Archives de Tag: CITES

17e session de la Conférence des Parties (CoP) : Succès pour les requins

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17e session de la Conférence des Parties (CoP) : Succès pour les requins

Johannesburg, en Afrique du Sud,

du 24 septembre au 5 octobre 2016.

  • Breaking news

    Les propositions concernant les requins et raies ont reçu des votes en leur faveur. Ainsi, le requin Soyeux, les requins Renards (12 mois pour une mise en application) et les raies mobula  (6 mois de délai pour sa mise en application) rejoignent les 9 autres espèces déjà listées en Annexe II.victoire

  • Au sujet de la CITES

La CITES  (the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora): Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, accord intergouvernemental signé le 3 mars 1973 à Washington, aussi appelé Convention de Washington.

Le rôle de la CITES : Elle a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Elle compte aujourd’hui 181 Parties.

Tous les trois ans, les modalités d’application de la Convention et la liste des espèces concernées sont révisées lors des Conférences des parties

Les espèces dont le commerce est réglementé par la CITES sont réparties en 3 annexes :

Annexe I : Les espèces inscrites à l’Annexe I sont les plus menacées de toutes les espèces animales et végétales couvertes par la CITES. Etant menacées d’extinction, la CITES en interdit le commerce international de leurs spécimens sauf lorsque l’importation n’est pas faite à des fins commerciales mais, par exemple, à des fins de recherche scientifique. Ces espèces représentent 3% de l’ensemble des espèces CITES.

Annexe II : Cette annexe comprend quant à elle toutes les espèces qui, bien que n’étant pas nécessairement menacées actuellement d’extinction, pourraient le devenir si le commerce des spécimens de ces espèces n’était pas soumis à une réglementation stricte ayant pour but d’éviter une exploitation incompatible avec leur survie. Elle comprend également les espèces dites « semblables », à savoir des espèces présentant une telle ressemblance avec celles déjà inscrites à l’Annexe II que les agents chargés de l’application de la CITES ont peu de chances de réussir à les distinguer. Le commerce international de spécimens sauvages de ces espèces est généralement autorisé mais il est réglementé au moyen de permis et de certificats. Ces espèces représentent 96% de l’ensemble des espèces CITES.

Annexe III : Liste des espèces inscrites à la demande d’une Partie qui en réglemente déjà le commerce et qui a besoin de la coopération des autres Parties pour en empêcher l’exploitation illégale ou non durable .Le commerce international des spécimens des espèces inscrites à cette annexe n’est autorisé que sur présentation des permis ou certificats appropriés. Ces espèces représentent 1% de toutes les espèces CITES. Contrairement à ce qui se passe dans le cas des deux autres annexes, aucune décision de la Conférence des Parties n’est nécessaire pour inscrire une espèce à l’Annexe III, les inscriptions étant du ressort de la ou des Partie(s) concernée(s).

  • Les requins, raies et chimères

Environ 1200 espèces, ¼ de ces espèces sont menacées.

  1. Actuellement

    Annexe I (Commerce interdit) : Poissons-scies (les 7 espèces)

    Annexe II (Commerce réglementé) :

    Requin Pèlerin

    Requin Baleine

    cites

    @Cites

    Grand Requin Blanc

    Requin Taupe Commun

    CoP16 :

    Requin Océanique/Longimane

    Requin Marteau Halicorne

    Grand Requin Marteau

    Requin Marteau Lisse

    Manta (Spp) Toutes les espèces

  1. Cop17 : les propositions

    Annexe II (Commerce réglementé) :

    Le requin soyeux

    Les requins Renards ( Alopias spp.)

    Les raies Mobula spp

 

Le 29 septembre 2016 ©Sauvegarde des Requins

17ème Conférence des Parties : les requins de nouveau à l’honneur

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17ème Conférence des Parties : les requins de nouveau à l’honneur

Genève, 16 Septembre 2016. L’Afrique du Sud, qui abrite un quart des plus de 400 espèces de requins dans le monde, sera le pays où se déroulera la réunion triennale de la Conférence mondiale de la faune. Lors de cette nouvelle réunion, la protection des requins et des raies seront à nouveau en haut de la liste des thèmes à l’ordre du jour.

Les délégués de plus de 180 pays participant à la réunion, également connue sous le nom CoP17 (17ème conférence des parties- CITES), recevra des mises à jour sur les mesures déjà prises à la suite de la CoP16 à Bangkok, où cinq espèces de requins, à savoir le requin océanique, le requin taupe commun et trois espèces de requin marteau, ainsi que l’ensemble des raies manta recevaient une protection en vertu de l’Annexe II, avec le commerce de ces espèces actuellement réglementées pour éviter la surexploitation.

Le Secrétaire général John E Scanlon a déclaré: «À la CITES CdP16 en 2013, les pays se sont tournés vers la CITES pour aider à protéger les précieuses ressources marines de la surexploitation en incluant cinq nouvelles espèces de requins et raies manta tous sous le contrôle du commerce CITES. Depuis lors, la CITES, en étroite collaboration avec la FAO et d’autres partenaires, a démontré la valeur ajoutée de la CITES dans la protection des requins et des raies de la surexploitation. Cette année, à # CoP17 CITES, les pays présentent, de nouveaux, des propositions d’inscription pour les requins et les raies, « .

À l’échelle mondiale, les requins continuent d’être vu par certains comme des prédateurs redoutés, mais la survie de nombreuses espèces de requins sont menacées par l’activité humaine, y compris de la surpêche, la surconsommation de leur viande, des ailerons et du cartilage ainsi que la destruction de leurs habitats. Les requins jouent un rôle crucial dans le maintien de la santé et de la diversité des écosystèmes marins et sont particulièrement vulnérables à la surexploitation en raison de leur maturité tardive, la longévité et les taux de productivité faibles.

Depuis 2013, la CITES, avec un financement de l’Union européenne, a établi un partenariat avec les organisations internationales, en particulier la FAO et les organisations de gestion des pêches régionales (ORGP et ORP), pour faciliter la mise en œuvre des mesures de protection supplémentaires, et en  travaillant notamment avec les pays en développement. Ces nouvelles mesures permettent de garantir la légalité, la durabilité et la traçabilité du commerce international des espèces de requin qui sont exploitées commercialement.

Le projet de l’UE et de la Cites «Renforcement des capacités dans les pays en développement pour la gestion durable de la faune et le renforcement de la mise en œuvre de la réglementation du commerce des espèces sauvages, avec un accent particulier sur les espèces aquatiques exploitées commercialement »  a permis à un nombre d’initiatives visant à soutenir la mise en œuvre, y compris:

-L’identification et la réalisation d’une évaluation des capacités de 34 pays clés en Afrique, en Asie et en Amérique latine et dans les Caraïbes pour la mise en œuvre.

-Prioriser les activités régionales de renforcement des capacités afin de maximiser la portée, y compris à travers des ateliers, des enquêtes et des discussions.

-Le développement, en collaboration avec la FAO, et les organes régionaux des pêches et d’autres partenaires, d’une gamme de démonstrations au sujet de besoins identifiés, mesurables et évolutifs et qui pourront éclairer dans le futur pour le renforcement des  aides aux populations de requins.

-Partage de l’information et de l’expérience via un portail web dédié sur le site web de la CITES.

-Développer la formation et le matériel de sensibilisation.

En outre, un logiciel a été développé pour les inspecteurs portuaires, des agents de douane et les poissonniers pour reconnaître les espèces de requins à partir d’une image de la nageoire. iSHarkFin a été le résultat d’une collaboration entre la FAO de l’Université de Vigo et de la CITES, avec le soutien financier du Gouvernement du Japon et de l’Union européenne (à travers le projet CITES).

Il y a actuellement dix espèces de requins et de raies énumérées dans l’annexe II, y compris le requin pèlerin, le grand requin blanc et le requin baleine, ainsi que les cinq requins et deux espèces de raie manta ajouté à l’Annexe II à la CdP16.

Sept espèces de poissons-scies relèvent de l’Annexe I, qui comprend les espèces menacées d’extinction. Le commerce de spécimens de ces espèces est autorisé que dans des circonstances exceptionnelles.

À la CITES # COP17, les Parties seront invitées à examiner trois autres propositions à savoir notamment:

  • Le requin soyeux (Silky,Carcharhinus falciformis) à l’Annexe II
  • Les requins Renards (Thresher, Alopias spp.) à l’Annexe II
  • Les raies Mobula spp. à l’Annexe II

Ces trois propositions ont été évaluées par le Groupe consultatif du Groupe d’experts de la FAO et par le Secrétariat de la CITES. Les 182 Parties examineront toutes les informations qui lui seront présentées et se prononceront sur l’opportunité d’accepter ou de rejeter ces propositions. S’il n’y a pas de consensus sur toute proposition, l’affaire ira à un vote avec une majorité des 2/3 requise pour toute proposition soit acceptée.

Johannesburg du 24 septembre au 5 octobre 2016

Communiqué de presse CITES- Traduction ©Sauvegarde des Requins

 

Les requins baleine et les requins marteau planeur au bord de l’extinction

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Les requins baleine et les requins marteau planeur au bord de l’extinction

Communiqué de presse de UICN, Union internationale pour la conservation de la nature-Traduction Sauvegarde des Requins

08 juillet 2016– De nouvelles évaluations de la Liste rouge de l’UICN révèlent que les pressions humaines croissantes sur les requins baleines, requins marteau planeur placent ces espèces à un risque croissant d’extinction. Ces 2 espèces sont maintenant répertoriées comme espèces menacées d’extinction.

« Il est alarmant de voir ces espèces emblématiques se rapprocher de l’extinction», dit Jane Smart, Directrice du Programme mondial sur les espèces de l’UICN. «Ces nouvelles évaluations de la Liste rouge de l’UICN soulignent combien il est urgent d’agir stratégiquement pour protéger cette incroyable diversité de la vie sur notre planète. Les océans et les forêts du monde ne feront que continuer de nous fournir des ressources de nourriture et d’autres si nous préservons leur capacité à le faire « .

Le nombre de requins baleines (Rhincodon typus), le plus grand poisson vivant dans le monde, a diminué de moitié au cours des 75 dernières années, ces requins continuent à être pêchés et tués par les hélices des navires.

Bien que les mesures de conservation en Inde, aux Philippines et à Taïwan ont mis un terme à  la pêche à grande échelle des requins baleines dans ces pays, ils continuent d’être pêchés dans d’autres endroits, y compris le sud de la Chine et Oman ; comme les requins baleines et thons sont souvent présents ensemble, ils sont fréquemment capturés par les pêcheurs ciblant le thon.

« Alors que le commerce international du requin baleine est réglementé par l’inscription de l’espèce sur la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES), davantage doit être fait au niveau national pour protéger les requins baleines », dit Simon Pierce, membre de la Commission de la sauvegarde des espèces  de l’UICN(CSE) de Shark Specialist Group (SSG), et co-fondateur de la Fondation « the Marine Megafauna Foundation ».

La pêche non réglementée est également est également responsable du déclin rapide du requin marteau planeur (Eusphyra de blochii), dont la morphologie le rend extrêmement vulnérables à l’enchevêtrement dans les filets de pêche. Cette espèce de requin-marteau est passée de « Quasi menacé » à « en danger » sur la Liste rouge de l’UICN.

L’adhésion de l’Union européenne à la convention CITES facilitera l’élaboration du plan d’action de la Commission en matière de lutte contre le trafic d’espèces sauvages

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L’adhésion de l’Union européenne à la convention CITES facilitera l’élaboration du plan d’action de la Commission en matière de lutte contre le trafic d’espèces sauvages

Commission européenne – Communiqué de presse

Bruxelles, 08 juillet 2015- Aujourd’hui, l’Union européenne devient la 181e partie à la convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES). Cette convention couvre plus de 35 000 espèces de faune et de flore et est destinée à garantir la légalité et la durabilité du commerce de ces espèces.

À la suite d’une consultation publique lancée en 2014, les services de la Commission européenne ont entamé les travaux préparatoires nécessaires à l’élaboration d’un plan d’action de l’Union contre le trafic d’espèces sauvages. À cet égard, l’adhésion de l’Union à la CITES constitue une étape importante.

L’objectif de la convention est de faire en sorte que le commerce international d’animaux et de végétaux sauvages ne mette pas en péril leur survie. Le trafic d’espèces sauvages a atteint des niveaux sans précédent ces dernières années et est devenu une source importante de financement de la criminalité transnationale organisée, ainsi que la quatrième activité illégale mondiale après le trafic de drogues, le trafic d’armes et la traite d’êtres humains. L’adhésion à la CITES donne à l’Union un poids accru sur la scène internationale. La priorité est désormais de renforcer la convention et la lutte contre le trafic d’espèces sauvages.

M. Karmenu Vella, commissaire chargé de l’environnement, des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré à ce sujet: «Le trafic de drogues, le trafic d’armes, la traite d’êtres humains et le trafic d’espèces sauvages reposent sur les mêmes filières clandestines. L’adhésion à la convention CITES est un grand pas en avant dans l’élaboration de notre plan d’action visant à intensifier la lutte contre le trafic d’espèces sauvages. La CITES est pour la communauté internationale le meilleur moyen de lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages et le commerce illégal et non durable de ces espèces. Elle nous permet de mettre à profit l’expertise acquise dans le démantèlement d’autres filières clandestines».

Des organismes internationaux tels qu’Interpol et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime coopèrent avec la CITES et ont renforcé leur engagement dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée dans ce domaine. En vertu de la convention CITES, des sanctions commerciales peuvent être prises en dernier ressort si les parties commettent des manquements répétés à leurs obligations.

En dehors des espèces exotiques, la CITES protège également des espèces européennes telles que le lynx, l’ours, le loup et l’anguille.

Contexte

Le trafic d’espèces sauvages a atteint des niveaux sans précédent ces dernières années, devenant la quatrième activité illégale la plus importante du monde, juste après le trafic de drogues, le trafic d’armes et la traite d’êtres humains. Plus de 20 000 éléphants et plus de 1 200 rhinocéros ont été tués en 2014. Après s’être reconstituées pendant plusieurs années, les populations sont de nouveau en déclin. Des espèces comme le requin, le tigre, le grand singe, la tortue, le pangolin, le corail et le bois tropical sont vendues illégalement pour répondre à une demande mondiale croissante.

L’Union est depuis de nombreuses années un grand défenseur de la convention CITES, puisqu’elle finance des programmes de renforcement des capacités, notamment en ce qui concerne les espèces marines et les essences de bois, ainsi que la lutte contre le braconnage des éléphants et le commerce de l’ivoire.

Les Nations de l’Amérique latine et des Caraïbes travaillent ensemble pour promouvoir le commerce durable mondial des requins

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Communiqué de presse de la CITES du 05 décembre 2013

Traduction

Recife, Pernambuco , Brésil , le 5 Décembre 2013 – Plus de 70 participants représentant 28 pays d’Amérique latine et des Caraïbes se sont réunis à Recife , au Brésil, du 2 au 4 Décembre pour participer à un atelier axé sur la mise en œuvre de nouvelles mesures pour le commerce international de cinq espèces de requins , adopté par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction ( CITES ) .

Plus tôt dans l’année lors d’une réunion à Bangkok, les États membres de la CITES ont décidé de réglementer le commerce des cinq espèces de requins. Le requin océanique, trois espèces de requins-marteaux, et le requin-taupe commun ont été inscrits à l’Annexe II. Cela signifie que tout commerce international d’individus de ces espèces doit être accompagné de documents confirmant qu’ils ont été durablement et légalement pêchés. Les nouvelles inscriptions entreront en vigueur en Septembre 2014.

Pour aider les pays d’Amérique latine et des Caraïbes à mettre en œuvre les nouvelles exigences du commerce international de ces espèces de requins, le gouvernement du Brésil, avec le soutien des États-Unis, le Secrétariat de la CITES, et plusieurs organisations partenaires, a organisé l ‘ »Atelier régional sur les requins inscrite à l’Annexe II de la CITES – Préparation pour la mise en oeuvre « . L’atelier régional a réuni l’équipe de la CITES , des scientifiques et des experts de la pêche du monde entier pour discuter des outils et des stratégies pour aider les pays à mettre en œuvre les nouvelles exigences commerciales internationales pour ces requins.

 » Cet atelier vise à promouvoir l’utilisation et le commerce durable des produits de requins « , a déclaré le Dr Fabio Hazin , professeur à Universidade Federal Rural de Pernambuco , ministère des Pêches et de l’Aquaculture .  » Les pêches de requins sont importantes pour de nombreux pays représentés ici aujourd’hui. Le fait que de nombreux pays d’Amérique latine et des Caraïbes sont présents indique l’engagement de cette région pour le commerce durable des requins. Nous voulons que ces pêcheries soient gérées de manière responsable, les espèces de requins peuvent être conservées et être accessible à tous et aux générations futures  » .

 » La CITES travaille très étroitement avec les pays et les parties prenantes pour aider à s’assurer que les autorités compétentes soient bien préparées à mettre en œuvre les nouvelles mesures» , a déclaré le Secrétaire général de la CITES , John Scanlon E. . «Nous sommes très reconnaissants aux gouvernements du Brésil et des États-Unis pour cette initiative régionale réussie. Cette rencontre a permis l’élaboration d’outils pratiques. Nous allons travailler avec les Parties et les partenaires de la CITES pour reproduire cet exercice dans d’autres régions » .

Les experts ont porté sur un éventail de sujets juridiques, administratifs et scientifiques à l’atelier, en fonction des besoins concrets préalablement identifiés par les pays. Plus précisément , l’atelier a fourni des informations et démonstration de l’utilisation d’outils et de techniques qui vous aideront à l’identification préalable des requins , d’améliorer la collecte de données et la communication des données sur les captures de requins dans la région , et d’améliorer le suivi des spécimens de requins dans le commerce . Les participants ont reçu des exemples concrets de la manière dont la CITES est mise en œuvre pour plusieurs espèces actuellement inscrites et ont démontré comment une chaîne de contrôle peut être mis en place pour surveiller les produits de requins du moment en amont et en aval.

L’atelier a également contribué à accroître la sensibilisation aux mesures internationales de conservation et de gestion des requins. Les participants ont identifié les besoins régionaux et les prochaines étapes pour la mise en œuvre des mesures concernant les requins dans les pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Les études scientifiques sur l’état des espèces de requins, la législation nationale , l’harmonisation des codes douaniers pour le commerce des requins et le transfert de technologie pour les tests ADN , ont été parmi les priorités mentionnées . Ces domaines prioritaires sont attendus pour aider à guider les activités futures précédant la date effective Septembre 2014.

Le commerce durable des requins est un défi mondial , qui ne peut être traité que par une forte collaboration internationale . A la fin de l’atelier, grâce aux discussions qui ont eu lieu, les participants ont identifié les possibilités d’échange d’informations, les prochaines étapes associées à la mise en œuvre, les outils et échangé des idées pour aller de l’avant .  » Pour la Colombie, il était très utile d’entendre des exemples d’autres pays sur la façon dont ils gèrent leurs pêcheries de requins et la réglementation du commerce », a déclaré Juan Pablo Caldas du ministère de l’Environnement de la Colombie.  » Certains des outils présentés ici pour l’identification des espèces étaient vraiment utile pour nous et nous prévoyons de les utiliser. « 

Source

Cinq pays rejettent la nouvelle réglementation internationale sur le commerce des requins

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Traduction de l’article de Shark Year Magazine (version originale)

(Helmut Nickel, Shark Year Magazine, 15. June 2013)

Lors de la Conférence de cette année (Mars 2013) sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore (CITES), la majorité des Etats membres ont voté en faveur de l’inscription de cinq espèces de requins et de deux espèces de raies Manta à l’Annexe II de la Convention.

Cette inscription à l’annexe II entrera en vigueur le 14 Septembre 2014.

Mais tout Etat membre de la CITES a la possibilité de faire une déclaration unilatérale (appelée « réserves ») qu’il lui permet de ne pas être lié par les dispositions de la Convention relative au commerce d’une espèce inscrite aux annexes.

Shark Year Magazine a appris que cinq pays membres ont déjà formulé des réserves concernant la nouvelle inscription à l’Annexe II de plusieurs espèces d’élasmobranches, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

S’il vous plaît noter que ces réserves n’ont pas été encore confirmées officiellement par la CITES. Donc, l’information fournie dans le présent article peut être sujet à changement.

Liste des réserves concernant l’inscription à l’annexe II de cinq espèces de requin et de 2 espèces de raies manta:

Réserves émises par :

-Guyana:

Le requin taupe commun (Lamna nasus) – Annexe II

Requin océanique (Carcharhinus longimanus) – Annexe II

Requin-marteau halicorne (Sphyrna lewini) – Annexe II

Requin-marteau lisse (Sphyrna zygaena) – Annexe II

Grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) – Annexe II

Raies Manta (deux espèces) – Annexe II

-Japon:

Le requin taupe commun (Lamna nasus) – Annexe II

Requin océanique (Carcharhinus longimanus) – Annexe II

Requin-marteau halicorne (Sphyrna lewini) – Annexe II

Requin-marteau lisse (Sphyrna zygaena) – Annexe II

Grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) – Annexe II

-Yémen:

Requin-marteau halicorne (Sphyrna lewini) – Annexe II

Requin-marteau lisse (Sphyrna zygaena) – Annexe II

Grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) – Annexe II

-Danemark (au nom du Groenland):

Le requin taupe commun (Lamna nasus) – Annexe II

-Islande:

Le requin taupe commun (Lamna nasus) – Annexe II

Qu’en est-il de la Chine?

Il semble que la Chine acceptera les listes de la CITES Annexe II de ces espèces et n’a pas formulé de réserves. Même s’ils ont encore des inquiétudes quant à la mise en œuvre des nouvelles inscriptions.

Si ces nouvelles se révèlent être vrai, le comportement de la Chine est très surprenant. Parce qu’il y a peu de temps, la Chine a émis des réserves concernant l’inscription à l’Annexe III (annexe le moins strict) du requin-taupe commun et le requin-marteau halicorne.

Ajout de Sauvegarde des requins :

Le communiqué de presse de la CITES du 14 juin précise :

« La date limite pour formuler des réserves sur les nouvelles listes d’espèces protégées par la CITES a pris fin le mercredi 12 Juin. Le Danemark au nom du Groenland (requin taupe), le Guyana ( les 5 espèces de requins et les raies manta), le Japon ( les 5 espèces de requins), l’Islande (le requin-taupe commun) et le Yémen (requins-marteaux) ont émis des réserves spécifiques.

La Chine n’a pas émis de réserves.

Communiqué de presse

Les autres articles sur ce sujet :

La Chine ignore l’inscription à l’Annexe III de deux espèces de requins
Le Japon va rejeter les nouvelles règles de protection des requins
Accord international pour protéger quatre espèces de requins menacées
 

Le Japon va rejeter les nouvelles règles de protection des requins

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TOKYO – Le gouvernement japonais a décidé vendredi de rejeter la nouvelle régulation internationale de protection de cinq espèces de requins menacés par la surpêche.

Le Japon va émettre une réserve sur le renforcement des règles décidé par les 178 pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites) lors d’une réunion en mars à Bangkok.

Les pays membres avaient voté, en séance plénière, pour la protection du requin océanique à pointe blanche (ou requin longimane), de trois requins-marteaux (halicorne, grand et lisse) et du requin-taupe.

Mais pour le gouvernement japonais, ces espèces doivent être gérées par les organisations de pêche existantes et non par la Cites, a expliqué un diplomate nippon.

Le Japon avait tenté en vain, aux côtés de la Chine, de bloquer le vote de cette nouvelle régulation à Bangkok. Les ailerons de requin sont vendus très cher en Asie où ils sont considérés comme un mets délicat.

Selon l’ONG Traffic, le commerce d’ailerons est estimé à plus de 480 millions de dollars par an. Environ 100 millions de requins sont tués chaque année dans le monde, selon l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui estime que 90% de la population de l’animal a disparu en un siècle.

La décision de Tokyo risque de soulever une vague de protestation contre le Japon, dont l’appétit insatiable pour les poissons et fruits de mer est accusé de menacer de nombreuses espèces, dont certains thons rouges.

Le Japon fait aussi l’objet de critiques régulières pour son programme de pêche baleinière, officiellement organisé à des fins scientifiques. La chair des baleines pêchées par les Nippons termine toutefois sur les étals.

(©AFP / 31 mai 2013 11h29)

La Chine ignore l’inscription à l’Annexe III de deux espèces de requins

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Traduction de l’article de Helmut Nickel, Shark Year Magazine, (version originale : ici) 02. Mai 2013

« Selon une notification de la CITES (sorti le 09. Avril 2013), le Secrétariat de la CITES a été informé que, le 26. Février 2013, la Chine a émis des réserves concernant l’inscription du requin taupe commun (Lamna nasus) et le requin-marteau halicorne (Sphyrna lewini) à l’Annexe III de la Convention.

La décision d’inscrire ces deux espèces de requins à l’Annexe III a été faite par l’Union européenne en Février 2012 (Lamna nasus) et par le Costa Rica en Mars 2012 (Sphyrna lewini).

L’Annexe III est la liste des espèces inscrites à la demande d’une partie (dans ce cas l’Union européenne, et le Costa Rica) qui réglemente déjà le commerce des espèces et qui a besoin de la coopération d’autres pays pour empêcher l’exploitation illégale ou non durable.

Le requin-taupe commun et le requin-marteau halicorne appartiennent aussi aux cinq espèces de requins qui ont été approuvés pour l’inscription à l’Annexe II à la conférence de la CITES 16 Parties à Bangkok récemment.

Mais la source indique clairement que les réserves de la Chine ne concernent que l’inscription des deux espèces de l’Annexe III. Fondamentalement, cela signifie que la Chine refuse de coopérer avec l’UE et le Costa Rica pour empêcher l’exploitation illégale ou non durable du requin-taupe commun et le requin-marteau halicorne.

Je suppose que ces réserves auront très probablement une incidence sur le commerce des requins uniquement pour les 17 prochains mois. Parce que l’inscription à l’Annexe II des espèces entrera en vigueur en Septembre 2014 et, jusqu’à présent, il semble qu’aucune réserve concernant les prochaines inscriptions à l’Annexe II n’ai été saisie …. PAS ENCORE!

Qu’est-ce que « réserves » veut dire?

Tout Etat membre de la CITES peut faire une déclaration unilatérale qu’il lui permet de ne pas être lié par les dispositions de la Convention relative au commerce d’une espèce inscrite aux annexes. Ces déclarations sont appelées réserves.

Bien que toutes les parties aient le droit de formuler des réserves, elles peuvent causer des problèmes de mise en œuvre. La Conférence des Parties recommande seulement que les parties qui ont émis des réserves à l’égard de l’inscription d’une espèce à l’Annexe I doit traiter l’espèce comme si elle était à l’Annexe II et doivent donc inclure ces espèces aux registres du commerce dans leurs rapports annuels.

Voici un tableau qui montre toutes les réserves  qui ont été saisis par les parties à la CITES (pour les requins), en vigueur à partir du 26 Février 2013. »

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Les autres articles concernant la CITES :

Comptes rendus résumés CITES 2013

Cinq espèces de requins entrent dans le gotha des animaux protégés

CITES : votes pour des règles robustes pour protéger les requins et raies manta contre la surexploitation

Accord international pour protéger quatre espèces de requins menacées

16ème conférence des parties : Convention sur le commerce international des espèces menacées

Comptes rendus résumés CITES 2013

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11 mars 2013: 9h00 – 12h05

Le Brésil, la Colombie et les Etats-Unis d’Amérique présentent la proposition CoP16 Prop. 42 visant à inscrire Carcharhinus longimanus (requin océanique) à l’Annexe II. Ils mettent en avant la vulnérabilité de l’espèce compte tenu de sa faible productivité, précisent que l’espèce fait généralement l’objet de captures accidentelles et insistent sur le fait que les communautés de pêche locales ne seraient pas pénalisées par son inscription à l’Annexe II. Ils pensent que cette inscription viendrait compléter les stratégies de gestion de l’espèce actuellement mises en œuvre par les Organisations régionales de gestion des pêches (ORGP) mais indiquent que l’espèce ne fait pas partie de plans de gestion à l’intérieur de son aire de répartition. Ils expliquent qu’il est aisé d’identifier les ailerons et que le fait de retarder l’entrée en vigueur de l’inscription de 18 mois permettrait la mise en place des mesures d’application de la Convention et de lutte contre la fraude. L’Australie, les Bahamas, le Bénin, le Congo, la Guinée, le Honduras, l’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, le Libéria, le Mali, le Nigéria, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Pew Environment Group, s’exprimant également au nom de l’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux), de WildAid et du WWF, la République bolivarienne du Venezuela et le Sénégal manifestent leur soutien à cette proposition. La Nouvelle-Zélande indique que nombre des actions requises au titre de la mise en œuvre de la CITES seraient semblables à celles déjà entreprises par les ORGP en matière de gestion des pêches. Elle fait remarquer que des changements dans les méthodes de pêche pourraient être introduits pour réduire les captures accidentelles. Le Libéria appelle les Parties à appuyer les efforts de lutte contre la fraude dans les pays en développement et la Norvège, avec le soutien des Bahamas, souligne l’importance de la participation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour veiller à ce que la proposition soit transparente et scientifiquement fondée. L’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, fait observer que l’Union européenne a engagé des fonds en faveur de l’appui au renforcement des capacités en vue de la mise en application des inscriptions aux annexes CITES d’espèces marines. Le Japon fait remarquer que les mesures mises en œuvre par les ORGP se sont considérablement améliorées et, avec l’appui de la Chine, pense que ces dernières seraient plus efficaces pour assurer une gestion durable qu’une inscription à l’Annexe II. Il note également que la mise en place des systèmes de documentation sur les captures s’est révélée difficile par le passé et craint que le délai supplémentaire de 18 mois pour l’entrée en vigueur de l’inscription soit trop court pour résoudre les problèmes de lutte contre la fraude, un point de vue partagé par la Chine et la Fédération de Russie. Il pense par ailleurs qu’il y a un risque que l’inscription de l’espèce aux annexes CITES entraîne une hausse de sa valeur marchande. La Chine fait part de difficultés rencontrées pour identifier les produits et distinguer les ailerons dans des cargaisons mixtes. L’Australie, en revanche, indique qu’en ce qui la concerne, l’identification des ailerons de cette espèce n’a pas posé de problème et le Pew Environment Group ajoute que ces ailerons sont les plus faciles à identifier parmi tous les ailerons de requins dans le commerce. Singapour, avec l’appui de la Coalition internationale des associations halieutiques, insiste également sur les difficultés potentielles d’application. La Grenade et Saint-Vincent-et-les-Grenadines s’opposent à la proposition et indiquent qu’ils redoutent un éventuel effet socioéconomique sur les petits Etats insulaires en développement. Ils pensent qu’il convient de faire porter les efforts sur la mise en œuvre concrète des mesures de gestion des pêches existantes. En réponse à une question de la Grenade sur les activités qui seraient nécessaires pendant la période de 18 mois précédant l’entrée en vigueur de l’inscription, le Secrétariat explique que le financement offert par l’Union européenne sera mis à profit pour aider les Parties ayant des difficultés à émettre des permis et des avis de commerce non préjudiciable. Le Brésil indique qu’il prévoit d’organiser un atelier sur le renforcement des capacités à l’intention de l’Amérique centrale et du Sud et de la région des Caraïbes; parallèlement, la Colombie affirme que la période de 18 mois permettra aux pays de définir leurs besoins en matière de capacités et ajoute qu’un soutien technique pourrait être offert à d’autres régions.  La FAO présente les résultats des discussions du Groupe d’experts sur la proposition d’inscription, soulignant que le groupe a conclu que l’espèce remplissait les critères pour l’inscription à l’Annexe II, les ailerons faisant l’objet d’une demande à des fins de commerce international, d’où la persistance des prises accidentelles. Le Japon demande un vote à bulletins secrets et reçoit le soutien de dix Parties. La proposition est soumise aux voix. Avec 92 voix en faveur, 42 contre et huit abstentions, la proposition est acceptée. Le Chili, le Congo, les Etats-Unis d’Amérique et le Niger indiquent avoir voté en faveur de la proposition.

La proposition CoP16 Prop. 43 visant à inscrire Sphyrna lewini (requin-marteau halicorne), S. mokarran(grand requin-marteau) et S. zygaena (requin-marteau lisse) à l’Annexe II avec une annotation est présentée par le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, l’Equateur, le Honduras, l’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, et le Mexique. Il est proposé d’inscrire S. lewini à l’Annexe II pour éviter que l’espèce ne remplisse, dans un avenir proche, les critères d’inscription à l’Annexe I, et les deux autres espèces pour des raisons semblables. Le Brésil pense que toute proposition d’inscription doit être évaluée sur la base de données scientifiques, en termes de possibilité d’application, et en tenant compte du contexte politique, de façon à ne pas aller à l’encontre de la volonté politique de la communauté internationale. Il estime que cette proposition remplit toutes ces conditions. Les co-auteurs de la proposition se déclarent persuadés que cette proposition remplit tous les critères scientifiques d’inscription et que l’inscription à l’Annexe II est une mesure adaptée pour gérer cette espèce, soulignant que cette inscription n’équivaut pas à une interdiction du commerce et qu’elle n’aura pas d’incidence sur les moyens d’existence. Ils pensent également que l’inscription à l’Annexe II viendra compléter les mesures prises par les ORGP, un point de vue que partage la Sierra Leone, précisant que cette proposition reçoit un large soutien en Afrique de l’Ouest. Le Yémen déclare qu’une protection durable des requins est indispensable dans sa région. Les Comores et la Nouvelle-Zélande appuient la proposition, cette dernière déclarant qu’une grande partie des commentaires qu’elle avait faits au sujet de la proposition précédente s’appliquent également à la présente proposition. Le Brésil et la Nouvelle-Zélande soulignent tous deux qu’ils sont prêts à contribuer au renforcement des capacités dans leurs régions respectives.

11 Mars 2013: 14h00-17h35 

Le Ghana, l’Inde et le Mozambique estiment que les données scientifiques actuelles ne permettent pas  d’appuyer la proposition CoP16 Prop. 43 visant à inscrire Sphyrna lewini (requin-marteau halicorne), S. mokarran (grand requin-marteau) et S. zygaena (requin-marteau lisse) à l’Annexe II. L’Argentine, le Canada, les Etats-Unis d’Amérique, les Maldives, le Niger, les Seychelles, la Somalie et la Wildlife Conservation Society sont tous en faveur de la proposition. Le Canada note qu’une inscription à l’Annexe II permettrait d’appuyer les mesures de gestion mises en place aux niveaux national et régional et l’Argentine précise que les Organisations régionales de gestion des pêches (ORGP) ne réglementent que les activités de leurs membres et non de toutes les Parties à la CITES. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) présente les résultats des discussions du Groupe d’experts sur la proposition d’inscription, soulignant que le groupe a conclu que les espèces remplissaient les critères pour l’inscription à l’Annexe II.  Le Maroc est d’avis que les mesures actuellement mises en place au niveau régional portent leurs fruits. La Namibie s’oppose à la proposition, indiquant qu’elle applique des mesures plus strictes au niveau national et précisant qu’il est difficile de faire la distinction entre les différentes espèces de requins-marteaux. Le Japon pense qu’une inscription à l’Annexe II pourrait se transformer en une interdiction de facto du commerce en raison des difficultés d’application. Il estime que la gestion des espèces devrait être réalisée par l’entremise des ORGP. L’ IWMC World Conservation Trust s’interroge sur la question de savoir si une inscription à l’Annexe II aboutirait à une meilleure gestion.  La Chine demande qu’il soit pris note de ses craintes quant à l’inscription à l’Annexe II de Carcharhinus longimanus (requin océanique), exprimant des doutes au sujet de l’application de cette inscription compte tenu des difficultés à identifier les ailerons de requins au niveau de l’espèce.  La Présidente demande la mise aux voix de la proposition CoP16 Prop. 43, consciente de l’absence de consensus. La Chine demande un vote à bulletins secrets et reçoit le soutien de 10 Parties, conformément au règlement intérieur. Avec 91 voix en faveur, 39 contre et huit abstentions, la proposition CoP16 Prop. 43 est acceptée. Le Chili, les Comores, le Congo, le Costa Rica, El Salvador, les Etats-Unis d’Amérique, le Guatemala, le Honduras, le Mali, le Niger, le Panama, le Paraguay, la Sierra Leone et le Sénégal indiquent avoir voté en faveur de la proposition.

L’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, présente la proposition CoP16 Prop. 44 visant à inscrire Lamna nasus (requin-taupe commun) à l’Annexe II avec une annotation. En tant que co-auteurs de la proposition, le Brésil, les Comores et l’Egypte précisent que cette inscription ne correspondrait pas à une interdiction de la pêche et du commerce de l’espèce.  L’Islande, notant que les mesures plus strictes prises par l’Union européenne et les pays d’Amérique du Nord ont déjà un effet positif, pense que les Etats et les ORGP sont les instruments les plus adaptés pour réglementer le commerce de cette espèce et, aux côtés du Chili, attire l’attention sur l’absence de données scientifiques sur la population de l’hémisphère Sud. La Chine et le Japon sont d’avis que cette population pourrait être plus abondante que l’on ne croit et se disent inquiets face aux problèmes d’identification au niveau de l’espèce. Le Mozambique fait également part de ses craintes au sujet d’espèces semblables. Il ne soutient pas la proposition, à l’image de la Gambie, de la Guinée, du Maroc, de la République de Corée, de la Thaïlande et de Creative Conservation Solutions.  La Nouvelle-Zélande fait référence à un nouveau rapport selon lequel les populations de l’hémisphère Sud sont nettement moins nombreuses que celles de l’hémisphère Nord et informe les Parties qu’elle-même et l’Uruguay appliquent des mesures nationales plus strictes. Elle appuie cette proposition, à l’image de l’Argentine, du Burkina Faso, du Canada, de la Colombie, du Congo, d’El Salvador, des Etats-Unis  d’Amérique, du Honduras, du Libéria, du Mali, du Pérou, de la République démocratique du Congo, du Sénégal et du WWF.  La FAO fait observer que si la majorité des membres du groupe d’experts juge que les critères biologiques pour l’inscription à l’Annexe II sont remplis, de nouvelles informations indiquent que la population de l’hémisphère Sud pourrait être plus nombreuse qu’on ne le pensait. Il fait également part de difficultés en matière d’identification des parties et produits de l’espèce et dans l’émission d’avis de commerce non préjudiciable.  La Présidente demande la mise aux voix de la proposition CoP16 Prop. 44, consciente de l’absence de consensus. La Guinée demande un vote à bulletins secrets et reçoit le soutien de 10 Parties, conformément au règlement intérieur. Avec 93 voix en faveur, 39 contre et huit abstentions, la proposition est acceptée.  L’Australie, le Burkina Faso, la Colombie, les Comores, le Congo, le Costa Rica, le Danemark, l’Equateur, El Salvador, les Etats-Unis d’Amérique, le Guatemala, l’Inde, le Mali, le Mexique, le Niger, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la République démocratique du Congo, les Seychelles et la Suisse indiquent avoir voté en faveur de la proposition. Le Chili et le Danemark expliquent qu’ils ont voté contre la proposition, ce dernier s’exprimant au nom du Groenland. Le Danemark annonce par ailleurs émettre une réserve quant à l’inscription.

L’Australie explique qu’elle a voté ou votera en faveur des propositions CoP16 Prop. 42, 43 et 46.

El Salvador, l’Equateur, la République démocratique du Congo et la Suisse indiquent qu’ils ont voté en faveur des propositions CoP16 Prop. 42 et 43. Le Guatemala, le Mali, le Panama et le Pérou expliquent qu’ils ont voté en faveur de la proposition CoP16 Prop. 42. Le Mexique indique qu’il a voté ou votera en faveur des propositions CoP16 Prop. 43 t 45.

La proposition CoP16 Prop. 45 visant à transférer Pristis microdon (poisson-scie) de l’Annexe II à l’Annexe I est présentée par I’Australie. Celle-ci estime qu’en dépit d’un quota d’exportation zéro en vigueur depuis juin 2011, l’inscription de l’espèce à l’Annexe I renforcera son interdiction d’exportation au niveau national et enverra un message aux négociants susceptibles de prélever des spécimens en vue de leur commerce. L’Australie se félicite de l’appui à la proposition d’autres Etats de l’aire de répartition et indique que cette proposition est soutenue par le Secrétariat, le Groupe d’experts de la FAO et TRAFFIC.  Le Congo, le Costa Rica, les Etats-Unis d’Amérique, l’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, l’Inde, l’Indonésie, le Kenya, la Nouvelle-Zélande, les Samoa, la Sierra Leone et Humane Society International, s’exprimant aussi au nom de la German Elasmobranch Society, de Project AWARE, de Shark Advocates, du Shark Trust et du Réseau pour la survie des espèces (SSN) appuient tous cette proposition. La Nouvelle-Zélande déclare que l’espèce remplit les critères biologiques d’inscription à l’Annexe I, la Sierra Leone insiste sur son importance culturelle au plan national et les Etats-Unis d’Amérique, l’Inde et l’Indonésie signalent que cette espèce est déjà protégée au titre de leurs législations nationales respectives.  Le Japon est d’avis que le quota d’exportation zéro actuellement appliqué par l’Australie devrait suffire pour que le commerce international ne représente pas une menace substantielle et recommande d’accorder une plus grande attention au contrôle des prises incidentes. Après de plus amples précisions données par l’Australie, le Japon déclare qu’il ne s’opposera pas au consensus.

La proposition CoP16 Prop. 45 est acceptée par consensus.

Le Brésil, la Colombie et l’Equateur présentent la proposition CoP16 Prop. 46 (Rev. 2) visant à inclure Manta spp. (y compris Manta birostris, Manta alfredi et toute autre espèce éventuelle de Manta) (raies Manta) à l’Annexe II, avec une annotation. Ils expliquent que les raies Manta ont une très faible fécondité et que leurs populations restreintes et extrêmement fragmentées couvrent une vaste aire de répartition. Leur tendance à se rassembler les rend très vulnérables à la surexploitation et la valeur élevée des plaques branchiales ainsi que la demande en peaux et cartilage alimenteraient un commerce non durable, entraînant une diminution marquée de la population. La proposition d’inscription permettrait une surveillance appropriée du commerce et garantirait la durabilité des prélèvements.  L’Afrique du Sud, l’Australie, les Etats-Unis d’Amérique, l’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, le Libéria, le Mozambique, le Qatar, la Thaïlande et l’Uruguay appuient la proposition. L’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, signale que depuis 2012, le débarquement de raies Manta par tout navire enregistré au sein d’un Etat membre de l’Union européenne est interdit. L’Afrique du Sud, l’Australie et Divers for Sharks attirent l’attention sur la valeur substantielle des raies Manta pour le tourisme.  Le Cambodge, la Chine et le Japon s’opposent à la proposition, estimant que les critères pour l’inscription à l’Annexe II ne sont pas remplis. Le Japon pense que les auteurs de la proposition devraient faire part de leurs craintes au sujet des raies Manta au sein d’autres instances mieux placées pour traiter de cette question et que les prises accidentelles et non le commerce devraient être au centre des débats.  La FAO attire l’attention sur les résultats des discussions de son Groupe d’experts, insistant sur la pauvreté des informations relatives à la taille des populations et à leur évolution. Elle attire l’attention sur les facteurs de risque associés aux raies Manta, notamment sur l’absence actuelle de mesures de gestion et sur la valeur élevée des plaques branchiales, tout en admettant qu’aucun élément ne permet de conclure à une augmentation du commerce. Elle pense qu’une inscription de l’espèce aux annexes CITES ne portera ses fruits que combinée à un renforcement des réglementations nationales et à une gestion coordonnée au niveau régional. La Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) fait remarquer que Manta birostris est inscrite à l’Annexe I et à l’Annexe II de la CMS.  La Présidente demande la mise aux voix de la proposition CoP16 Prop. 46, consciente de l’absence de consensus. Le Cambodge demande un vote à bulletins secrets et reçoit le soutien de 10 Parties, conformément au règlement intérieur. Avec 96 voix en faveur, 23 contre et sept abstentions, la proposition CoP16 Prop. 46 est acceptée. L’Argentine, les Comores, le Congo, El Salvador, les Etats-Unis, le Guatemala, le Honduras, le Mali, le Niger, le Panama, le Paraguay et le Pérou expliquent qu’ils ont voté en faveur de la proposition.

Source et documents officiels : CITES

Cinq espèces de requins entrent dans le gotha des animaux protégés

Par défaut

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Photograph by Mark Strickland 
Requin pointe blanche ou requin à pointes blanches de récif ou encore requin houareau (Carcharhinus albimarginatus

(AFP) BANGKOK — La communauté internationale a confirmé jeudi la protection de cinq requins menacés par la surpêche et dont le commerce sera désormais régulé, une décision saluée comme « historique » par les défenseurs de l’environnement après une ultime tentative de certains pays asiatiques.

Plusieurs nations inquiètes pour leur industrie de la pêche dont le Japon, qui avait mené le front d’opposition à ces décisions avec la Chine, ont tenté de rouvrir la discussion sur certaines de ces espèces, en vain.

Au dernier jour de leur réunion, les 178 pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites) ont validé, en plénière, la protection du requin océanique à pointe blanche (ou requin longimane), de trois requins-marteaux (halicorne, grand et lisse) et du requin-taupe, ainsi que des raies mantas.

« Bien sûr, nous sommes déçus », a déclaré à l’AFP Shingo Ota, de l’Agence japonaise de la pêche. « La question est de savoir si la Cites est la mieux placée (pour trancher) ou si nous devrions nous appuyer sur les organisations de pêche ».

Mais la décision a surtout été accueillie par des félicitations et des tonnerres d’applaudissements des représentants des ONG et des délégués des pays favorables à ces mesures, des Etats-Unis au Brésil en passant par l’Union européenne.

« C’est le jour le plus important pour l’océan en 40 ans d’histoire de la Cites », s’est réjouie Susan Lieberman, de l’ONG Pew. « C’est un moment historique, où la science l’a emporté sur la politique », a renchéri Carlos Drews, du Fonds mondial pour la nature (WWF).

Lors de la précédente conférence de la Cites en 2010, des propositions de protection des squales, dont les ailerons sont vendus à prix d’or en Asie, avaient échoué de justesse.

Mais les cinq requins, ainsi que les raies mantas pêchées pour leurs branchies, ont été cette fois inscrits à l’annexe II de la Cites, qui permet de réguler le commerce d’une espèce pour empêcher sa surexploitation.

D’ici à 18 mois, les pays exportateurs seront tenus de délivrer des permis d’exportation pour toutes ces espèces, tout en assurant la survie de chacune, et s’exposeront à des sanctions dans le cas contraire.

Grand requin blanc, requin baleine et requin pèlerin faisaient déjà partie des rares poissons protégés par la Cites, mais ils n’ont jamais vraiment fait l’objet d’une exploitation commerciale.

Selon l’ONG Traffic, le commerce d’ailerons est estimé à plus de 480 millions de dollars par an. Et l’Asie est la principale accusée dans cette pêche massive.

Environ 100 millions de requins sont tués chaque année dans le monde, selon l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui estime que 90% de la population de l’animal a disparu en un siècle.

« Peut-être est-ce un peu tard » pour les protéger, a admis Steve Galster, directeur de l’ONG Freeland. « Mais mieux vaut tard que jamais ». « Maintenant, tout dépend de l’application » des décisions, a-t-il ajouté, insistant pour poursuivre les « progrès importants » enregistrés dans la réduction de la demande.

Pékin a notamment interdit la soupe d’ailerons dans les banquets d’Etat. Et des restaurants réputés à Hong Kong, premier marché mondial, et à Singapour l’ont retirée des menus.

Source AFP