessaire pour inscrire une espèce à l’Annexe III, les inscriptions étant du ressort de la ou des Partie(s) concernée(s).

Les espèces déjà inscrites en Annexe (sur les près de 1300 espèces de requins, raies et chimères alors qu’1 espèce sur 3 est menacée d’extinction dans le monde !).

Espèces

Appendice / Annexe Date
Cetorhinus maximus (Requin pèlerin) II
(précédemment III depuis le 13/09/00)
13/02/2003
Rhincodon typus (Requin-baleine) II 13/02/2003
Carcharodon carcharias

(Grand requin blanc)

II
(précédemment III depuis le 29/10/01)
12/01/2005
Pristidae spp. (Poissons-scies– 7 espèces) I 13/09/2007
Lamna nasus

(Requin-taupe commun)

II
(précédemment III depuis le 25/09/12)
14/09/2014
Carcharinus longimanus

(Requin océanique)

II 14/09/2014
Sphyrna lewini

(Requin-marteau halicorne)

II
(précédemment III depuis le 25/09/12)
14/09/2014
Sphyrna mokarran

(Grand requin-marteau)

II 14/09/2014
Sphyrna zygaena

(Requin-marteau lisse)

II 14/09/2014
Manta spp. (Raies manta) II 14/09/2014
Mobula spp (Raies mobula) II

10/2016

Entrée en vigueur le  04/04/2017

Alopias spp (Requins Renard) II

10/2016

Entrée en vigueur le 04/10/2017

Carcharhinus falciformis

(Requin Soyeux)

II

10/2016

Entrée en vigueur le 04/10/2017

Raies d’eau douce

Paratrygon aiereba (Colombie)

Potamotrygon spp. (Population du Brésil)

Potamotrygon constellata (Colombie)

Potamotrygon magdalenae (Colombie)

Potamotrygon motoro (Colombie)

Potamotrygon orbignyi (Colombie)

Potamotrygon schroederi (Colombie)

Potamotrygon scobina (Colombie)

Potamotrygon yepezi (Colombie)

III

Pour en savoir plus :

https://cites.org/sites/default/files/fra/cop/18/prop/08032019/F-CoP18-Prop-42.pdf

https://cites.org/sites/default/files/fra/cop/18/prop/19032019/F-CoP18-Prop-43.pdf

https://cites.org/sites/default/files/fra/cop/18/prop/19032019/F-CoP18-Prop-44.pdf

Sylvie, Sauvegarde des Requins

 

Liste rouge de l’UICN : la surpêche des requins soulignée dans la dernière mise à jour

Le groupe de spécialistes des requins (GSR) de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publie ce jour ses nouvelles évaluations pour l’inscription sur la Liste rouge de 58 espèces de raies et de requins, dont 17 sont considérées menacées d’extinction. Ces résultats s’inscrivent dans un projet mondial visant à évaluer les tendances des populations grâce à une série d’ateliers d’experts, dont le premier portait sur les espèces australiennes et les espèces océaniques du monde entier.

Les spécialistes appellent à l’adoption de mesures de conservation à l’heure où un nombre croissant d’espèces passent dans la catégorie « en danger ».

Communiqué de Presse de UICN

Londres, le 21 mars 2019 : Le groupe de spécialistes des requins (GSR) de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publie ce jour ses nouvelles évaluations pour l’inscription sur la Liste rouge de 58 espèces de raies et de requins, dont 17 sont considérées menacées d’extinction. Ces résultats s’inscrivent dans un projet mondial visant à évaluer les tendances des populations grâce à une série d’ateliers d’experts, dont le premier portait sur les espèces australiennes et les espèces océaniques du monde entier.
« Nos résultats sont alarmants, mais n’ont rien de surprenant. En effet, nous constatons que les requins qui ont une croissance particulièrement lente, qui sont très recherchés et qui ne bénéficient pas de mesures de protection contre la surpêche sont généralement les plus menacés », déclare Nicholas Dulvy, coprésident du GSR, professeur à l’université Simon Fraser.
« Un des cas les plus préoccupants est celui d’un requin rapide et emblématique, le requin taupe bleu, que nous avons évalué comme étant “en danger”, parce que sa population est gravement épuisée dans le monde entier. Elle a notamment connu un déclin de 60 % dans l’Atlantique en l’espace d’environ 75 ans. »
Son cousin, le petit requin-taupe, intègre également la catégorie « en danger ». Les requins taupes migrent sur de longues distances, ne se reproduisent pas avant la fin de leur deuxième décennie, et sont prisés dans de nombreux pays tant pour leur viande que pour leurs nageoires. Ils ne font pourtant pas l’objet de quotas de pêche internationaux. L’importance de la gestion des pêches est soulignée par les 41 évaluations mises à jour pour la Liste rouge des raies et des requins d’Australie, un pays leader de la conservation des requins.
« Plus de la moitié des espèces australiennes évaluées ont été classées “ de préoccupation mineure” grâce, en grande partie, à l’application de limites de captures », déclare Peter Kyne, chercheur à l’université Charles Darwin et coordinateur de l’autorité pour la Liste rouge, le GSR. « Les neuf requins australiens qui demeurent en grand danger sont pour l’essentiel des espèces d’eau profonde qui ont une croissance exceptionnellement lente et sont par conséquent mal équipées pour résister à une pression halieutique même modeste. Nous évaluons notamment l’aiguillat aux yeux verts, dont la gestation de près de trois ans est la plus longue du règne animal, comme étant “en danger”. »
Les raies et requins océaniques pour lesquels on constate des populations en assez bon état (classées « de préoccupation mineure ») correspondent principalement à des espèces dont la chair n’est pas prisée, comme dans le cas de la pastenague violette, ou qui vivent à de très grandes profondeurs et ne peuvent pas être ciblées par les engins de pêche, comme dans le cas du requin grande-gueule.
« Les menaces qui pèsent sur les raies et les requins ne cessent d’augmenter. Pourtant, les pays du monde entier ne se montrent toujours pas à la hauteur de leurs engagements de conservation, en particulier en ce qui concerne les limites de captures minimales », explique Sonja Fordham, présidente adjointe du GSR travaillant pour Shark Advocates International, un projet de The Ocean Foundation. « Pour inverser cette tendance et faciliter la reconstitution des raies et des requins, le GSR demande l’adoption immédiate de limites de captures nationales et internationales, ainsi que des interdictions totales du débarquement des espèces évaluées comme “en danger” ou “en danger critique d’extinction”. Nous devons agir au plus vite. »

Les espèces classées « vulnérables », « en danger » ou « en danger critique » sur la Liste rouge de l’UICN sont considérées comme menacées d’extinction.

Le requin-taupe bleu (Isurus oxyrinchus) et le petit requin-taupe (Isurus paucus) sont passés de la catégorie « vulnérable » à la catégorie « en danger », ce qui dénote un risque d’extinction plus élevé. L’UICN considère cependant ce changement comme « non véritable » (non-genuine) selon sa propre terminologie, ce qui signifie qu’il se fonde sur de nouvelles informations qui n’étaient pas disponibles lors de la précédente évaluation.

Composé de 174 experts issus de 55 pays, le groupe de spécialistes des requins (GSR) fait partie de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN. Il a pour objectif de contribuer à la conservation, à la gestion et, si nécessaire, à la reconstitution des requins, des raies et des chimères du monde entier, en apportant l’expertise technique et scientifique qui permettra d’agir : http://www.iucnssg.org.
Le projet Tendances mondiales des requins (Global Shark Trends) du GSR doit évaluer le risque d’extinction de tous les requins, raies et chimères d’ici 2020 :www.iucnssg.org/global-sharktrends-project.html. Financé par le Shark Conservation Fund, le projet est dirigé par l’université canadienne Simon Fraser et les universités australiennes Charles Darwin et James Cook, en partenariat avec l’Aquarium de Géorgie.

©Sauvegarde des Requins

Tendances des attaques de requins dans le monde

« Trends in global shark attacks » Etude de Stephen R. Midway  , Tyler Wagner , George H. Burgess, publiée le 27 février 2019

Traduction © Sauvegarde des requins

« Les humains ont toujours diabolisé les requins parce qu’ils sont insaisissables et vivent dans un environnement dont nous ne sommes pas originaire – la mer » George Burgess, directeur de l’Université de Floride. « Nous voudrions que les gens sachent que ces événements d’attaques de requins doivent être relativisés chaque fois qu’ils se produisent. Cette étude nous aide à prendre du recul et à regarder la situation dans son ensemble. « 

Les attaques de requins sont un phénomène mondial et massivement relayées avec des impacts négatifs sur les populations de requins. Les tendances des activités nautiques et des populations de requins sont liées, ce qui entraîne des taux variables d’attaques de requins dans le temps et dans l’espace. La compréhension de cette variabilité dans les attaques de requins peut contribuer à une meilleure compréhension du risque et à une réponse plus modérée à la suite d’une attaque. Nous avons constaté que les taux d’attaques mondiaux des requins sont faibles, mais variables d’une région à l’autre et au cours des décennies. On a constaté que les pays à faible population avaient les taux d’attaques les plus élevés, tandis que les pays à forte population (États-Unis, Australie, Afrique du Sud) avaient tendance à avoir des taux d’attaques globalement faibles, mais aussi une variabilité interannuelle beaucoup plus grande. Cependant, depuis les années 1960, les pays les plus peuplés tendent également à être les endroits où les taux ont augmenté. En fin de compte, le risque d’attaque des requins dépend également des conditions locales (par exemple, heure de la journée, espèces présentes) ; une compréhension à l’échelle mondiale des taux d’attaques permet de mettre le risque en perspective et peut contribuer à une approche scientifique de la gestion du risque, ainsi que de la gestion et de la conservation des requins.

Les requins sont un groupe diversifié de poissons cartilagineux qui suscite un intérêt scientifique et populaire important. Bien qu’elles soient le plus souvent associées à des habitats marins, certaines espèces occupent des habitats d’eau saumâtre et même d’eau douce et, dans de nombreux systèmes, les espèces de requins sont considérées comme des prédateurs méso (prédateur secondaire) ou apex (top prédateur). La plupart des espèces de requins sont particulièrement vulnérables à la surpêche (espèces cibles ou prises accessoires). Notre connaissance de la dynamique des populations de requins est limitée par rapport à celle de nombreuses espèces de téléostéens (poissons osseux), bien qu’il existe de bons exemples de surveillance des populations de requins – par exemple, le requin citron de Bimini (Negaprion brevirostris), le requin bordé (Carcharhinus limbatus) du golfe du Mexique et l’émissole gommée (Mustelus antarcticus) en Australie. En raison des lacunes dans les données biologiques et démographiques, des conclusions limitées ont parfois été tirées à partir de données limitées, ce qui a conduit à des évaluations contrastées des populations et favorise, malheureusement, la confusion entourant le statut et les tendances des populations individuelles de requins.

Les requins pointés du doigt par les humains…

En cause les « attaques de requin ». Bien que la plupart de ces interactions résultent dans le cas de blessures mineures similaires à celles provoquées par une morsure de chien, environ 6 des 75 à 100 attaques non provoquées qui se produisent actuellement chaque année dans le monde entraînent le décès. En dépit de sa rareté relative, les attaques de requins sont un phénomène culturel qui suscite un vif intérêt dans les médias populaires. Des mythes et des idées fausses se perpétuent régulièrement à la télévision, dans des magazines et des journaux, ainsi que dans les médias sociaux.

Trois espèces de requins retiennent particulièrement l’attention : le requin Bouledogue (Carcharhinus leucas), le requin tigre (Galeocerdo cuvier) et le requin blanc (Carcharodon carcharias). Les biologistes doivent s’intéresser à ces espèces, car ce sont de grandes espèces migratrices à la répartition cosmopolite. La Liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) a classé les requins blancs dans la catégorie « espèce vulnérable » et les requins tigre et bouledogue dans la catégorie « Quasi menacée », bien que les données des populations individuelles de chaque espèce ne soient pas complétement renseignées. Compte tenu de la large distribution et de la nature hautement migratoire de ces 3 espèces, il est probable qu’une évaluation de la population mondiale doit être réalisée au moyen d’évaluations régionales complémentaires.

« Nous devrions penser au risque d’une attaque de requin comme à un accident de voiture. Par exemple, nous n’évaluons pas notre risque personnel d’avoir un accident de voiture dans les statistiques nationales sur les accidents de voiture année après année. Nous pensons à notre voiture, à la météo, aux conditions de la route et à d’autres facteurs très locaux », Stephen R. Midway.

Bien que les populations de requins soient mal définies, les interactions entre requins et humains sous la forme d’attaques non provoquées augmentent en nombre depuis plus d’un siècle et dans des lieux de plus en plus diversifiés. L’augmentation du nombre d’attaques – notamment aux États-Unis, en Australie et en Afrique du Sud – a été attribuée à l’augmentation de la population humaine et donc, à l’augmentation des activités de loisirs nautiques. En fait, bien que les médias populaires prétendent souvent qu’il y a de plus en plus d’attaques de requins, le risque réel peut effectivement diminuer dans certains endroits.

Il est important de comprendre à la fois le risque réel d’interaction Homme/requin et la manière dont ce risque varie dans le temps et dans l’espace. Parallèlement à une meilleure compréhension du risque par les autorités et le public, on souhaite un public informé dans les endroits où les populations de requins sont menacées, afin de ne pas en empirer le déclin. Notre objectif était de quantifier l’augmentation ou la diminution de la probabilité annuelle d’attaques de requin sur le plan national et régional. Au total, 14 pays et sept régions (sur un total de trois pays) ont été examinés.

Bien que l’augmentation de la population humaine puisse expliquer une certaine augmentation des attaques de requins, elle n’en explique pas tout. Il est probable que les populations de requins, le développement côtier et les conditions environnementales (entre autres facteurs) influencent les taux d’attaques des requins.

Dans l’ensemble, les tendances varient considérablement, sont fonction de nombreux facteurs sociaux et environnementaux interdépendants et les risques restent faibles. Toutefois, dans les régions très peuplées, comme les États-Unis ou le sud de l’Australie, les taux d’attaques de requins ont doublé au cours des 20 dernières années et, même s’ils restent relativement faibles, ils doivent être surveillés.

2018-attaques-dans-le-monde

Source 

2018 : Attaques dans le monde

5 décès dans le monde.

Le rapport de l’ISAF (The International Shark Attack File) pour l’année 2018 vient de paraître.

Sauvegarde des requins vous en propose une synthèse.

Pour cette année, les attaques non provoquées sont en dessous de la moyenne par rapport aux 5 dernières années.

5 attaques mortelles dans le monde

130 incidents ont été reportés : 66 de ces incidents sont considérés comme des « attaques non provoquées » et 34 comme des « attaques provoquées » + 9 sur des bateaux (à moteur ou non) + 4 sur des personnes déjà décédées + 5 pour lesquels l’interaction avec un requin n’a pas été confirmé + 1 cas où le requin était habitué à la présence humaine + 1 incident dans un aquarium public + 10 cas pour lesquels un doute sérieux est émis sur l’espèce, le requin n’étant pas impliqué.

Rappel :

 « Attaques non provoquées » sont définies comme des incidents où une attaque sur un homme en vie par un requin qui se produit dans son habitat naturel, sans provocation de l’homme sur le requin.

« Attaques provoquées » : attaques résultants d’une interaction provoquée par l’homme c’est-à-dire quand un humain initie un contact physique avec un requin, par exemple, un plongeur mordu après avoir attrapé un requin, les attaques contre les pêcheurs (pêche sous-marine) et impliquant le fait que  les requins se nourrissaient, les morsures suite au décrochage ou l’enlèvement d’un requin d’un filet de pêche, etc .

Ainsi l’année 2018 compte 66 « attaques provoquées » contre une moyenne de 84 pour la période 2013 à 2017. 5 attaques mortelles dans le monde cette année (dont 1 « provoquée ») contre une moyenne de 6.

L’ISAF retient donc le chiffre de 4 attaques mortelles. 

Texte ISAF

ISAF

 

Une corrélation est établie entre le nombre d’usagers de la mer et les interactions Homme-Requin.

« Le fichier international d’attaque des requins (ISAF) n’attribue pas d’importance aux tendances à court terme, car il faut s’attendre à des fluctuations annuelles des interactions homme-requin. La variabilité inter-annuelle des conditions océanographiques, socio-économiques et météorologiques influe de manière significative sur l’abondance locale des requins et des hommes dans l’eau et, par conséquent, sur les chances d’une rencontre. »

 

Les Etats-Unis comptent le plus grand nombre d’attaques « non provoquées » (48% des attaques dans le monde), soit 32 attaques dont 1 mortelle.

Le nombre total d’attaques de requins non provoquées dans le monde est très faible compte tenu du nombre d’usagers de la mer, chaque année. Pendant des décennies, les taux de mortalité dans le monde ont continué à baisser en raison des progrès réalisés en matière de sécurité des plages, d’urgence médicale et de sensibilisation du public.

Traduction : Sauvegarde des Requins

Source ISAF

Liberia : Requins et raies protégés pour l’écosystème

AFP, le 15 décembre 2018.

Le Liberia veut prendre soin de son écosystème marin en mettant en place un programme qui protège les requins et les raies.

Le Liberia a mis en place un programme de protection des requins et des raies, deux espèces en danger qui jouent un rôle essentiel dans l’équilibre de l’écosystème marin et dont la disparition porterait un rude coup à l’importante communauté de pêcheurs de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.

Il est sept heures du matin à West Point, bidonville de la capitale libérienne Monrovia, lorsque Kojo Amuaysee sort deux requins de sa pirogue à moteur, tout juste rentrée au port, et les déposent sur le quai, dont les maisons sont décorées à l’effigie de clubs de football.

«Avant, on prenait beaucoup de poissons, mais maintenant, ce n’est plus le cas. Quant aux requins et aux raies, ils sont partis vers les eaux profondes», explique à un correspondant de l’AFP ce pêcheur de 42 ans, tout en proposant sa cargaison de poissons aux marchands, venus dès l’aube attendre le retour des pirogues.

Les requins et les raies jouent un rôle fondamental dans l’équilibre de l’écosystème marin, a récemment souligné la section libérienne de l’ONG Environmental Justice Foundation (EJF).

Leur disparition des eaux de l’Atlantique, qui borde le Liberia, aurait des conséquences catastrophiques pour les récifs coralliens et les herbiers marins, qui constituent des habitats essentiels au développement des poissons, a expliqué l’association dans un communiqué.

L’ONG a donc applaudi l’annonce en novembre par le gouvernement du président George Weah du lancement d’un «plan d’action de trois ans» pour protéger ces deux espèces et, par ricochet, les poissons, alors que quelque 33’000 personnes vivent de l’industrie de la pêche et que 65% des protéines animales consommées par les quelque cinq millions d’habitants de ce pays voisin de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire proviennent de la mer.

En pointe

Le plan d’action, dévoilé par l’Autorité nationale de la pêche et de l’aquaculture (NaFAA), prévoit notamment la collecte de données sur les populations de requins et de raies, ainsi sur la pêche, légale ou illégale, afin d’assurer un meilleur suivi des populations, pratiquement inexistant jusqu’ici.

«Non seulement, cela fera du Liberia un pays en pointe dans la protection des océans en Afrique de l’Ouest, mais cela contribuera à sauvegarder la sécurité alimentaire et le niveau de vie de dizaines de milliers de Libériens», estime l’EJF, qui a collaboré avec les autorités pour la conception du plan d’action.

Reste à convaincre les pêcheurs eux-mêmes.

«Je ne pense pas que ça soit le fait de tuer les requins», estime Kojo Amuaysee quand on l’interroge sur la diminution des prises en mer, en rejetant la faute sur «l’augmentation rapide du nombre de pêcheurs».

George Toe, 45 ans, pêcheur lui aussi, accuse les «navires venant de Guinée et de Côte d’Ivoire pour jeter leurs filets illégalement dans les eaux libériennes». «Ils rejettent à l’eau les poissons dont ils n’ont pas besoin, ce qui pourrit notre eau et chasse les poissons», assure-t-il.

«Il faut naviguer 45 miles (83 km) pour trouver des requins, mais il n’y en a plus comme avant. Dans le temps, on en tuait 200 ou 300 et on les ramenait», détaille le marin-pêcheur.

«Les requins se font rares. Si cela continue, cela va affecter la vie des populations et nous sommes bien obligés de les sensibiliser à ce danger», souligne Augustine Fayiah, chef de projet de l’EJF au Libéria.

Liste rouge

Requins et raies sont particulièrement vulnérables: parce qu’elles ont une croissance lente, atteignent leur maturité sexuelle tardivement et ont un taux peu élevé de reproduction, selon la fondation. Selon cette dernière, un quart des espèces de raies et de requins sont menacées de disparition à travers le monde en raison de la surpêche.

«Nous avons recensé 19 sortes de requins et raies au Liberia et toutes sont sur la liste rouge des espèces en danger de l’Union internationale pour la conservation de la nature, dont le grand requin-marteau et le diable de mer», une raie dont les plus gros spécimens peuvent dépasser cinq mètres d’envergure, observe-t-il.

«Le suivi précis des populations et une gestion durable de ces espèces sont essentiels pour mettre en place des solutions à long terme, tant pour la communauté des pêcheurs du Liberia que pour l’écosystème dont ils dépendent», a souligné la directrice de l’Autorité nationale de la pêche et de l’aquaculture, Emma Glassco.

(afp/nxp)

Huit espèces de requins vont bénéficier d’une meilleure protection à l’échelle mondiale

Communiqué de presse.

Monaco, 14 décembre 2018– Après cinq jours de discussions intensives, la 3ème session de la Réunion des Signataires du Mémorandum d’Entente sur la Conservation des Requins Migrateurs s’est achevée aujourd’hui avec succès.

Parmi les principales décisions prises, il a été convenu d’inclure huit autres espèces dans l’Annexe de l’instrument, ce qui signifie qu’elles devraient bénéficier d’une coopération internationale accrue pour améliorer leur conservation.

Les scientifiques estiment qu’un quart des espèces de requins et de raies dans le monde sont menacées d’extinction.

Les huit espèces  concernées sont :

– Le requin sombre

– La guitare de mer commune

– Le requin Marteau commun

– Le requin océanique

– Des espèces de Rhynchobatus.

– L’ange de mer

L’ange de mer, proposé par l’hôte de la réunion, la Principauté de Monaco, est inscrit sur la Liste rouge de l’UICN en danger critique d’extinction. Bien que l’espèce ait été très répandue au XIXe siècle et au début du XXe siècle, la population mondiale a été appauvrie par les pêches ciblées et, plus récemment, par les prises accidentelles. Le dernier bastion de l’espèce se trouve autour des îles Canaries, mais il n’est encore que très rarement recensé dans une grande partie de son ancienne aire côtière.

Il n’a pas été possible de parvenir à un accord sur l’inscription du requin bleu proposé par le Samoa et le Sri Lanka et les signataires ont demandé que la proposition soit à nouveau soumise à la prochaine réunion dans trois ans, lorsque d’autres évaluations des populations de cette espèce dans les océans Atlantique, Pacifique et Indien auront été entreprises.

Le nombre de requins a chuté de façon spectaculaire ces dernières années, principalement en raison de la surpêche et des prises accidentelles, tandis que l’épuisement des proies affecte également leur état de conservation, de nombreuses espèces étant désormais classées comme en danger critique d’extinction, en danger ou vulnérables dans la Liste rouge de l’UICN.

Des représentants de 34 gouvernements et de l’Union européenne ont assisté à la réunion, ainsi que plusieurs ONG de premier plan s’occupant de conservation marine et d’organisations internationales, dont l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces en danger.

Defenders of Wildlife, une organisation ayant 20 ans d’expérience dans le domaine des requins, a été acceptée comme le douzième « partenaire coopérant » du Mémorandum.

La réunion s’est tenue au Musée océanographique à l’invitation du Gouvernement de la Principauté de Monaco.

CMS : Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage

Le requin baleine : une espérance de vie jusqu’à 130 ans ?

Une nouvelle étude dévoile que le requin baleine pourrait atteindre l’âge de 130 ans. Ce qui le place tout de même encore loin du requin du  Groenland, avec une longévité estimée jusqu’à 272 ans (pour l’estimation la + basse).

Le requin Baleine est une espèce considérée comme étant En Danger d’extinction par l’UICN. Il est d’ailleurs classé à l’annexe II de la CITES (Convention de Washington) et de la CMS (Convention de Bonn). De ce fait, cette étude s’est voulue non invasive.

 «Ce qui rend cette approche novatrice est que nous avons pris des mesures sous-marines non invasives répétées de requins vivants au cours d’une décennie. Jusqu’à présent, ces recherches sur le vieillissement et la croissance ont nécessité l’obtention de vertèbres de requins-baleines morts dans les pêcheries qui permettait le dénombrement des anneaux de croissance, comme pour les cernes des arbres, afin de déterminer l’âge. C’est un gros problème.» Cameron Perry

Cette nouvelle approche a consisté à étudier les paramètres de croissance des requins-baleines qui fréquentent l’atoll Ari Sud, aux Maldives, en analysant des mesures répétées de requins évoluant librement dans leur milieu naturel sur une période de 10 ans. Les longueurs totales des requins ont été estimées selon trois méthodes de mesure ; les estimations visuelles sous-estimaient la taille des grands requins, tandis que les mesures au laser et au ruban donnaient des résultats semblables.

Les requins-baleines sont bien connus pour former des agrégations dans des endroits spécifiques, l’un de ces sites étant l’atoll d’Ari sud. L’agrégation des Maldives était composée principalement de requins mâles (91%) juvéniles et les nouveaux requins dans la zone étudiée étaient significativement plus petits que les individus qui y revenaient, ce qui suggère que ce site pourrait constituer une pépinière secondaire.  Cette étude a permis de mesurer plusieurs fois les mêmes requins pendant de nombreuses années. Ces individus reviennent au même endroit tous les un à deux ans.

«Mon étude visait à approfondir les connaissances sur la dynamique des populations de requins-baleines de l’atoll d’Ari Sud, y compris l’âge et la croissance, en calculant les paramètres de croissance et les taux de rencontres avec les requins durant une décennie (avril 2006 à mai 2016). Un total de 1545 rencontres avec 125 individus ont été enregistrées durant cette période. » Cameron Perry

Les chercheurs ont constaté que¹:

  • les requins-baleines peuvent vivre jusqu’à 130 ans ;
  • les requins-baleines peuvent atteindre une taille moyenne de 18.8 m (61,7 pieds)
  • Une maturité sexuelle à environ 25 ans
  • Et une longévité d’environ 140 ans !

« La croissance et la reproduction des requins-baleines, menacés dans de nombreux endroits, sont mal comprises. Lorsque vous combinez ce manque de connaissance avec le fait que les produits issus de requins baleine  tels que les nageoires, la chair et l’huile sont très prisés  (ils sont récoltés dans de nombreux pays ), on peut rapidement voir l’urgence d’apprendre autant que possible pour aider à sauver ces créatures majestueuses. « ,  a déclaré Mahmood Shivji, Ph.D., directeur de Nova Southeastern University’s (NSU).

« Plus nous en apprenons sur ces animaux, leur dynamique de croissance, où ils vont, quelles zones peuvent être leurs pépinières, plus nous avons une meilleure compréhension de leur histoire de vie, qui est impérative pour guider les efforts de conservation », Cameron Perry

¹Ces données dépassent les estimations pour les requins-baleines capturés au large de sur la base d’analyses d’anneaux vertébraux biannuels (maturité sexuelle pour un mâle = 17 ans, espérance de vie = 80,4 ans).

Cameron T. Perry et al. Comparing length-measurement methods and estimating growth parameters of free-swimming whale sharks (Rhincodon typus) near the South Ari Atoll, Maldives, Marine and Freshwater Research (2018). DOI: 10.1071/MF17393

Retrouvez l’étude ici

Sauvegarde des Requins 

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Île de la Réunion : Pêche post attaque …sans attaque

Communiqué de presse, le 18 février 2018

La préfecture vient de déclencher une pêche post attaque grassement payée par la contribuable alors que le requin concerné est mort et qu’il n’y a pas eu d’attaque.

Ce jeune homme a tiré un poisson qu’il était en train de fixer à son accroche poisson. Lorsque le requin attiré par le poisson  s’est approché. le chasseur a eu le temps de prendre son puissant fusil peu maniable de 1M30 et de l’intercaler.

Le requin ne trouvant pas le poisson a alors fait demi tour et le chasseur l’a tiré sur le côté de la tête, en arrière de l’oeil, alors que, selon ses propres dires, le requin s’enfuyait. L’emplacement du tir montre bien que le requin n’attaquait pas .

La flèche aurait pénétré de 30 à 50 cms. Une flèche tirée à cet endroit est mortelle.

Le tir  aurait pu provoquer une réaction violente de défense du requin si il n’avait pas été si bien ajusté. IL aurait été plus judicieux pour le chasseur de remonter sur le Kayak. On ne peut cependant blâmer un jeune homme inexpérimenté d’avoir cru défendre sa vie et d’avoir paniqué .

Cet incident met en évidence le risque énorme de pratiquer la chasse sous marine à proximité des baigneurs et surfers comme veulent le faire certains élus.

L’incident ne peut en aucun cas être qualifié d’attaque. Il s’agit tout au plus d’une interaction provoquée.

Lancer à grand frais une pêche post attaque, sans qu’il n’y ait eu d’attaque  pour pêcher un requin déjà mort laisse planer quelques doutes sur l’utilisation judicieuse des fonds attribués à la réduction du risque requins dont le montant vient de doubler.

Jean Bernard Galves, porte parole du collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181,Sauvegarde des requins, One Voice, Tendua, Vagues, Requin Intégration

Les attaques de requins dans le monde pour l’année 2017

L’International Shark Attack File (ISAF) a enquêté sur 155 incidents présumés d’interaction homme-requin survenus dans le monde en 2017. 88 cas représentent des attaques confirmées de requins « non provoquées » sur des humains. 30 des cas restants ont été confirmés comme étant des « attaques provoquées » sur des humains.

5 décès dans le monde pour cette année 2017. Pour rappel, l’année 2016 comptait 4 attaques ayant entraîné la mort, 2015 avec 6 décès et l’année 2014 avec 3 attaques mortelles.

« Attaques non provoquées » sont définies comme des incidents où une attaque sur un homme en vie par un requin qui se produit dans son habitat naturel, sans provocation de l’homme sur le requin.

« Attaques provoquées » : attaques résultants d’une interaction provoquée par l’homme c’est-à-dire quand un humain initie un contact physique avec un requin, par exemple, un plongeur mordu après avoir attrapé un requin, les attaques contre les pêcheurs (pêche sous marine) et impliquant le fait que  les requins se nourrissaient, les morsures suite au décrochage ou l’enlèvement d’un requin d’un filet de pêche, etc

 

ISAF attaques 2005 à 2017
Attaques mortelles dans le monde de 2005 à 2017

Du mythe à la réalité : Une moyenne de 6 attaques mortelles/an sur 13 ans (5.69).

2016 : https://sauvegardedesrequins.wordpress.com/2017/01/28/les-attaques-de-requins-en-baisse-sur-lannee-2016/ 

2014 :https://sauvegardedesrequins.wordpress.com/2015/02/22/les-attaques-dans-le-monde-pour-2014/

2013 :https://sauvegardedesrequins.wordpress.com/2014/02/27/les-attaques-de-requins-dans-le-monde-en-chiffres-la-fin-dun-mythe/