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La pêche post attaque de Saint André confirme le danger de pêcher le requin devant les plages

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 Île de la Réunion, le 24 février 2017

Le 22 février, lendemain de l’accident, le bateau chargé de la pêche post attaque a posé des dizaines de kilos d’appâts sur une palangre d’au moins 15 hameçons, ainsi que des drumlines appâtées. C’est une concentration énorme d’appâts et d’hameçons sur une toute petite zone .

Au moins un requin était présent ou a été attiré par les appâts tout prés du bateau. Dans cette eau brassée, le requin n’a pas pu suivre la trace odorante vers l’hameçon et l’a cherchée jusqu’en surface où il a été filmé.

A la fin de toute une journée, malgré un effort intense de pêche, le requin excité par les appâts n’avait pas été pris et le bateau est reparti bredouille.

On ne sait pas combien d’autres requins se trouvaient sur zone ou ont été attirés  par l’appâtage. Aucun n’a été pris. Le requin tué la veille n’est pas celui de l’accident .

 Cette observation capitale, qu’on s’est bien gardé de faire figurer sur http://www.info-requin.re/,  détruit complètement la théorie fumeuse qu’une pêche prés des plages protège surfers et baigneurs.

La pêche post attaque de Saint André vient de démontrer qu’on peut exciter des requins avec des appâts et qu’on n’arrive pas forcément à les pêcher. Imagine-t-on le danger pour les baigneurs et surfers?

Ce n’est pas une surprise. Lors des débuts de Cap requin en baie de Saint Paul, des requins balisés avaient été localisés prés des appâts. Ils n’avaient pas été pris. Cela avait entraîné un avis négatif du conseil scientifique de Cap requin au déploiement des drumlines prés des plages. On avait passé outre et douze jours plus tard survenait l’accident d’Elio .

Cette nouvelle et terrible observation démontre de manière irréfutable l’énorme danger de pêcher prés des usagers de la mer.

Après cette observation, qui osera porter la décision de pêcher le requin dans la réserve prés des baigneurs et surfers …pour leur sécurité…. et qui osera donner un avis favorable ? Pas les scientifiques et vrais connaisseurs des requins qui ont en tous dénoncé depuis longtemps ce danger .Il est, depuis la pêche post attaque de Saint André, connu de tous.

peche-post-attaque-du-22-fevrier-2017

@Requin Intégration

 

 

Photos du requin et bateau Imaz press : Au lendemain du drame, un requin rôdait toujours près du lieu de l’attaque

Vidéo de la pêche du 22 février   l’Info.re : Un requin bouledogue pêché à Saint André

 

 

 

 

Collectif des Associations :  Sauvegarde des requins, , Requin Intégration,Tendua, Aspas, Sea shepherd, Longitude 181, fondation Brigitte Bardot ,Vagues , One Voice.

Île de la Réunion : la pêche dans la réserve est suspendue

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Île de la Réunion : la pêche dans la réserve est suspendue

Communiqué des presse du 13/05/2016

Dans le cadre du programme Cap Requins 2, l’État autorisait la pêche d’un nombre illimité de requins tigres et bouledogues dans l’une des zones les plus protégées de la Réserve naturelle marine de la Réunion, jusqu’au 31 décembre 2016. Saisi par les associations ASPAS, Longitude 181, One Voice et Sea Shepherd, avec la participation de Sauvegarde des requins, Tendua, Vagues, Requin Integration et Fondation Brigitte Bardot.,le Tribunal administratif de Saint-Denis a suspendu cet arrêté et mis fin à cette pêche !

Le juge a considéré que les consultations nécessaires à l’adoption de cet arrêté n’avaient pas été correctement réalisées, ce qui fragilise le fondement scientifique de ces pêches.  En effet, le préfet  n’avait soumis sa décision à aucun conseil scientifique digne de ce nom, de sorte qu’aucun protocole n’encadrait méthodiquement cette pêche.

Une décision antiscientifique

À travers les médias, les scientifiques de la Réserve ont eu l’occasion d’exprimer leur opposition à cette pêche au milieu d’un espace naturel riche toujours en reconstruction et donc particulièrement fragile. De toute évidence, une telle pêche dans un espace protégé va à l’encontre des intérêts écologiques de la réserve qui a pour mission officielle la préservation optimale de toutes les espèces, tant les interrelations sont fortes entre faune piscicole et coraux constructeurs.

Le Comité des pêches est la structure chargée de mener le programme Cap Requins 2. Or ces spécialistes des techniques de pêche, qui ne sont pas des scientifiques, conçoivent le programme, le mettent en œuvre, et le contrôlent. Les conclusions qu’ils tirent de leurs propres analyses ne présentent aucune impartialité ni crédibilité scientifique. C’est pourtant sur la base de ces conclusions que le préfet avait autorisé la capture de requins au cœur d’un espace marin protégé, lui-même précieux pour l’économie et le tourisme.

Une pêche non sélective et des méthodes opaques

Rappelons que de nombreuses espèces de requins, espèces clés dans l’écosystème et les chaînes alimentaires des océans, sont considérées comme menacées par l’UICN. Les capturer sans plus d’étude quant à leur population, leurs mouvements et leurs comportements engendre nécessairement des conséquences néfastes pour l’ensemble de l’équilibre de l’océan, et plus particulièrement pour l’espace côtier réunionnais déjà bien fragilisé.

Les méthodes de pêches utilisées sont des palangres verticales (drum line) où sont accrochés des appâts qui n’attirent pas uniquement les espèces ciblées. Deux tiers des prises réalisées dans le cadre du programme seraient des prises accessoires. Difficile de savoir ce qu’il en est fait, étant donné qu’aucun observateur assermenté et indépendant n’est accepté sur les bateaux de pêche (les propres rapports du Conseil Technique du Comité des pêches avouent certaines difficultés à recueillir les informations). De nombreux animaux en font les frais, comme ce Grand requin blanc, espèce protégée, tué en octobre dernier, faute d’une véritable formation des acteurs du programme et de la présence de personnes compétentes indépendantes à bord.

Une pêche dangereuse, mais lucrative

Selon une logique totalement absurde, le préfet souhaite donc sécuriser les zones d’activités nautiques en attirant des requins près de ces zones ! Cette pêche présente le risque d’attirer des animaux dans un espace qu’ils n’auraient autrement peut-être pas occupé.

Loin de décroître, ce système où argent public et patrimoine naturel sont sacrifiés sur l’autel de l’obscurantisme vient d’être institutionnalisé au sein de l’ACRAR (Association pour le Centre de ressources et d’appui sur le risque requin), une nouvelle association qui, sur la base des anciennes méthodes, permet aux principaux maîtres d’œuvre de ce système absurde de se tailler une belle part du lion. Ceci explique sans doute cela…

CAP REQUINS VIOLE LA REGLEMENTATION EUROPEENNE

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Le 15 octobre 2015, Île de la Réunion

Pour la première fois depuis le début de la »crise requin », un grand requin blanc a été pris à la Réunion. Cette prise exceptionnelle a été réalisée en baie de St Paul, zone la plus pêchée mais aussi la plus appâtée au monde depuis deux ans sous prétexte de sécurisation.

Le requin blanc est classé vulnérable par l’UICN et inscrit en annexes II de la CITES et protégé par la convention de Bonn.

Sur décision unique du CRPMEM, sans aucune consultation scientifique, sous un motif de sécurité public, qui n’entre pas dans les attributions juridiques du CRPEM, et en violation même des prétendus objectifs du programme, l’animal a été tué.

Or le Règlement européen 2015/104 du 19 janvier 2015, que le CRPMEM ne peut ignorer, est clair : il y a « obligation de remettre immédiatement à la mer les captures accidentelles de requins », et « il est interdit de pêcher le grand requin blanc dans toutes les eaux ». De fait, CAP REQUINS 2 qui est financé par la Région, l’État et certaines communes, se moque ouvertement du règlement européen.

Nos associations n’ont pas manqué de signaler la dangerosité de ce programme d’appâtage qu’est CAP REQUINS qui attire des requins sur la côte Ouest de la Réunion.
Il s’agit maintenant de prévenir les autorités que, par ce programme, la France ne respecte pas la réglementation européenne .
On comprend mieux le manque de transparence de CAP REQUINS sur les prises accessoires : encore des espèces interdites à la pêche par le règlement européen qui, en matière d’environnement, n’en déplaise au CRPMEM, s’applique à la Réunion.

Nous demandons que ce programme de pêche, sans protocole, ni conseil scientifiques, sans observateurs assermentés, qui ne respecte pas la législation européenne, cesse dans les plus brefs délais.

Nous demandons aussi que Monsieur le Préfet, qui avait promis de la transparence,  nous explique comment le CRPEM peut se substituer à l’État pour imposer sa juteuse conception de la sécurité en violant de plus, les textes européens.

CAP REQUINS accroît la présence des squales dans les eaux réunionnaises, prétend sécuriser les eaux littorales tout en déniant sa responsabilité qu’il préfère laisser aux autres acteurs comme les maires des communes concernées par le programme, bafoue la réglementation de l’UE, entraînant dans son infraction l’État et les autorités régionales.

Pour rappel : La pêche du Grand Requin Blanc est interdite en Afrique du Sud, en Australie et dans les eaux européennes

Communiqué du Collectif des associations : Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Tendua, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Vagues

Capture écran @ Sauvegarde des Requins

21 espèces de requins rejoignent les 8 autres espèces déjà inscrites aux annexes de la CMS

16ème conférence des parties : Convention sur le commerce international des espèces menacées

Communiqué CAPREQUINS 2

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Communiqué CAPREQUINS 2

25 septembre 2015 -Le CRPMEM et ses partenaires – Ligue réunionnaise de surf, Prévention Requin Réunion, Shark Citizen, Squal’idées et Surfrider Foundation

Lancé en juin 2015, le programme Cap Requins 2 vient cette semaine d’achever son déploiement progressif et précautionneux sur tout le littoral avec l’installation des premières palangres verticales avec alerte de capture sur la commune de Trois-Bassins.

Après la technique de la palangre horizontale de fond, dont les opérations se sont succédées de commune en commune en fonction des fenêtres météorologiques, les palangres verticales avec alerte de capture (autrefois dénommées « smart drumlines ») ont été déployées successivement en Baie de SaintPaul, à Saint-Gilles, à l’Etang-Salé, à Saint-Pierre et maintenant à Trois-Bassins. Le programme est ainsi pleinement opérationnel sur tout le littoral.

Les positions des dispositifs de pêche déployés dans le cadre de ce programme sont renseignées en temps réel sur une carte dont le lien internet a été transmis aux services de sauvetage et de secours (CROSS Réunion) ainsi qu’aux usagers de la mer (maîtres-nageurs sauveteurs, ligue réunionnaise de surf, clubs de plongée, médiateurs de surveillance et de prévention, …).

Malgré de mauvaises conditions hivernales avec la succession de plusieurs fronts froids tardifs et la présence sur zone de forts vents de Sud et de fortes houles australes, le programme Cap Requins 2 a réussi à cumuler un total de 4152 heures de pêche depuis son lancement.

L’environnement océanographique global, caractérisé par un épisode « El Niño » observé en 2015 à l’échelle du bassin maritime du Sud-Ouest de l’océan Indien, semble avoir influé sur la moindre concentration des animaux marins dans la couche supérieure de l’océan et ainsi diminué leur niveau de capturabilité. Ce même phénomène peut aussi expliquer les moindres observations de baleines aux abords de La Réunion et les faibles captures de la pêche artisanale côtière sur les espèces de poissons de fond sur les mois de juillet et d’août 2015.

Les captures réalisées depuis le 28 juillet 2015 sont les suivantes :

– 6 requins bouledogue (trois mâles, trois femelles), entre 2,50 et plus de 3 mètres de longueur, qui ont tous été prélevés pour alimenter le programme Valorequins ;

– 6 requins tigre (un mâle, cinq femelles), entre 2 et presque 4 mètres de longueur, dont 5 ont été

prélevés pour alimenter le programme Valorequins (parmi lesquels deux animaux retrouvés très

affaiblis) ; un requin tigre de moins de 2,50 mètres a été relâché après marquage externe ;

– 3 raies pastenague, relâchées vivantes ;

– 1 raie aigle, relâchée vivante ;

– 1 carangue gros-tête, relâchée vivante après marquage externe ;

– 1 barracuda de 1,30 mètres, relâché vivant après marquage externe ;

– 1 requin nourrice fauve femelle, relâché vivant après marquage externe ;

– 1 grande raie guitare, relâchée vivante après marquage externe ;

– 1 requin marteau halicorne femelle de 3,15 mètres, retrouvé mort étouffé sur la ligne de pêche

malgré une intervention des pêcheurs moins d’une heure après la capture ;

– 2 requins marteaux halicorne femelles de 3,50 et 3,60 mètres, relâchés vivants après marquage

externe.

Les partenaires de Caprequins 2 invitent tous les usagers de la mer (pêcheurs, plongeurs, apnéistes…) à leur faire part d’éventuelles observations ou captures d’animaux portant une marque externe de type « spaghetti » utilisée dans le cadre de ce programme, sur lesquelles figurent un identifiant et le numéro de téléphone du CRPMEM.

Toutes techniques de pêche confondues, le taux global de survie des captures à l’intervention sur les dispositifs du programme Caprequins 2 s’élève ainsi à 93%. Parallèlement à la poursuite des opérations de pêche ciblée sur les communes engagées, le CRPMEM et ses partenaires vont dans les prochaines semaines réaliser le déploiement d’un réseau de stations d’écoute acoustique sur tout le pourtour du littoral réunionnais aux fins de suivi de la dynamique des requins « marqués » pour mieux comprendre leurs comportements et assurer la prévention des usagers. Un premier rapport d’étape a été commandé pour le mois de novembre 2015 par les financeurs du programme, dont la prochaine réunion de pilotage verra le comité d’évaluation scientifique, en cours de constitution, de Caprequins 2 être installé et ses termes de référence définis. ****** Le CRPMEM et ses partenaires – Ligue réunionnaise de surf, Prévention Requin Réunion, Shark Citizen, Squal’idées et Surfrider Foundation – renouvellent leur message de prudence et de respect des interdictions d’activité aux usagers de la mer.

J’accuse…

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J’accuse…

Île de la Réunion, le 30 septembre 2015

J’ACCUSE ou questions à Monsieur le Préfet

Des  apnéistes qui fréquentent intensément le Cap La Houssaye depuis des années y ont filmé pour la première fois un requin bouledogue.

La carte des prélèvements 2014  fournie par la préfecture montre que cet endroit est exactement au centre de la zone qui a été le plus appâtée et pêchée au monde sous prétexte de sécurisation.

La carte 2015 montre qu’avec Cap Requin 2, cette pêche a été intensifiée et  rapprochée du bord.

Dès le lancement de Cap requin2, deux  tragiques accidents se sont produits, juste à côté des emplacements  appâtés.

Les apnéistes viennent d’observer un bouledogue où il n’en avait jamais vu, au centre exact  de la zone où on pêche le requin depuis plus d’un an !!

La conclusion est que plus on pêche et appâte, plus on voit de requins !

Ce requin qui n’a pas été pris  a été attiré à la côte par les appâts des drumlines et palangres de fond , qui ont multiplié par VINGT CINQ la quantité d’appâts utilisés par ligne !!!.

Avec l’extension du programme Cap requin 2, c’est par PLUSIEURS CENTAINES  que la quantité totale d’appât a été multipliée près des côtes réunionnaises !!

Il est très dangereux d’appâter les requins près des côtes et personne de sensé ne croit honnêtement que l’on puisse sécuriser l’Océan immense qui entoure notre ile minuscule avec quelques pêches.

Victimes de la majorité des accidents, les surfers sont aussi les premières victimes  de ces programmes mensongers qui les mettent davantage en danger.

J’ACCUSE le programme Cap requin 2, qui n’a reçu aucune validation scientifique de mettre en danger les baigneurs et surfers et de ne servir qu’à apporter une rente de centaine des milliers d’euros au comité des pêches, et une carrière inespérée à quelques fonctionnaires.

Monsieur le Préfet,si vous croyez vraiment à leur efficacité,  vous voudrez bien nous expliquer comment ces pêches peuvent sécuriser un milieu ouvert où les requins circulent , et t  à quelles conditions vous considèrerez que ces pêches ont rendu l’Océan suffisamment sur pour que vous y autorisiez la baignade et le surf .

Votre silence serait, Monsieur le Préfet, la plus éloquente des réponses.

Jean Bernard Galvès

Porte-parole du collectif des associations Aspas , fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Tendua ,Vagues,

Prélèvements 2015

Prélèvements 2015

Prélèvements 2014

Prélèvements 2014

Île de la Réunion : opacité chronique de l’Etat en matière d’info requins

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Allo, y’a quelqu’un?

L’Etat avait indiqué que la transparence serait de mise dans cette « crise » requin, or depuis le début, les informations sont données au compte-gouttes et filtrées. Pour rappel, le programme CapRequins aussi financé par l’argent public reste tout aussi opaque : factures? prises accessoires?… Autres exemples : les courriers du collectif d’associations restent sans réponse. Ci-dessous, les derniers courriers envoyés, toujours en attente de réponse :

Courrier début juin

Monsieur le Préfet

Je viens vers vous à propos de la représentation des associations de notre collectif dans les différentes instances et en particulier au CO4R. Depuis les premières réunions du C04R, nous ne disposons que d’une seule place de représentation pour la dizaine  d’associations environnementales parties prenantes de notre collectif, dont certaines sont d’envergure internationale. Régulièrement, alors que nous demandons la possibilité de venir avec un autre représentant, il nous est est ergoté tandis que les associations défendant les thèses opposées et prônant la pêche au requin sont représentées  chacune par au moins un représentant, ou des sympathisants qui adaptent leur casquette aux circonstances.

Nous avons clairement le sentiment d’etre délibérément marginalisés, et que cette obstruction tient au parti pris de certains rouages importants de l’Etat pour les thèses opposées aux nôtres, thèses qui sont de plus rejetées par la majorité des Réunionnais et qui n’ont, pour la plupart, pas le soutien de la communauté scientifique.  Du fait des menaces qui pesaient sur nos représentants, nous nous sommes un temps accommodés de cette situation qui ne peut plus durer .  Nous entendons désormais que les associations de notre collectif  trouvent leur juste place dans ce débat.  Nous demandons donc à Monsieur le Préfet que, dés le prochain CO4R, l’association Sea Shepherd soit directement représentée par M. Nikolaeff et la Fondation Bardot par Monsieur Derand

Veuillez agréer , Monsieur le préfet , l’assurance de notre respectueuse considération

Dr Jean Bernard Galvès, porte parole des associations Sea Shepherd, Fondation Brigitte Bardot, Aspas, longitude 181, Sauvegarde des requins, Vagues, Tendua , Requin  Integration

Courrier du 11 mai 2015

Monsieur le Préfet,

Vous le savez, dans le cadre du dossier requins, j’ai déjà saisi par trois fois – en octobre 2012, juillet 2013 et février 2014 – la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour des documents administratifs que vos services m’avaient refusés.

J’ai, à chaque fois, obtenu gain de cause (cf. ses deux avis en PJ 1 et 4).

Je reviens vers vous ce jour pour une nouvelle demande en espérant que vos services sauront faire preuve cette fois d’un minimum de transparence.

Le cas échéant je n’hésiterais pas à saisir à nouveau la CADA, à laquelle je prends soin toutefois de faire copie de la présente (à titre d’information).

Certains des documents demandés sont abordés dans le rapport du CO4R du 10/07/14 (PJ 6).

Je rappelle également que j’avais déjà demandé par courrier du 29/07/13 les informations relatives aux programmes CapRequin et ciguatera 2.

Vous m’aviez répondu à l’époque (PJ 2) qu’ils étaient en cours de finalisation et que vos services reviendraient vers moi dès qu’ils auraient été validés.

Dans votre 2ème réponse en date du 13/03/14 (PJ 3), vous m’affirmiez :

que le protocole du projet CapRequin n’existait pas au motif qu’il était encore expérimental et s’appuyait sur une étude de faisabilité d’une durée de six mois rédigée par le CRPMEM en sa qualité de maître d’œuvre de l’opération.

« que les conventions signées entre le CRPMEM et les prestataires privés qu’ils mandatent ne peuvent être communiquées par l’administration qui – au demeurant – n’en dispose pas ».

Au jour d’aujourd’hui le programme CapRequin est depuis longtemps entré dans sa phase active puisque son 1er volet est terminé, son volet intermédiaire « 1.2 » également, et que nous en sommes actuellement – depuis le 1er octobre 2014 – à CapRequin 2 (cf. PJ 6, page 4)…..

Par ailleurs deux semaines plus tard, dans son avis du 27/03/14 (PJ 4) la CADA :

vous signifiait son désaccord quant à votre refus de me communiquer les conventions signées entre le CRPMEM et les prestataires privés,

vous rappelait son précédent conseil du 3/06/10 en la matière (PJ 5),

vous enjoignait de transmettre ma demande, accompagnée de l’avis de la CADA, à l’autorité administrative susceptible de les détenir et de m’en aviser.

Ce qui n’a jamais été fait, bien entendu….

Etant donné que la CADA a déjà tranché en la matière, je vous demande donc cette fois-ci l’ensemble des conventions signées entre le CRPMEM et les prestataires privés qu’il a mandatés depuis le début de la crise requins en février 2011 et notamment dans le cadre des programmes Ciguatera, CapRequin et Valorequin (Thierry GAZZO, Christophe PERRY, association PRR, etc….. : liste non exhaustive).

La liste complète des informations et documents administratifs sollicités dans le cadre de la présente demande est décrite ci-dessous.

A suivre…

Un Etat d’Australie renonce à la capture systématique des requins

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SYDNEY, 12 septembre 2014 (AFP) – Le gouvernement de l’Etat d’Australie occidentale a décidé vendredi de renoncer à sa politique de capture et d’élimination des requins à proximité des plages, en raison de l’objection des services de l’environnement.

Le chef du gouvernement de cet Etat, Colin Barnett, a déclaré que les drumlines (palangres de surface ancrées avec des lignes appâtées) ne seraient plus utilisées au large des plages fréquentées touristiques, durant le prochain été austral.

Il a expliqué que son gouvernement allait envisager uniquement la capture des requins « repérés à plusieurs reprises dans une même zone ».

A l’origine, 72 hameçons appâtés attachés à des palanges devaient être installés tous les ans de novembre à avril, jusqu’en 2017.

L’objectif étant de protéger les nageurs et de tuer les requins capturés si leur taille était menaçante pour l’homme.

L’Autorité pour la protection de l’environnement (EPA) s’est toutefois opposée à cette réglementation, arguant « que l’évaluation scientifique de l’impact sur la population des requins blancs du sud-ouest de l’Australie était largement insuffisante ».

« A ce stade, les informations disponibles n’apportent pas les garanties nécessaires à l’EPA », a déclaré dans un communiqué Paul Vogel, président de l’organisation.

La Société australienne de conservation des aires marines a pour sa part estimé que cette réglementation était « inappropriée, compte tenu de son coût environnemental pour des résultats sur la sécurité du public mal évalués ».

Le gouvernement d’Australie occidentale avait pris cette mesure l’été dernier, à titre expérimental, après une série d’attaques.

Plus de 170 requins, essentiellement des requins-tigres, avaient été capturés en 13 semaines et une cinquantaine d’entre eux, parmi les plus gros, avaient été tués.

Sauvegarde des requins