Archives de Catégorie: Protection des requins

17e session de la Conférence des Parties (CoP) : Succès pour les requins

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17e session de la Conférence des Parties (CoP) : Succès pour les requins

Johannesburg, en Afrique du Sud,

du 24 septembre au 5 octobre 2016.

  • Breaking news

    Les propositions concernant les requins et raies ont reçu des votes en leur faveur. Ainsi, le requin Soyeux, les requins Renards (12 mois pour une mise en application) et les raies mobula  (6 mois de délai pour sa mise en application) rejoignent les 9 autres espèces déjà listées en Annexe II.victoire

  • Au sujet de la CITES

La CITES  (the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora): Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, accord intergouvernemental signé le 3 mars 1973 à Washington, aussi appelé Convention de Washington.

Le rôle de la CITES : Elle a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Elle compte aujourd’hui 181 Parties.

Tous les trois ans, les modalités d’application de la Convention et la liste des espèces concernées sont révisées lors des Conférences des parties

Les espèces dont le commerce est réglementé par la CITES sont réparties en 3 annexes :

Annexe I : Les espèces inscrites à l’Annexe I sont les plus menacées de toutes les espèces animales et végétales couvertes par la CITES. Etant menacées d’extinction, la CITES en interdit le commerce international de leurs spécimens sauf lorsque l’importation n’est pas faite à des fins commerciales mais, par exemple, à des fins de recherche scientifique. Ces espèces représentent 3% de l’ensemble des espèces CITES.

Annexe II : Cette annexe comprend quant à elle toutes les espèces qui, bien que n’étant pas nécessairement menacées actuellement d’extinction, pourraient le devenir si le commerce des spécimens de ces espèces n’était pas soumis à une réglementation stricte ayant pour but d’éviter une exploitation incompatible avec leur survie. Elle comprend également les espèces dites « semblables », à savoir des espèces présentant une telle ressemblance avec celles déjà inscrites à l’Annexe II que les agents chargés de l’application de la CITES ont peu de chances de réussir à les distinguer. Le commerce international de spécimens sauvages de ces espèces est généralement autorisé mais il est réglementé au moyen de permis et de certificats. Ces espèces représentent 96% de l’ensemble des espèces CITES.

Annexe III : Liste des espèces inscrites à la demande d’une Partie qui en réglemente déjà le commerce et qui a besoin de la coopération des autres Parties pour en empêcher l’exploitation illégale ou non durable .Le commerce international des spécimens des espèces inscrites à cette annexe n’est autorisé que sur présentation des permis ou certificats appropriés. Ces espèces représentent 1% de toutes les espèces CITES. Contrairement à ce qui se passe dans le cas des deux autres annexes, aucune décision de la Conférence des Parties n’est nécessaire pour inscrire une espèce à l’Annexe III, les inscriptions étant du ressort de la ou des Partie(s) concernée(s).

  • Les requins, raies et chimères

Environ 1200 espèces, ¼ de ces espèces sont menacées.

  1. Actuellement

    Annexe I (Commerce interdit) : Poissons-scies (les 7 espèces)

    Annexe II (Commerce réglementé) :

    Requin Pèlerin

    Requin Baleine

    cites

    @Cites

    Grand Requin Blanc

    Requin Taupe Commun

    CoP16 :

    Requin Océanique/Longimane

    Requin Marteau Halicorne

    Grand Requin Marteau

    Requin Marteau Lisse

    Manta (Spp) Toutes les espèces

  1. Cop17 : les propositions

    Annexe II (Commerce réglementé) :

    Le requin soyeux

    Les requins Renards ( Alopias spp.)

    Les raies Mobula spp

 

Le 29 septembre 2016 ©Sauvegarde des Requins

17ème Conférence des Parties : les requins de nouveau à l’honneur

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17ème Conférence des Parties : les requins de nouveau à l’honneur

Genève, 16 Septembre 2016. L’Afrique du Sud, qui abrite un quart des plus de 400 espèces de requins dans le monde, sera le pays où se déroulera la réunion triennale de la Conférence mondiale de la faune. Lors de cette nouvelle réunion, la protection des requins et des raies seront à nouveau en haut de la liste des thèmes à l’ordre du jour.

Les délégués de plus de 180 pays participant à la réunion, également connue sous le nom CoP17 (17ème conférence des parties- CITES), recevra des mises à jour sur les mesures déjà prises à la suite de la CoP16 à Bangkok, où cinq espèces de requins, à savoir le requin océanique, le requin taupe commun et trois espèces de requin marteau, ainsi que l’ensemble des raies manta recevaient une protection en vertu de l’Annexe II, avec le commerce de ces espèces actuellement réglementées pour éviter la surexploitation.

Le Secrétaire général John E Scanlon a déclaré: «À la CITES CdP16 en 2013, les pays se sont tournés vers la CITES pour aider à protéger les précieuses ressources marines de la surexploitation en incluant cinq nouvelles espèces de requins et raies manta tous sous le contrôle du commerce CITES. Depuis lors, la CITES, en étroite collaboration avec la FAO et d’autres partenaires, a démontré la valeur ajoutée de la CITES dans la protection des requins et des raies de la surexploitation. Cette année, à # CoP17 CITES, les pays présentent, de nouveaux, des propositions d’inscription pour les requins et les raies, « .

À l’échelle mondiale, les requins continuent d’être vu par certains comme des prédateurs redoutés, mais la survie de nombreuses espèces de requins sont menacées par l’activité humaine, y compris de la surpêche, la surconsommation de leur viande, des ailerons et du cartilage ainsi que la destruction de leurs habitats. Les requins jouent un rôle crucial dans le maintien de la santé et de la diversité des écosystèmes marins et sont particulièrement vulnérables à la surexploitation en raison de leur maturité tardive, la longévité et les taux de productivité faibles.

Depuis 2013, la CITES, avec un financement de l’Union européenne, a établi un partenariat avec les organisations internationales, en particulier la FAO et les organisations de gestion des pêches régionales (ORGP et ORP), pour faciliter la mise en œuvre des mesures de protection supplémentaires, et en  travaillant notamment avec les pays en développement. Ces nouvelles mesures permettent de garantir la légalité, la durabilité et la traçabilité du commerce international des espèces de requin qui sont exploitées commercialement.

Le projet de l’UE et de la Cites «Renforcement des capacités dans les pays en développement pour la gestion durable de la faune et le renforcement de la mise en œuvre de la réglementation du commerce des espèces sauvages, avec un accent particulier sur les espèces aquatiques exploitées commercialement »  a permis à un nombre d’initiatives visant à soutenir la mise en œuvre, y compris:

-L’identification et la réalisation d’une évaluation des capacités de 34 pays clés en Afrique, en Asie et en Amérique latine et dans les Caraïbes pour la mise en œuvre.

-Prioriser les activités régionales de renforcement des capacités afin de maximiser la portée, y compris à travers des ateliers, des enquêtes et des discussions.

-Le développement, en collaboration avec la FAO, et les organes régionaux des pêches et d’autres partenaires, d’une gamme de démonstrations au sujet de besoins identifiés, mesurables et évolutifs et qui pourront éclairer dans le futur pour le renforcement des  aides aux populations de requins.

-Partage de l’information et de l’expérience via un portail web dédié sur le site web de la CITES.

-Développer la formation et le matériel de sensibilisation.

En outre, un logiciel a été développé pour les inspecteurs portuaires, des agents de douane et les poissonniers pour reconnaître les espèces de requins à partir d’une image de la nageoire. iSHarkFin a été le résultat d’une collaboration entre la FAO de l’Université de Vigo et de la CITES, avec le soutien financier du Gouvernement du Japon et de l’Union européenne (à travers le projet CITES).

Il y a actuellement dix espèces de requins et de raies énumérées dans l’annexe II, y compris le requin pèlerin, le grand requin blanc et le requin baleine, ainsi que les cinq requins et deux espèces de raie manta ajouté à l’Annexe II à la CdP16.

Sept espèces de poissons-scies relèvent de l’Annexe I, qui comprend les espèces menacées d’extinction. Le commerce de spécimens de ces espèces est autorisé que dans des circonstances exceptionnelles.

À la CITES # COP17, les Parties seront invitées à examiner trois autres propositions à savoir notamment:

  • Le requin soyeux (Silky,Carcharhinus falciformis) à l’Annexe II
  • Les requins Renards (Thresher, Alopias spp.) à l’Annexe II
  • Les raies Mobula spp. à l’Annexe II

Ces trois propositions ont été évaluées par le Groupe consultatif du Groupe d’experts de la FAO et par le Secrétariat de la CITES. Les 182 Parties examineront toutes les informations qui lui seront présentées et se prononceront sur l’opportunité d’accepter ou de rejeter ces propositions. S’il n’y a pas de consensus sur toute proposition, l’affaire ira à un vote avec une majorité des 2/3 requise pour toute proposition soit acceptée.

Johannesburg du 24 septembre au 5 octobre 2016

Communiqué de presse CITES- Traduction ©Sauvegarde des Requins

 

Soyons solidaires des requins

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Soyons solidaires des requins

BRADNEE CHAMBERS Bradnee Chambers is the Executive Secretary of the UNEP Convention on Migratory Species of Wild Animals (UNEP/CMS).

SAN JOSÉ,12 février 2016  – Il a souvent été dit que nous en savions plus sur la Lune que sur les océans. Après tout, 12 personnes ont déjà marché sur la Lune alors que trois personnes seulement sont descendues dans les abysses océaniques. Il semble aujourd’hui que nous en savons moins sur les océans que nous le croyions – et que nous avons fait plus de mal que nous le pensions.

Une récente étude de chercheurs de l’université de la Colombie britannique démontre que les prises ont été largement sous-estimées depuis des années. Les données que révèle cette étude devraient retenir l’attention des organisations régionales de gestion de la pêche, qui surveillent la pêche commerciale en haute mer, et des organisations qui veillent au respect de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage des Nations unies (CMS), qui porte sur les espèces migratrices menacées.

Selon la CMS, ou Convention de Bonn, les espèces nécessitant les mesures de protection les plus strictes – elles figurent à l’annexe 1 de la CMS – comprennent notamment le grand requin blanc, cinq espèces de poisson-scie, et onze espèces de raies. Les réunions de la CMS sur les espèces migratrices de requins, qui se dérouleront ce mois-ci à San José, Costa Rica, présentent une occasion importante de développer des réglementations garantissant la conservation et l’exploitation durable de ces espèces, de façon à ce qu’elles puissent continuer à remplir leur rôle écologique crucial de prédateur au sommet de la chaîne alimentaire.

La onzième Session de la Conférence des Parties à la CMS (CMS COP11) tenue à Quito, Équateur, en 2014, a ajouté plusieurs espèces de requins aux annexes des espèces menacées, que les gouvernements sont invités à protéger au moyen de la négociation d’accords internationaux. Un tel accord, conclu en 2010 et signé à ce jour par 29 parties, est le Mémorandum d’Entente sur la conservation des requins migrateurs. Malgré le fait qu’il ne soit pas juridiquement contraignant, cet accord fournit un forum important pour définir des politiques permettant une exploitation durable des populations de requins migrateurs.

Mais comme le souligne la récente étude sur les prises, nous manquons souvent de données pertinentes pour déterminer quel niveau de consommation serait durable. En l’absence de telles données, le principe de précaution – dans le doute, s’abstenir – devrait être appliqué. Le problème est que le manque de données fiables rend la nécessité de protéger une espèce plus abstraite, et moins urgente, affaiblissant d’autant la capacité des gouvernements à résister à d’autres demandes plus pressantes, notamment la nécessité de protéger les moyens de subsistance des pêcheurs.

Dans l’intervalle, la consommation des ressources halieutiques croît sans cesse. Au cours des deux dernières générations, alors que la population mondiale a doublé pour atteindre 7,3 milliards d’êtres humains, la quantité de poissons pêchée dans les océans a augmenté encore plus vite, passant de 20 millions de mètres cubes en 1950 à 77 millions en 2010.  Et il ne s’agit là que des chiffres officiels qui ne comprennent pas les prises illégales, non réglementées et non déclarées.

Étant donné que les requins sont des prises accessoires, mais ayant une valeur marchande, de la pêche ( en général, celle ciblant les thons), les organisations régionales de gestion de la pêche tendent à ne pas avoir de réglementations spécifiques les concernant. Les requins échappent donc plus facilement aux dispositions du droit international qu’aux filets des pêcheurs – en particulier les filets spécialisés utilisés aujourd’hui par l’industrie de la pêche.

En fait, contrairement aux techniques artisanales de pêche d’autrefois, les bateaux-usines et les technologies modernes ont permis un accroissement colossal des prises, pour répondre non seulement à la demande locale, mais également à celle de marchés lointains. Dans ce contexte, l’ajout d’autant d’espèces aux listes des espèces menacées ne devrait surprendre personne.

Dans cette conjoncture difficile, des initiatives comme le  Mémorandum d’Entente prennent une importance plus grande encore en encourageant une action (souvent spécifique à une région). Ainsi, certains pays signataires, notamment des États insulaires du Pacifique ont déclaré que leurs immenses zones économiques exclusives seraient des sanctuaires pour les requins et créé des zones où la pêche sous toutes ses formes est interdite. De leur côté, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis ont établi des programmes d’observation et des systèmes permettant d’évaluer et de gérer les stocks halieutiques.

Par ailleurs, à la suite du tollé de protestations concernant le  « finning », à savoir la pêche des requins pour leurs ailerons uniquement, l’Union européenne exige à présent que les requins soient débarqués intacts, pour empêcher la pratique consistant à leur couper les ailerons et à rejeter à la mer le reste du corps, à moindre valeur commerciale. Cette obligation a été renforcée par l’engagement pris par le gouvernement chinois de ne plus servir de soupe d’ailerons de requin, considérée comme une délicatesse, lors des banquets officiels. Même des sociétés de fret et des compagnies aériennes ont été poussées à agir et un nombre croissant d’entre elles refuse de transporter des ailerons de requin.

Si ces mesures sont louables, il reste beaucoup à faire. Il est par exemple nécessaire d’agir contre les prises accessoires (les requins prisonniers de filets destinés à d’autres prises, le thon en particulier). Le facteur primordial est que toutes les parties concernées – des pêcheurs aux défenseurs de l’environnement, en passant par les gouvernements et les forums internationaux – oeuvrent de concert, selon les dispositions du Mémorandum d’Entente et d’autres initiatives similaires.

Le préjudice économique de telles mesures n’est, de loin, pas aussi important qu’on pourrait le croire ; dans bien des cas, il pourrait être largement compensé par le genre d’activités commerciales qui tirent parti de requins vivants. L’écotourisme florissant pratiqué aux Maldives, au Kenya, en Afrique du Sud, à Fidji et dans certains pays d’Amérique centrale et des Caraïbes en sont de bons exemples. Comme attraction touristique, vue de près dans son habitat naturel, une raie manta peut valoir des milliers de dollars ; morte sur un quai, sa chair et ses branchies ne rapportent qu’une fraction de ce montant.

La pensée à court terme qui bloque les efforts actuels de défense de l’environnement pourrait se révéler dévastatrice ; en fait, elle l’est déjà dans une certaine mesure. Si nous continuons à épuiser des écosystèmes cruciaux, il deviendra bientôt impossible de les régénérer. Ce n’est que par des efforts concertés, conjoints et urgents pour préserver les écosystèmes marins et protéger les moyens de subsistance de ceux qui en dépendant que les océans continueront à nourrir – et à fasciner – les prochaines générations.

Traduit de l’anglais par Julia Gallin

L’adhésion de l’Union européenne à la convention CITES facilitera l’élaboration du plan d’action de la Commission en matière de lutte contre le trafic d’espèces sauvages

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L’adhésion de l’Union européenne à la convention CITES facilitera l’élaboration du plan d’action de la Commission en matière de lutte contre le trafic d’espèces sauvages

Commission européenne – Communiqué de presse

Bruxelles, 08 juillet 2015- Aujourd’hui, l’Union européenne devient la 181e partie à la convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES). Cette convention couvre plus de 35 000 espèces de faune et de flore et est destinée à garantir la légalité et la durabilité du commerce de ces espèces.

À la suite d’une consultation publique lancée en 2014, les services de la Commission européenne ont entamé les travaux préparatoires nécessaires à l’élaboration d’un plan d’action de l’Union contre le trafic d’espèces sauvages. À cet égard, l’adhésion de l’Union à la CITES constitue une étape importante.

L’objectif de la convention est de faire en sorte que le commerce international d’animaux et de végétaux sauvages ne mette pas en péril leur survie. Le trafic d’espèces sauvages a atteint des niveaux sans précédent ces dernières années et est devenu une source importante de financement de la criminalité transnationale organisée, ainsi que la quatrième activité illégale mondiale après le trafic de drogues, le trafic d’armes et la traite d’êtres humains. L’adhésion à la CITES donne à l’Union un poids accru sur la scène internationale. La priorité est désormais de renforcer la convention et la lutte contre le trafic d’espèces sauvages.

M. Karmenu Vella, commissaire chargé de l’environnement, des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré à ce sujet: «Le trafic de drogues, le trafic d’armes, la traite d’êtres humains et le trafic d’espèces sauvages reposent sur les mêmes filières clandestines. L’adhésion à la convention CITES est un grand pas en avant dans l’élaboration de notre plan d’action visant à intensifier la lutte contre le trafic d’espèces sauvages. La CITES est pour la communauté internationale le meilleur moyen de lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages et le commerce illégal et non durable de ces espèces. Elle nous permet de mettre à profit l’expertise acquise dans le démantèlement d’autres filières clandestines».

Des organismes internationaux tels qu’Interpol et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime coopèrent avec la CITES et ont renforcé leur engagement dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée dans ce domaine. En vertu de la convention CITES, des sanctions commerciales peuvent être prises en dernier ressort si les parties commettent des manquements répétés à leurs obligations.

En dehors des espèces exotiques, la CITES protège également des espèces européennes telles que le lynx, l’ours, le loup et l’anguille.

Contexte

Le trafic d’espèces sauvages a atteint des niveaux sans précédent ces dernières années, devenant la quatrième activité illégale la plus importante du monde, juste après le trafic de drogues, le trafic d’armes et la traite d’êtres humains. Plus de 20 000 éléphants et plus de 1 200 rhinocéros ont été tués en 2014. Après s’être reconstituées pendant plusieurs années, les populations sont de nouveau en déclin. Des espèces comme le requin, le tigre, le grand singe, la tortue, le pangolin, le corail et le bois tropical sont vendues illégalement pour répondre à une demande mondiale croissante.

L’Union est depuis de nombreuses années un grand défenseur de la convention CITES, puisqu’elle finance des programmes de renforcement des capacités, notamment en ce qui concerne les espèces marines et les essences de bois, ainsi que la lutte contre le braconnage des éléphants et le commerce de l’ivoire.

Philippines : mesure interdisant la capture, la vente, l’achat, la possession, le transport, l’importation et l’exportation de tous les requins et les raies dans le pays.

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Communiqué de presse

25 Novembre 2014.La Chambre des représentants a approuvé en deuxième lecture une mesure interdisant la capture, la vente, l’achat, la possession, le transport, l’importation et l’exportation de tous les requins et les raies dans le pays.

Hon. Francisco T. Matugas (1er arrondissement, Surigao Del Norte), président du Comité de la Chambre sur les ressources naturelles, a déclaré que le projet de loi devrait assurer le maintien de l’équilibre écologique et la biodiversité marine au profit des générations actuelles et futures des Philippins.

Les auteurs de cette mesure sont Sherwin T. Gatchalian (1er arrondissement, Valenzuela City) et Gloria Macapagal-Arroyo (2e District, Pampanga).

« Conformément aux objectifs de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, la politique de l’État est de conserver, de protéger et de soutenir la gestion des populations des requin et de raies du pays », a déclaré Matugas.

« Bien que les requins et les raies n’ont pas été officiellement déclaré en voie de disparition, sa population a considérablement diminué au cours des années, non seulement à cause des dégradations de l’environnement, mais plus important encore, à cause de la pêche pour la consommation humaine », a déclaré Gatchalian.

Gatchalian dit que la vente et la proposition au menu de la soupe d’ailerons de requin et tous les menus alimentaires avec les requins et les raies et ses sous-produits doivent être interdits.

En vertu de la mesure, il est illégal de blesser, tuer, capturer, vendre, acheter, de posséder, d’exporter et de transporter des requins et des raies dans les eaux philippines.

Les requins et les raies, qui sont accidentellement inclus dans les prises dans le cadre de la capture d’autres espèces de poissons, doivent être immédiatement libérés sains et saufs à la mer.

Tuer, détruire ou infliger des blessures sur les requins et les raies impose une peine d’emprisonnement maximale de douze ans et une amende maximale de 1 million Pesos Philippins ou les deux.

Attraper, vendre, acheter ou posséder des requins et des raies, et leurs sous-produits et dérivés est passible d’une amende P500,000 (Pesos Philippins) maximale ou d’une peine d’emprisonnement de 12 ans, ou les deux.

Le transport, l’importation et l’exportation de requins et de raies, et leurs sous-produits et dérivés inflige une amende maximale de P300,000 ou d’une peine d’emprisonnement maximale de 12 ans, ou les deux.

Le Bureau des pêches et des ressources aquatiques (BFAR) du ministère de l’Agriculture (DA) est l’organisme référent dans la mise en œuvre de la loi proposée.

Le projet de loi oblige le Bureau des pêches et des ressources aquatiques (BFAR), le ministère de l’Environnement et des ressources naturelles (DERN), le ministère du Tourisme (DOT), le ministère du Commerce et de l’Industrie (DTI), de mener une campagne d’information et d’éducation à l’échelle nationale pour informer les gens de la valeur de requins et de raies dans l’écosystème marin, et l’importance de la préservation de leurs habitats respectifs et de leurs ressources alimentaires.

Source : Jazmin S. Camero, Media Relations Service-PRIB, République des Philippines

Retirer les requins des assiettes, un des objectifs de la cause animale

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Retirer les requins ou les raies de nos assiettes et rendre aux lions leur royaume. C’est l’un des principaux objectifs lancés par des experts de 120 pays, réunis en Equateur, avec la volonté d’obtenir l’allongement de la liste des animaux en voie d’extinction.

« Nous espérons que 32 espèces soient incluses parmi celles à protéger », a déclaré à l’AFP Bradnee Chambers, secrétaire de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, connue sous le sigle anglais de CMS (Conservation of Migratory Species).

Actuellement l’annexe de cette convention comporte 134 espèces dites en danger, comme le léopard des neiges, la baleine du Groenland, le lamantin des Caraïbes, la gazelle blanche ou l’albatros à queue courte.

Les défenseurs des animaux veulent obtenir l’inclusion de nouvelles espèces, comme les requins ou les raies manta particulièrement prisés dans les assiettes, surtout en Asie.

« La menace principale, c’est la soupe d’ailerons de requin », affirme à l’AFP Ralph Sonntag, directeur pour l’Allemagne du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), lors de cette réunion du CMS qui s’achève dimanche dans la capitale équatorienne.

– Soupes fatales –

La consommation de ces ailerons « provoque la mort de 100 millions de requins par an dans le monde », affirme M. Sonntag.

L’Argentine, le Mexique, l’Espagne, l’Inde, l’Indonésie, Taïwan et le Japon figurent par les principaux pays prédateurs de requins, dont les ailerons sont notamment commercialisés en Chine, précise Sarah Fowler, spécialiste de la question au sein de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Même scénario pour les raies manta, dont les branchies peuvent se vendre jusqu’à 1.150 dollars, selon un rapport de l’organisation britannique Manta Trust.

En 2010, on trouvait quelque 61.000 kilos de branchies de raie dans la ville chinoise de Guangzhou. « Trois ans, plus tard, c’était 138.000 kilos », signale à l’AFP Isabel Ender, une des représentante de Manta Trust.

La pêche à outrance et les captures accidentelles représentent un autre facteur de risque. Les requins « ne peuvent pas se reproduire suffisamment vite pour être remplacés. Nous courons le danger de les perdre », avertit Mme Fowler.

Alors que les requins maintiennent l’équilibre de l’écosystème dans les océans, les lions, qui contribuent à celui de la terre ferme, sont également menacés, en particulier par l’extension des zones agricoles sur leur territoire.

Les lions « ont moins de territoire et plus de pression car ils vivent plus près des personnes et cela entraîne un conflit », explique Mark Jones, de la fondation internationale Born Free.

La population des lions, présents dans 30 pays africains, a diminué de 30% en 20 ans, insiste cet expert.

– Balles empoisonnées –

La perte de territoire affecte aussi les ours polaires en raison du grand dégel arctique, où vivent entre 20.000 et 25.000 de ces animaux.

« Ce qui se passe à présent, c’est que les ours polaires arrivent vers le continent durant l’été. Avec pour résultat l’augmentation de la chasse », indique à l’AFP Masha Vorontsova, qui a fondé la section de l’IFAW en Russie.

« Selon certaines projections, l’ours polaire ne sera plus présent qu’au Canada à l’horizon 2100 », après avoir disparu des Etats-Unis, de Russie, de Norvège, du Danemark et du Groenland, rapporte Mme Vorontsova.

Autre dossier sensible, celui des quelque 1,5 million d’oiseaux abattus lors de leur migration vers le nord de l’Afrique. Les munitions en plomb constituent une source de pollution, causant d’autres décès.

« Les balles se fragmentent en petits éclats qui restent dans l’environnement. Les aigles ou d’autres rapaces ingèrent ces morceaux de plomb qui les empoisonnent », décrit Ruth Cromie, de l’organisation Wildfowl and Wetland Trust.

Au bout de la chaîne alimentaire, c’est l’être humain, consommateur d’oiseaux, qui pourrait se retrouver à son tour contaminé par ce métal toxique.

AFP, 8 nov

Pêche des grands fonds: l’UE continue de veiller sur les requins

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Les Etats membres de l’UE ont décidé lundi de proroger pour au moins deux ans l’interdiction de pêche des requins des grands fonds par la flotte européenne, lors d’une réunion des ministres de la Pêche à Bruxelles.

« Nous avons réussi à protéger les espèces vulnérables de requins en interdisant toute pêche de ces espèces » dans les eaux de l’Union et les eaux internationales de l’Atlantique du nord est, s’est félicité le nouveau commissaire à la Pêche, Karmenu Vella, à l’issue de cette réunion.

Pour les autres stocks de poissons dont les ministres devaient examiner les possibilités de capture, les deux prochaines années s’annoncent moins roses.

Globalement, les ministres, à l’exception de l’espagnole et du portugais qui ont voté contre l’accord, se sont entendus pour réduire leur pêche, notamment de grenadier de roche, de sabre noir, et de dorade rose.

Mais ces baisses sont inférieures à celles que souhaitait la Commission européenne dans le cadre de la nouvelle politique commune de pêche, axée sur la lutte contre la surpêche et la sauvegarde des espèces.

La France a ainsi limité la réduction totale des captures de sabre noir à 8% pour 2015 et 2016, contre des baisses de 20% et 14% proposées pour chacune de ces années par la Commission selon les zones de pêche.

Les pêcheurs européens devront aussi réduire leurs prises de dorades roses de 5%, 25% et 52% dans trois zones différentes de l’Atlantique, en 2015 et à nouveau en 2016. L’exécutif européen proposait, lui, des réductions de 20%, 34% et 62%.

Cet accord « est totalement en conformité avec les objectifs de durabilité de la nouvelle PCP », s’est toutefois félicité M. Vella.

Mettant en avant la fragilité des espèces des grands fonds, lentes à croire et à se reproduire, les organisations écologiques, dont la fondation Pew et Greenpeace, avaient demandé des baisses supplémentaires de captures, sauf à mettre en danger la viabilité économique et sociale des flottes concernées.

L’UE est également censée travailler à l’adoption d’un règlement renforçant la protection des espèces des profondeurs, en limitant notamment la pratique du chalutage profond. La procédure, longtemps combattue par la France, marque toujours le pas.

AFP, 10 nov

21 espèces de requins rejoignent les 8 autres espèces déjà inscrites aux annexes de la CMS

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21 espèces de requins migratrices rejoignent les 8 autres espèces déjà inscrites aux annexes de la CMS

Les 21 espèces concernées sont : les cinq espèces de poissons-scies, neuf espèces de raies Mobula et de la raie manta du prince Alfred (pour les annexes I et II), le grand requin-marteaux et le requin-marteau halicorne (pour l’annexe II), le requin soyeux, les trois espèces de requins renards : à gros yeux, commun et pélagique (Annexe II).

A ces 21 espèces s’ajoutent les espèces déjà inscrites :

  • Annexe I +II : Grand requin blanc, Requin pèlerin, Raie manta géante
  • Annexe II : Requin-baleine, Requin-taupe bleu, Requin petite-taupe, Requin-taupe commun, Aiguillat commun (populations de l’hémisphère Nord seulement)

La CMS (Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices de la Faune Sauvage) ou Convention de Bonn : travaille à la conservation d’une grande variété d’animaux migrateurs aviaires, aquatiques et terrestres menacés d’extinction dans le monde entier en négociant et en mettant en œuvre des accords et des plans d’action par espèce. Avec actuellement 120 pays membres, la CMS est une convention en pleine croissance, chargée tout particulièrement de renforcer les efforts de conservation internationaux en faveur des animaux migrateurs.

Une inscription à l’Annexe I de la CMS oblige les Parties à une protection stricte, telle que l’interdiction des captures.

L’inscription à l’Annexe II engage les pays à coordonner des mesures de conservation transfrontalières dans toute l’aire de répartition de l’espèce.

Pelagic Thresher Shark © Doug Perrinne, SeaPics.com

Pelagic Thresher Shark © Doug Perrinne, SeaPics.com

COMMUNIQUÉ DE PRESSE, 

Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage

Les gouvernements s’engagent à intensifier les actions en faveur des animaux  migrateurs à la Conférence des Nations Unies sur les espèces migratrices

L’ours polaire, la baleine à bec de Cuvier, le requin-marteau et la raie manta du Prince
Alfred comptent parmi les espèces migratrices qui vont bénéficier d’une meilleure protection internationale 

Quito, Équateur, le 9 novembre 2014 – La onzième session de la Conférence des Parties (COP) à la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) a pris  fin aujourd’hui après six jours d’intenses négociations visant à définir des actions de conservation en  faveur des espèces migratrices du monde entier pour les années à venir.
La Conférence, tenue pour la première fois en Amérique latine, a réuni plus de 900 délégués – un record pour la CMS – représentant les Parties, les non-Parties, les organisations intergouvernementales, les ONG et les médias, avec la participation d’un grand nombre d’éminents experts, afin de guider les efforts mondiaux pour la conservation des oiseaux, des espèces aquatiques et terrestres du monde entier.

« La Conférence de Quito a suscité un niveau d’attention sans précédent pour la Convention », a déclaré Bradnee Chambers, Secrétaire exécutif de la Convention. « Comme jamais auparavant dans l’histoire des 35 ans de la CMS, les animaux migrateurs sont devenus des vedettes mondiales pour un grand nombre de questions urgentes de notre époque. De la pollution de nos océans par le plastique aux effets du changement climatique, du braconnage à la surexploitation, les menaces qui pèsent sur la faune migratrice finiront par affecter chacun d’entre nous » a déclaré M. Chambers.

Trente-et-une propositions d’inscription de nouvelles espèces aux deux annexes de la Convention ont été approuvées afin d’améliorer le statut de conservation de ces espèces menacées. Elles comprenaient l’inscription d’un nombre record de 21 espèces de requins, raies et poissons-scies proposées par le Kenya, l’Égypte, Fidji, le Costa Rica et l’Équateur – amenant la Conférence à être surnommée la « COP des requins » dans certains milieux.

La baleine à bec de Cuvier, proposée par l’Union européenne, a été inscrite à l’Annexe I, et l’ours polaire (Norvège) a été ajouté à l’Annexe II. Pour les espèces d’oiseaux, le Bécasseau semipalmé (Équateur et Paraguay), le Bécasseau de l’Anadyr (Philippines), le Rollier d’Europe (Union européenne) et la Grande Outarde (Mongolie) ont été inscrits à l’Annexe I, tandis que la Paruline du Canada (Équateur) a été inscrite à l’Annexe II. La gazelle à front roux (Niger et Sénégal) va bénéficier d’une protection complète, tandis que la coopération internationale est recommandée pour le kob à oreilles blanches (Éthiopie) à la suite de son inscription à l’Annexe II. L’anguille européenne (Monaco) a été ajoutée à l’Annexe II.

Une rencontre ministérielle de haut niveau a eu lieu le 3 novembre, juste avant la COP, sur le thème « Unir les droits de la nature et l’économie verte dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté ». Présidé par Lorena Tapia, la Ministre de l’Environnement de l’Équateur, ce groupe réunissait des ministres de l’environnement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, ainsi que les secrétaires exécutifs des accords environnementaux multilatéraux, les dirigeants de certaines des ONG de conservation les plus importantes au monde, ainsi que des experts clés.

« L’Équateur a proposé l’inscription d’un certain nombre d’espèces d’oiseaux et de requins pour veiller à ce qu’ils bénéficient d’une meilleure protection. En collaboration avec la communauté internationale, nous allons continuer à assurer la sécurité des déplacements pour les voyageurs de la nature », a déclaré Mme Tapia.

« Les décisions prises par les gouvernements lors de la Conférence de la CMS reflètent la prise de conscience croissante d’une responsabilité commune et partagée vis-à-vis de la protection de la faune, et prennent en compte le fait que les menaces qui pèsent sur les espèces sauvage peuvent être traitées plus efficacement à travers la coopération internationale », a déclaré Achim Steiner, Sous-Secrétaire général des Nations unies et Directeur exécutif du PNUE, qui administre la Convention. « Les accords internationaux tels que la CMS travaillent au nom des citoyens et des communautés du monde entier qui souhaitent conserver et protéger notre patrimoine naturel. Ils sont l’expression de notre engagement commun pour que la poursuite du développement humain ne se fasse pas au détriment de la nature », a déclaré M. Steiner.

Tine Sundtoft, Ministre de l’environnement de la Norvège qui a promu le classement de l’ours polaire, a déclaré : « La Norvège est profondément attachée à la conservation des ours polaires et à la poursuite de la coopération avec les États de l’aire de répartition, ainsi qu’avec d’autres pays et parties prenantes, pour parvenir à cette fin ».

L’ours polaire, le plus grand prédateur supérieur sur Terre, est affecté par le changement climatique qui a conduit à la perte de 2 millions de m2 de banquise. Son inscription à l’Annexe II introduit la dimension internationale des menaces actuelles pesant sur les espèces de l’Arctique et découlant du  trafic maritime et de l’exploration pétrolière, ce qui fait de cette espèce une préoccupation pour  toutes les Parties à la CMS.

Trois plans d’action par espèce ont été approuvés et concernent l’argali en Asie centrale, la tortue caouanne du Pacifique et le Faucon sacre. En outre, une initiative régionale couvrant les grands mammifères migrateurs d’Asie centrale, comme le chameau de Bactriane, le léopard des neiges et l’antilope saïga, a été lancée accompagnée de la publication Central Asian Mammals Initiative: Saving the Last Migrations (Initiative pour les mammifères d’Asie centrale: sauvegarder les dernières migration).

Au cours de leurs longs voyages, les oiseaux migrateurs font face à de graves menaces. Alors que l’on  notait par le passé un niveau durable de piégeage au filet, un très grand nombre d’oiseaux ont été victimes du piégeage et d’abattage illégal pour la consommation et le commerce au cours de ces dernières années. Les États ont désormais convenu de prendre des mesures contre la chasse illégale.

L’adoption par les Parties à la CMS de lignes directrices mondiales visant à prévenir le risque  d’empoisonnement  des oiseaux migrateurs est une étape importante pour l’avenir. L’un des éléments clés inscrits dans ces orientations consiste à éliminer progressivement l’utilisation de munitions au plomb dans tous les milieux au cours des trois prochaines années, cela étant pleinement soutenu par les associations de chasse.

La surexploitation et le braconnage restent une menace majeure. L’initiation d’une coopération régionale, afin de mieux protéger les animaux migrateurs à travers les frontières politiques, fait partie du mandat de la Convention. La CMS joue un rôle unique dans la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages dans les domaines de la conservation transfrontalière, la formation du personnel local, l’application des lois et la lutte contre la fraude, ainsi que la création de moyens de subsistance alternatifs. Les niveaux croissants de braconnage d’espèces telles que l’éléphant d’Afrique ont porté cette question sur le devant de la scène.

Pour la première fois, la menace que constituent les technologies liées aux énergies renouvelables pour les chauves-souris, les oiseaux et les cétacés était inscrite à l’ordre du jour. Des lignes directrices  sur la façon dont les éoliennes, les panneaux solaires, les barrages et d’autres types de développement des énergies renouvelables peuvent être déployés de manière respectueuse pour la faune ont également été adoptées par la COP.

Dans le milieu marin, des résolutions ont été adoptées concernant les plastiques et autres débris, la culture des cétacés, la capture de cétacés vivants, et le tourisme d’observation de la faune en bateau.

Les Parties ont adopté le Plan stratégique pour la conservation des espèces migratrices, qui reflète les objectifs d’Aichi de la Convention sur la diversité biologique, afin de répondre aux exigences des Parties pour que les accords relatifs à la biodiversité travaillent davantage encore en étroite collaboration.

L’objectif du Plan est d’aider à intégrer les besoins des espèces migratrices dans les plans d’action nationaux et internationaux. Des détails sur la façon dont la CMS et la société civile devraient mettre en œuvre le Plan stratégique, y compris des indicateurs pour mesurer les progrès accomplis, seront disponibles à la COP12 en 2017.
Dans leurs observations finales, de nombreux délégués ont déclaré que la COP11 a marqué un jalon dans le développement de la Convention, qui est mieux placée que jamais pour remplir son mandat de conservation des espèces migratrices menacées.

Administré par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), la Convention sur la  conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (également dénommée Convention de Bonn, d’après la ville allemande où elle a été signée) a tenu sa 11ème Conférence des Parties (COP) à Quito, Équateur, du 4 au 9 novembre. Négociée en 1979, la CMS travaille pour la conservation d’une grande diversité d’espèces migratrices dans le monde, des oiseaux ainsi que des espèces aquatiques et terrestres. La Convention compte actuellement 120 Parties. La Conférence des Parties (COP) est l’organe de décision principal de la Convention et se réunit tous les trois ans.
L’inscription à l’Annexe I de la CMS entraine l’obligation pour les Parties d’une protection stricte, telle que l’interdiction de tout prélèvement. L’inscription à l’Annexe II engage les pays à coordonner des mesures de conservation transfrontalières dans toute l’aire de répartition de l’espèce

Retirer les requins des assiettes, un des objectifs de la cause animale

We Want a Worldwide Shark Fin Ban

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English version here :

We Want a Worldwide Shark Fin Ban

 

Nous voulons une interdiction des ailerons de requin dans le monde entier

“Si nous voulons sauver les requins du monde et mettre fin à cette pratique cruelle nous avons besoin d’une interdiction mondiale adoptée par chaque nation et appliquée par les Nations Unies. Informer les Nations Unies pour l’environnement que vous voulez un engagement fort et faire de l’interdiction du commerce des nageoires de requins dans le monde entier un objectif central de leurs programmes”

Merci de signer et de partager cette pétition : ici

Un Etat d’Australie renonce à la capture systématique des requins

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SYDNEY, 12 septembre 2014 (AFP) – Le gouvernement de l’Etat d’Australie occidentale a décidé vendredi de renoncer à sa politique de capture et d’élimination des requins à proximité des plages, en raison de l’objection des services de l’environnement.

Le chef du gouvernement de cet Etat, Colin Barnett, a déclaré que les drumlines (palangres de surface ancrées avec des lignes appâtées) ne seraient plus utilisées au large des plages fréquentées touristiques, durant le prochain été austral.

Il a expliqué que son gouvernement allait envisager uniquement la capture des requins « repérés à plusieurs reprises dans une même zone ».

A l’origine, 72 hameçons appâtés attachés à des palanges devaient être installés tous les ans de novembre à avril, jusqu’en 2017.

L’objectif étant de protéger les nageurs et de tuer les requins capturés si leur taille était menaçante pour l’homme.

L’Autorité pour la protection de l’environnement (EPA) s’est toutefois opposée à cette réglementation, arguant « que l’évaluation scientifique de l’impact sur la population des requins blancs du sud-ouest de l’Australie était largement insuffisante ».

« A ce stade, les informations disponibles n’apportent pas les garanties nécessaires à l’EPA », a déclaré dans un communiqué Paul Vogel, président de l’organisation.

La Société australienne de conservation des aires marines a pour sa part estimé que cette réglementation était « inappropriée, compte tenu de son coût environnemental pour des résultats sur la sécurité du public mal évalués ».

Le gouvernement d’Australie occidentale avait pris cette mesure l’été dernier, à titre expérimental, après une série d’attaques.

Plus de 170 requins, essentiellement des requins-tigres, avaient été capturés en 13 semaines et une cinquantaine d’entre eux, parmi les plus gros, avaient été tués.

Sauvegarde des requins