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Les attaques de requins dans le monde pour l’année 2017

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Les attaques de requins dans le monde pour l’année 2017

L’International Shark Attack File (ISAF) a enquêté sur 155 incidents présumés d’interaction homme-requin survenus dans le monde en 2017. 88 cas représentent des attaques confirmées de requins « non provoquées » sur des humains. 30 des cas restants ont été confirmés comme étant des « attaques provoquées » sur des humains.

5 décès dans le monde pour cette année 2017. Pour rappel, l’année 2016 comptait 4 attaques ayant entraîné la mort, 2015 avec 6 décès et l’année 2014 avec 3 attaques mortelles.

« Attaques non provoquées » sont définies comme des incidents où une attaque sur un homme en vie par un requin qui se produit dans son habitat naturel, sans provocation de l’homme sur le requin.

« Attaques provoquées » : attaques résultants d’une interaction provoquée par l’homme c’est-à-dire quand un humain initie un contact physique avec un requin, par exemple, un plongeur mordu après avoir attrapé un requin, les attaques contre les pêcheurs (pêche sous marine) et impliquant le fait que  les requins se nourrissaient, les morsures suite au décrochage ou l’enlèvement d’un requin d’un filet de pêche, etc

 

ISAF attaques 2005 à 2017

Attaques mortelles dans le monde de 2005 à 2017

Du mythe à la réalité : Une moyenne de 6 attaques mortelles/an sur 13 ans (5.69).

2016 : https://sauvegardedesrequins.wordpress.com/2017/01/28/les-attaques-de-requins-en-baisse-sur-lannee-2016/ 

2014 :https://sauvegardedesrequins.wordpress.com/2015/02/22/les-attaques-dans-le-monde-pour-2014/

2013 :https://sauvegardedesrequins.wordpress.com/2014/02/27/les-attaques-de-requins-dans-le-monde-en-chiffres-la-fin-dun-mythe/

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Pêche aux requins interdite du 1er février au 30 juin aux Émirats arabes unis

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Communiqué de presse, 31 janvier 2018

Le ministère du Changement climatique et de l’Environnement (MOCCAE) a annoncé que la pêche au requin est interdite pendant la période du jeudi 1er février au 30 juin, coïncidant avec la saison de reproduction. L’interdiction est en vertu du décret ministériel n ° 500 pour l’année 2014 sur la réglementation de la pêche et du commerce des requins.

Salah Abdallah Al Rayssi, Directeur du Département  des pêches au MOCCAE, a déclaré que l’interdiction vise à réduire les risques auxquels sont exposées les espèces de requins rares. Il a noté que les requins jouent un rôle crucial dans le maintien d’un habitat sain en «nettoyant» les récifs et en s’attaquant aux populations de poissons faibles et malades, gardant les récifs coralliens exempts de maladies et les poissons sains et forts.

«Les eaux des Émirats arabes unis (EAU) abritent jusqu’à 30 espèces de requins, qui sont classées comme en danger ou en danger critique d’extinction. Les pratiques de pêche illégales, la propagation mondiale de méthodes de pêche contraires à l’éthique et non contrôlées, ainsi que l’augmentation du commerce des ailerons de requin, mettent certaines espèces de requins à la limite de l’extinction. Les efforts mondiaux doivent être intensifiés pour éviter que cela ne se produise « , a-t-il souligné.

Le décret ministériel no 500 pour l’année 2014 limite la pêche aux requins dans les eaux de pêche situées à moins de cinq milles marins des côtes des EAU et à trois milles marins au moins des îles des EAU. Cela permettra d’éviter la pêche des requins pour leurs ailerons et contrecarrer la pratique de jeter leurs corps dans la mer (finning). Le règlement stipule que les requins doivent être débarqués entiers dans le port. Il vise également à empêcher le commerce de requins vivants capturés dans les eaux de pêche des EAU à moins qu’un permis spécial n’ait été délivré par le ministère. Il empêche la pêche des espèces énumérées dans la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES), qui stipule également que ces espèces doivent être soigneusement relâchées dans la mer lorsqu’elles sont capturées accidentellement.

Le décret permet aux pêcheurs d’utiliser plusieurs hameçons pour chaque ligne de pêche pour attraper les requins du 1er juillet de chaque année jusqu’à la fin de janvier de l’année suivante en utilisant des hameçons, sans dépasser 100 hameçons par ligne. Les hameçons doivent être courbés et biodégradables.

L’importation de requins (frais, congelés, séchés, salés, fumés ou en conserve, ou sous toute autre forme) est également autorisée par le décret. Les marchandises doivent être accompagnées du certificat d’origine, de la source d’origine pour chaque expédition, en indiquant le nom scientifique et la quantité. En cas d’importation d’espèces de requins énumérées dans la CITES, le certificat d’exportation ou de réexportation délivré par l’autorité administrative du pays exportateur et un certificat d’importation valide délivré par le MOCCAE doit être présenté. Les entreprises ne sont pas autorisées à exporter des requins capturés dans les eaux de pêche des EAU – qu’ils soient frais, congelés, séchés ou salés, fumés ou en conserve, ou toute autre forme, – tout au long de l’année.

En cas de réexportation d’espèces de requins présentes dans les annexes de la CITES, des documents supplémentaires tels que le certificat de réexportation délivré par le Ministère du Changement Climatique et de l’Environnement pour ces espèces de requins doivent être soumis, en plus de l’autorisation préalable du pays importateur.

Traduction Sauvegarde des Requins

Source : MOCCAE 

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464 kg d’ailerons de requins marteaux saisis par les douanes.

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Communiqué de presse, 29 décembre 2017

Les douanes de Hong Kong ont saisi aujourd’hui (29 décembre) environ 464 kilogrammes d’ailerons de requins séchés. Suspectés d’être des ailerons de requins Marteaux, la valeur marchande est estimée à environ 370 000 dollars.

   Les agents des douanes ont inspecté un conteneur arrivant à Hong Kong du Pérou. Lors de l’inspection, les agents des douanes ont trouvé les ailerons de requins séchés. L’affaire a été transmise au Département de l’agriculture, de la pêche et de la conservation pour enquête de suivi. En vertu de l’Ordonnance sur la protection des espèces animales et végétales en danger, toute personne reconnue coupable d’importation ou d’exportation d’une espèce menacée sans permis est passible d’une amende maximale de 5 millions de dollars et d’une peine d’emprisonnement de deux ans.

Traduction Sauvegarde des Requins

Source : The Government of the Hong Kong Special Administrative Region

Saisie des douanes

Massacre programmé : faisons entendre nos voix

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Île de la Réunion. Un appel d’offres vient d’être lancé pour augmenter les prises de pêches que nos autorités revendiquent comme ciblées (bouledogue et tigre). Or à ce jour et depuis le déploiement du programme CapRequins en janvier 2014, les prises accessoires sont proportionnellement bien plus nombreuses. Aujourd’hui, 3 engins de pêches sont proposés : les drumlines, les palangres et le trémail : des engins destructeurs pour la biodiversité marine. Ces pêches continueront à se réaliser en toute impunité sans observateurs issus de la protection animale  (ces dernières ayant été écartées dans l’appel d’offres).

C’est pourquoi, notre collectif demandons à Monsieur le Ministre Nicolas Hulot,  une consultation publique sur le sort des requins de La Réunion et l’intégrité de la Réserve Marine.

« L’État a lancé un appel d’offres ouvert jusqu’au 30 novembre prochain pour permettre un massacre de requins sans précédant dans le cadre de la « Crise requin » à La Réunion.
AUCUN observateur issu des ONGs de protection des requins ne sera admis lors de ces parties de pêches qui promettent d’être un véritable carnage, y compris dans la Réserve Marine loin des regards dérangeants et entre complices.
Cette démarche va à contre courant des avertissements des scientifiques sur l’inefficacité et la dangerosité des pêches. Nos associations demandent de toute urgence une consultation publique sur cet enjeu de société qui nous concerne tous, de par son impact inéluctable sur l’environnement, la biodiversité et les conditions de sécurité des personnes. »

La pétition du collectif est toujours en ligne et d’actualité. Pour la signer et la partager, cliquer sur ici

@Sauvegarde des Requins

Cop12 : Convention sur la conservation des espèces migratrices

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Cop12 : Convention sur la conservation des espèces migratrices

La douzième session de la Conférence des Parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS COP12) s’est déroulée à Manille, aux Philippines, du 23 au 28 octobre 2017. L’Inde accueillera la COP13 en 2020.

Toutes les propositions de poissons ont été approuvées, ce qui signifie que trois espèces de requins et trois espèces de raies bénéficieront d’une meilleure protection, avec le Requin Baleine à l’Annexe I et l’Ange De Mer sur les deux Annexes. Le Requin sombre, le requin bleu, la Guitare De Mer et le Poisson-guitare à Lunaires sont inscrits à l’Annexe II. Les modifications apportées aux Annexes, Résolutions et Décisions de la CMS entrent en vigueur 90 jours après la COP.

« Le thème de cette conférence (« Leur avenir est notre avenir – développement durable pour la faune sauvage et les humains ») a également contribué à une reconnaissance mondiale accrue de l’importance de la nature pour notre bien-être humain et des liens multiples entre la faune et les hommes. Transmettre le message que l’avenir de la faune migratrice fait partie intégrante de notre propre avenir et que nous avons tous la responsabilité d’agir était essentiel. Les accords conclus à la COP12 de la CMS ont fermement souligné cet important message », a déclaré Bradnee Chambers.

La COP12 de la CMS a attiré plus de 1000 participants, dont 234 délégués de 91 Parties et 35 non-Parties représentant toutes les régions du monde. C’était la première fois que le sommet se tenait en Asie.

La CMS (Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices de la Faune Sauvage) ou Convention de Bonn : travaille à la conservation d’une grande variété d’animaux migrateurs aviaires, aquatiques et terrestres menacés d’extinction dans le monde entier en négociant et en mettant en œuvre des accords et des plans d’action par espèce. Avec actuellement 120 pays membres, la CMS est une convention en pleine croissance, chargée tout particulièrement de renforcer les efforts de conservation internationaux en faveur des animaux migrateurs.

Une inscription à l’Annexe I de la CMS oblige les Parties à une protection stricte, telle que l’interdiction des captures.

L’inscription à l’Annexe II engage les pays à coordonner des mesures de conservation transfrontalières dans toute l’aire de répartition de l’espèce.

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« Beauté Sauvage » : exposition photos de sensibilisation édition 2017

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Du 02 au 30 novembre 2017

Éléphants, rhinocéros et …requins ; ces animaux témoignent que quelque soit leur image auprès du grand public, la menace d’extinction pèse sur eux. Perte d’habitats, extermination…les diverses pressions de l’Homme sur ces espèces vont-elles sonner le glas pour ces animaux emblématiques ?

Notre association travaille depuis sa création à informer et sensibiliser le grand public et aussi les élus aux menaces qui pèsent sur les requins. De plus, nous collaborons avec les associations locales pour s’unir et diffuser plus largement le même message d’alerte.

Cette exposition donnera aussi lieu à 2 rv de rencontres :

  • Vendredi 10 novembre : projection-débat avec notre association sur le thème : « Quelles menaces pèsent sur les requins ?»
  • Vendredi 24 novembre : conférence « Lawrence Anthony, l’homme qui murmurait à l’oreille des éléphants » par l’association LAEO

Réservation pour les rv au 03 23 80 32 20 ou par mail : geodomia@aisne.fr ou sauvegardedesrequins@orange.fr 

Lieu :

33, rue des Victimes de Comportet, 02000 Merlieux-et-Fouquerolles

Horaires :

Du mardi au vendredi : 10h00-12h30 / 14h00-17h30

Samedi : 9h30-12h30

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Documents explosifs sur le scandale Cap requins. Appel à la vérité et à l’unité de tous les amoureux de la mer

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Documents explosifs sur le scandale Cap requins. Appel à la vérité et à l’unité de tous les amoureux de la mer

Île de la Réunion, le 27 août 2017.

Le scandale autour du montage financier de Cap requins est maintenant connu et l’État devra faire son propre ménage, mais il y a encore plus grave : les drum lines n’étaient pas adaptées à sécuriser les plages et c’était connu de certains porteurs du projet.
Nous avons pu consulter de très nombreux documents confidentiels ou dissimulés et ils sont explosifs. Les lignes suivantes sont tirées directement du rapport interne d’évaluation de Cap requins, tenu secret et validé par son propre conseil scientifique.
Les mots terribles parlent d’eux mêmes:

« Toutefois, les nombreuses visites de requins marqués aux alentours des dispositifs de pêche, parfois appâtés, sans qu’une capture n’ait eu lieu, tendent à montrer que l’efficacité des « smart drumlines » est largement insuffisante pour envisager de les utiliser dans une optique de « pêche de protection » telle qu’elle peut être perçue dans leur utilisation au plus proche des plages en Afrique du Sud (Cliff et Dudley, 2011) et en Australie, ou telle qu’elle a pu être envisagée au cours des 5 premiers mois du programme Caprequins,………….il apparaît ainsi que le modèle de déploiement des drumlines tel qu’il est pratiqué ailleurs dans le monde dans une optique de réduction du risque d’attaques de requins, sur le principe d’une « barrière » d’engins de pêche mis en oeuvre en continu, ne correspond pas au contexte réunionnais. »

Ceci est la véritable analyse interne de Cap requins. Pas la version diffusée par la suite.
Le programme des drum lines de Caprequins ne servait pas à la sécurité des Réunionnais
il a été mis en place, malgré sa dangerosité, soulignée par de nombreux acteurs.

Le scandale financier qui l’accompagne pose de sérieuses questions auxquelles il appartiendra à la justice de répondre. L’État doit donc la saisir.

La pétition portée par notre collectif demande à Monsieur Nicolas Hulot, non pas de se prononcer mais de faire la vérité, juste la vérité autour du scandale de Cap requins.
La pétition lui sera remise le 29 janvier, jour de la rentrée des classes .
Elle sera accompagné d’un dossier complet concernant tous les points qu’elle a soulevés.
Monsieur Nicolas Hulot, la France doit stopper le massacre injustifié des requins à la Réunion et enquêter sur les irrégularités qui l’ont rendu possible.

Les surfers ont été les premières victimes de ce scandale. Des documents et des faits encore plus explosifs leur ont été dissimulés. Il leur a été menti et ils ont été mis en danger.
Sans que cela constitue un engagement à nos côtés, nous les appelons et appelons leurs associations à soutenir cette pétition, à y ajouter les interrogations qu’ils peuvent se poser sur la cigüatéra ou les DCP , la réserve marine. Tout doit pouvoir être abordé sans tabous et vérifié de façon indépendante

Nous ne devons pas avoir peur de la Vérité et la demander ensemble. Nous pouvons collaborer tous, surfers comme défenseurs de l’environnement, sur des bases assainies, à résoudre cette « crise » bouledogue.

La Réunion en sortira grandie et nous verrons enfin le bout de cette « crise » qui a désunie les amoureux de la mer.

Jean Bernard Galves, porte parole du collectif des associations Sea Shepherd, Sauvegarde des requins, Aspas, Longitude 181, One Voice, Tendua, Vagues, Requin Intégrationn Fondation Brigitte Bardot,

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Monsieur Nicolas Hulot, la France doit stopper le massacre injustifié des requins à la Réunion et enquêter sur les irrégularités qui l’ont rendu possible

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Monsieur Nicolas Hulot, la France doit stopper le massacre injustifié des requins à la Réunion et enquêter sur les irrégularités qui l’ont rendu possible

Pour dire stop à la chasse aux sorcières,

pour dire stop à l’opacité des financements…

Merci de signer et de diffuser

 

Lien de la pétition:

 http://petitions.seashepherd.fr/Petitions/Sign/5

 

Le collectif environnementaliste contre cette pêche dangereuse et injustifiée.

Un article à lire qui démontre bien les irrégularités dans le financement de cette chasse aux sorcières : https://www.clicanoo.re/Faits-Divers/Article/2017/08/04/Cap-Requins-2-en-eaux-troubles_483259

“Shark Week VS SharkFest”

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Ou quand l’objectif “audience” prime quelles qu’en soient  les conséquences

Ci-dessous un article fort intéressant de George Burgess.

Traduction Sauvegarde des requins

En tant que Directeur du Florida Program for Shark Research et Conservateur de l’International Shark Attack File, je vous demande d’avoir un œil critique sur les titres et les teasers de chaque épisode. N’oubliez pas qu’ils sont avant tout faits pour capter l’audience. Et ils savent le faire. Si ces documentaires se sont améliorés au fil des ans, les stéréotypes, eux, sont toujours très présents. Mais si vous voulez en apprendre plus qu’une simple course entre Michael Phelps et un requin blanc, il existe d’autres moyens de se documenter sur les requins.

Les non-végétariens qui réussissent

Voici quelques-uns des stéréotypes les plus courants que les téléspectateurs entendront dans ce type de reportages. Et ce qu’il convient de comprendre lorsque les mots suivants sont utilisés :

Des tueurs sauvages = Prédateurs

Mortels  = Carnivores

Mangeurs d’hommes  = Attaque rarement les humains

Terreur = peur

Un prédateur féroce  = Un non-végétarien accompli

 Des eaux infestées de requins  = L’océan

Des machines à tuer  = carnivores efficaces

Une autre question à se poser lors de la lecture ou de l’écoute du teaser annonçant le documentaire, est de savoir si oui ou non le «biologiste marin» ou «expert requin» en est vraiment un. Une recherche rapide sur Internet devrait vous aider  à déterminer le niveau d’expertise de cette personne : Biologiste ou Shark Fan. Ensuite, vous pouvez décider de l’importance que vous pouvez accorderez aux propos tenus. Pour qu’une étude biologique ou une recherche scientifique soit considérée comme légitime, elle doit répondre à une question précise et poser des hypothèses. Observer un requin chasser une silhouette en néoprène qui ressemble à un phoque, jusqu’à ce qu’il bondisse hors de l’eau…n’est pas une étude scientifique.

Sur le rebond

Le requin blanc (les scientifiques n’utilisent normalement pas le terme « grand » requin blanc) est l’espèce emblématique de ces émissions et les termes « sensationnalistes » sont utilisés à toutes les sauces : « mangeurs d’hommes », « machine à tuer ».  La vraie nouvelle est que les populations de requin blanc aux Etats-Unis semblent en augmentation et c’est très bien. Ce lent rétablissement de sa population provient principalement des restrictions gouvernementales sur la pêche des requins blancs et à protéger leurs proies préférées. Les requins blancs ont été répertoriés comme espèces interdites à la pêche pendant deux décennies par le National Marine Fisheries Service, ce qui a éliminé la mortalité induite par l’homme du plus grand des requins prédateurs dans les eaux américaines.

Sans doute encore plus important encore, la Loi sur la protection des mammifères marins de 1972 a protégé les phoques, les lions de mer, les dauphins et les baleines ; le repas préféré d’un requin  blanc adulte. Ce qui a permis à ces espèces également vulnérables de retrouver une population normale. 1 bon point pour le Grand Blanc.

Avec ces augmentations de populations, les probabilités d’interactions entre les requins, les mammifères marins et les êtres humains sont bien entendu plus nombreuses. Les conflits sont susceptibles de se produire, et c’est le cas. Certains sont mineurs, tels que les phoques déféquant sur les bateaux et les quais. D’autres, comme l’augmentation des observations de requins blancs sur nos plages de baignade, sont plus réguliers.

Nous pouvons logiquement prévoir que cette dernière tendance entraînera plus de morsures dans l’avenir, bien que, par habitant, les chances d’être attaquées ne changent pas beaucoup, car les populations des deux parties augmentent. Cependant, connaître cette tendance permet aux humains de trouver des moyens de sécurisation car nous jouons avec des requins dans le même espace. Bien sûr, ce milieu marin appartient aux requins et aux phoques, alors c’est à nous de nous adapter.

Les vrais tueurs

Un sujet dont les reportages sur les requins sont peu susceptibles de couvrir est la relation entre les orques et les requins blancs. Bien que les biologistes de requins, comme moi, se réfèrent souvent aux requins comme prédateurs ultimes, le véritable sommet de la chaîne alimentaire appartient véritablement aux orques. (On peut aussi le faire valoir pour les cachalots).

Au cours des derniers mois, nous avons vu des requins blancs adultes morts échoués en Afrique du Sud. L’examen scientifique des carcasses révèle des morsures au ventre et que leur foie riche en huile manquait souvent. Une attaque similaire d’une orque sur un requin blanc a été observée en 1997 au large de la Californie. L’orque a été vue apparemment jouer avec le foie, en le poussant vers le haut et le bas de la colonne d’eau, après l’attaque. Les orques sont également connues pour attaquer les requins tigre, les raies Manta et les raies en général.

Faire connaissance avec leur famille

En regardant «Sharkathon» cette année, il est facile de penser que tous les requins sont des top prédateurs, mais cela est loin d’être la vérité. Certains requins sont plus bas dans la chaîne alimentaire et et se situent au milieu en tant que mésoprédateurs (prédateurs secondaires).Quant aux spécialistes du plancton, tels que le requin baleine, le requin pèlerin ou encore le et Requin grande-gueule se situent à un niveau trophique encore inférieur.

Les Manta, les raies et les poissons-scies, collectivement appelés batoïdes, sont des parents proches des requins. Ils partagent un squelette cartilagineux et des fentes branchiales (généralement cinq). La plupart des batoïdes ont des corps de requins aplatis qui ressemblent à des personnages de bande dessinée qui ont rencontré un rouleau compresseur. La plupart des batoïdes ont de petites dents conçues pour écraser les aliments, tandis que la plupart des requins ont des dents plus grandes et pointues qui sont capables de cisailler ou d’empaler des proies. Les fentes branchiales des requins se trouvent sur les côtés de la tête, tandis que celles des batoïdes sont situées au bas de la tête.

Ne tombez pas dans le piège

La seule finalité de ces documentaires est de faire du spectacle. Ils sont souvent plus proches de la télé-réalité que des documentaires traditionnels, et la plupart des épisodes n’entreraient pas comme documentaires scientifiquement rigoureux. Il est important de prendre du recul et de ne les considérer que comme un simple divertissement.

Source : ici

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Venir à notre rencontre

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L’association sera présente ce dimanche 14 mai 2017 pour la fête du parc de Géresme.

Présence de différentes associations et inauguration du parc en tant que refuge LPO.

Plus d’information sur le programme : ici

Venez nous rencontrer et échanger avec nous.

Dimanche 14 mai 2017, de 10h à 19h

Parc de Géresme

3 Avenue de l’Europe, 60800 Crépy-en-Valois

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