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17ème Conférence des Parties : les requins de nouveau à l’honneur

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17ème Conférence des Parties : les requins de nouveau à l’honneur

Genève, 16 Septembre 2016. L’Afrique du Sud, qui abrite un quart des plus de 400 espèces de requins dans le monde, sera le pays où se déroulera la réunion triennale de la Conférence mondiale de la faune. Lors de cette nouvelle réunion, la protection des requins et des raies seront à nouveau en haut de la liste des thèmes à l’ordre du jour.

Les délégués de plus de 180 pays participant à la réunion, également connue sous le nom CoP17 (17ème conférence des parties- CITES), recevra des mises à jour sur les mesures déjà prises à la suite de la CoP16 à Bangkok, où cinq espèces de requins, à savoir le requin océanique, le requin taupe commun et trois espèces de requin marteau, ainsi que l’ensemble des raies manta recevaient une protection en vertu de l’Annexe II, avec le commerce de ces espèces actuellement réglementées pour éviter la surexploitation.

Le Secrétaire général John E Scanlon a déclaré: «À la CITES CdP16 en 2013, les pays se sont tournés vers la CITES pour aider à protéger les précieuses ressources marines de la surexploitation en incluant cinq nouvelles espèces de requins et raies manta tous sous le contrôle du commerce CITES. Depuis lors, la CITES, en étroite collaboration avec la FAO et d’autres partenaires, a démontré la valeur ajoutée de la CITES dans la protection des requins et des raies de la surexploitation. Cette année, à # CoP17 CITES, les pays présentent, de nouveaux, des propositions d’inscription pour les requins et les raies, « .

À l’échelle mondiale, les requins continuent d’être vu par certains comme des prédateurs redoutés, mais la survie de nombreuses espèces de requins sont menacées par l’activité humaine, y compris de la surpêche, la surconsommation de leur viande, des ailerons et du cartilage ainsi que la destruction de leurs habitats. Les requins jouent un rôle crucial dans le maintien de la santé et de la diversité des écosystèmes marins et sont particulièrement vulnérables à la surexploitation en raison de leur maturité tardive, la longévité et les taux de productivité faibles.

Depuis 2013, la CITES, avec un financement de l’Union européenne, a établi un partenariat avec les organisations internationales, en particulier la FAO et les organisations de gestion des pêches régionales (ORGP et ORP), pour faciliter la mise en œuvre des mesures de protection supplémentaires, et en  travaillant notamment avec les pays en développement. Ces nouvelles mesures permettent de garantir la légalité, la durabilité et la traçabilité du commerce international des espèces de requin qui sont exploitées commercialement.

Le projet de l’UE et de la Cites «Renforcement des capacités dans les pays en développement pour la gestion durable de la faune et le renforcement de la mise en œuvre de la réglementation du commerce des espèces sauvages, avec un accent particulier sur les espèces aquatiques exploitées commercialement »  a permis à un nombre d’initiatives visant à soutenir la mise en œuvre, y compris:

-L’identification et la réalisation d’une évaluation des capacités de 34 pays clés en Afrique, en Asie et en Amérique latine et dans les Caraïbes pour la mise en œuvre.

-Prioriser les activités régionales de renforcement des capacités afin de maximiser la portée, y compris à travers des ateliers, des enquêtes et des discussions.

-Le développement, en collaboration avec la FAO, et les organes régionaux des pêches et d’autres partenaires, d’une gamme de démonstrations au sujet de besoins identifiés, mesurables et évolutifs et qui pourront éclairer dans le futur pour le renforcement des  aides aux populations de requins.

-Partage de l’information et de l’expérience via un portail web dédié sur le site web de la CITES.

-Développer la formation et le matériel de sensibilisation.

En outre, un logiciel a été développé pour les inspecteurs portuaires, des agents de douane et les poissonniers pour reconnaître les espèces de requins à partir d’une image de la nageoire. iSHarkFin a été le résultat d’une collaboration entre la FAO de l’Université de Vigo et de la CITES, avec le soutien financier du Gouvernement du Japon et de l’Union européenne (à travers le projet CITES).

Il y a actuellement dix espèces de requins et de raies énumérées dans l’annexe II, y compris le requin pèlerin, le grand requin blanc et le requin baleine, ainsi que les cinq requins et deux espèces de raie manta ajouté à l’Annexe II à la CdP16.

Sept espèces de poissons-scies relèvent de l’Annexe I, qui comprend les espèces menacées d’extinction. Le commerce de spécimens de ces espèces est autorisé que dans des circonstances exceptionnelles.

À la CITES # COP17, les Parties seront invitées à examiner trois autres propositions à savoir notamment:

  • Le requin soyeux (Silky,Carcharhinus falciformis) à l’Annexe II
  • Les requins Renards (Thresher, Alopias spp.) à l’Annexe II
  • Les raies Mobula spp. à l’Annexe II

Ces trois propositions ont été évaluées par le Groupe consultatif du Groupe d’experts de la FAO et par le Secrétariat de la CITES. Les 182 Parties examineront toutes les informations qui lui seront présentées et se prononceront sur l’opportunité d’accepter ou de rejeter ces propositions. S’il n’y a pas de consensus sur toute proposition, l’affaire ira à un vote avec une majorité des 2/3 requise pour toute proposition soit acceptée.

Johannesburg du 24 septembre au 5 octobre 2016

Communiqué de presse CITES- Traduction ©Sauvegarde des Requins

 

Indonésie : 3000 nageoires de requins saisies

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Credit photo : AFP

Credit phot : AFP

AFP- Environ 3000 nageoires de requins qui devaient quitter illégalement l’Indonésie pour être revendues à Hong Kong ont été saisies par les autorités de l’archipel, a indiqué mercredi un responsable.

Ces nageoires de requin océanique, une espèce protégée en Indonésie et interdite à l’exportation, ont été saisies la semaine dernière à l’aéroport international Soekarno-Hatta près de Jakarta, a déclaré à l’AFP le chef de l’agence nationale d’inspection des poissons, Rusnanto, qui n’a qu’un patronyme comme nombre d’Indonésiens.

«La saisie est estimée à un milliard de roupies (64’000 euros) ici, mais à Hong Kong ces nageoires auraient pu être revendues pour plusieurs fois ce montant à des gens riches qui apprécient leur valeur nutritive et les considèrent comme de fins mets», a-t-il ajouté.

Hong Kong est l’un des plus grands marchés au monde pour les ailerons de requins, qui sont souvent servis sous forme de soupe à des banquets chinois très onéreux.

Les requins ont été pêchés dans les eaux autour de la grande île de Java, et la société qui souhaitait les exporter fait l’objet d’une enquête, selon le responsable.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a depuis longtemps tiré la sonnette d’alarme sur la pêche au requin en Indonésie, dont la population ne cesse de décliner dans ce pays d’Asie du Sud-Est aux 17 000 îles et îlots.

Agence France Presse

This photo taken on October 5, 2015 shows Indonesian customs and quarantine officers inspecting some 3,000 pieces of sharks fin seized at the Soekarno-Hatta airport in the Tangerang district suburb of Jakarta, intended for shipment to Hong Kong. Indonesian authorities haved seized about 3,000 fins from a threatened shark species that were destined to be flown to Hong Kong, an official said on October 7. The fins from the "carcharhinus longimanus" species, weighing 600 kilogrammes and packed into 24 boxes, were confiscated along with fins from other shark species last week, the national fish quarantine agency chief told AFP.       AFP PHOTO / BIMA SAKTI

This photo taken on October 5, 2015 shows Indonesian customs and quarantine officers inspecting some 3,000 pieces of sharks fin seized at the Soekarno-Hatta airport in the Tangerang district suburb of Jakarta, intended for shipment to Hong Kong. Indonesian authorities haved seized about 3,000 fins from a threatened shark species that were destined to be flown to Hong Kong, an official said on October 7. The fins from the « carcharhinus longimanus » species, weighing 600 kilogrammes and packed into 24 boxes, were confiscated along with fins from other shark species last week, the national fish quarantine agency chief told AFP. AFP PHOTO / BIMA SAKTI

En Indonésie, la chasse aux requins est un business juteux

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Bien que certains squales soient protégés, les chasseurs indonésiens pratiquent une chasse intense. Les ailerons de requins valent en effet une fortune.

Reportage de France 2
http://api.dmcloud.net/player/embed/4e7343f894a6f677b10006b4/556cb08406361d5c6cc8c4b7/f95a10bda83c4f39ae1ebac0ed7a6af4?exported=1 » target= »_blank »>ARTICLESur l’île de Lombok, en Indonésie, la chasse aux requins est une activité intense. Et pour cause, le requin est une marchandise très prisée car très rentable. Un pêcheur touche 1 million de roupies par squale pêché, soit un peu moins de 100 euros. En Indonésie, c’est une somme très importante.

L’aileron, un produit de luxe exporté en Chine

Chaque année, 110 000 tonnes sont pêchées en Indonésie, premier pays chasseur de requins au monde. Suhadang, négociant, explique à France 2 : « La viande peut valoir 1,50 euro par kilo. La peau peut être utilisée une fois séchée. Son prix est de 10 euros par kilo. Les ailerons, c’est ce qui vaut le plus cher. » En effet, le kilo d’ailerons vaut 270 euros, plus que le salaire mensuel d’un policier.

Les ailerons sont presque tous exportés en Chine, où ils sont considérés comme un produit de luxe aux vertus thérapeutiques. À cause de cette croyance infondée, plusieurs espèces de requin sont menacées d’extinction.

Pékin interdit la chasse et le commerce de 420 espèces animales menacées d’extinction

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Source : http://www.asianews.it/news-en/Beijing-bans-the-hunting-and-trading-of-420-animal-species-at-risk-of-extinction-30916.html

Traduction :

 (25 avril 2014) Après des années de demandes de la communauté internationale, Beijing reconnaît cette pratique comme une «menace mondiale». Il s’agit des pandas, des rhinocéros, des pangolins et des requins : utilisés dans la médecine traditionnelle ou considérés comme des « plaisirs » ces animaux sont en danger de disparition. Les sanctions pour violation de la nouvelle loi sont de 3 à 10 ans de prison.

Pékin (AsiaNews) – Manger ou chasser des animaux rares pour la nourriture est maintenant une infraction pénale en Chine. Le gouvernement a approuvé une modification au Code criminel, qui définit de 3 à 10 ans de prison pour ceux qui «mangent ou commercialisent en connaissance de cause «, la viande des 420 espèces actuellement en danger sur l’ensemble du territoire chinois. Cela comprend les pandas géants, les cercopithèques dorés, les ours noirs d’Asie et les pangolins. Les ailerons de requin et les cornes de rhinocéros, des éléments clés dans la médecine traditionnelle chinoise ont également été interdits.

(Note de Sauvegarde des requins : en attente de confirmation pour la phrase citant les ailerons de requin et les cornes de rhino « Shark fins and rhino horns, key elements in traditional Chinese medicine have also been banned. ». A l’heure actuelle, seul cet article précise ce point)

La décision a été prise ce matin par le Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale, qui représente le parlement national. Après des années de demandes de la communauté internationale, le Comité permanent a défini la chasse des espèces en voie de disparition comme une « menace mondiale ». En outre, la Commission a  » blâmé  » les consommateurs asiatiques fortunés qui, grâce à un volume élevé de liquidités, fomentent le commerce d’animaux rares à des fins personnelles.

Dans la tradition asiatique, certaines races sont associées au bien-être et à la vigueur. La soupe de tortue géante assure une longue durée de vie, la patte de l’ours aide à la sexualité, et la poudre de corne de rhinocéros est utilisée pour guérir la fièvre, l’épilepsie, le paludisme, les intoxications et les abcès. Compte tenu de ces croyances, la chasse et le commerce de ces animaux sont des activités très populaires. L’agence de nouvelles Xinhua affirme que  » jusqu’à présent, ceux qui étaient impliqués dans ces pratiques restaient impunis ».

Hong Kong: plus d’ailerons de requin aux dîners officiels