Archives de Tag: surpêche

« Beauté Sauvage » : exposition photos de sensibilisation édition 2017

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Du 02 au 30 novembre 2017

Éléphants, rhinocéros et …requins ; ces animaux témoignent que quelque soit leur image auprès du grand public, la menace d’extinction pèse sur eux. Perte d’habitats, extermination…les diverses pressions de l’Homme sur ces espèces vont-elles sonner le glas pour ces animaux emblématiques ?

Notre association travaille depuis sa création à informer et sensibiliser le grand public et aussi les élus aux menaces qui pèsent sur les requins. De plus, nous collaborons avec les associations locales pour s’unir et diffuser plus largement le même message d’alerte.

Cette exposition donnera aussi lieu à 2 rv de rencontres :

  • Vendredi 10 novembre : projection-débat avec notre association sur le thème : « Quelles menaces pèsent sur les requins ?»
  • Vendredi 24 novembre : conférence « Lawrence Anthony, l’homme qui murmurait à l’oreille des éléphants » par l’association LAEO

Réservation pour les rv au 03 23 80 32 20 ou par mail : geodomia@aisne.fr ou sauvegardedesrequins@orange.fr 

Lieu :

33, rue des Victimes de Comportet, 02000 Merlieux-et-Fouquerolles

Horaires :

Du mardi au vendredi : 10h00-12h30 / 14h00-17h30

Samedi : 9h30-12h30

Beauté Sauvage Géodomia

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17ème Conférence des Parties : les requins de nouveau à l’honneur

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17ème Conférence des Parties : les requins de nouveau à l’honneur

Genève, 16 Septembre 2016. L’Afrique du Sud, qui abrite un quart des plus de 400 espèces de requins dans le monde, sera le pays où se déroulera la réunion triennale de la Conférence mondiale de la faune. Lors de cette nouvelle réunion, la protection des requins et des raies seront à nouveau en haut de la liste des thèmes à l’ordre du jour.

Les délégués de plus de 180 pays participant à la réunion, également connue sous le nom CoP17 (17ème conférence des parties- CITES), recevra des mises à jour sur les mesures déjà prises à la suite de la CoP16 à Bangkok, où cinq espèces de requins, à savoir le requin océanique, le requin taupe commun et trois espèces de requin marteau, ainsi que l’ensemble des raies manta recevaient une protection en vertu de l’Annexe II, avec le commerce de ces espèces actuellement réglementées pour éviter la surexploitation.

Le Secrétaire général John E Scanlon a déclaré: «À la CITES CdP16 en 2013, les pays se sont tournés vers la CITES pour aider à protéger les précieuses ressources marines de la surexploitation en incluant cinq nouvelles espèces de requins et raies manta tous sous le contrôle du commerce CITES. Depuis lors, la CITES, en étroite collaboration avec la FAO et d’autres partenaires, a démontré la valeur ajoutée de la CITES dans la protection des requins et des raies de la surexploitation. Cette année, à # CoP17 CITES, les pays présentent, de nouveaux, des propositions d’inscription pour les requins et les raies, « .

À l’échelle mondiale, les requins continuent d’être vu par certains comme des prédateurs redoutés, mais la survie de nombreuses espèces de requins sont menacées par l’activité humaine, y compris de la surpêche, la surconsommation de leur viande, des ailerons et du cartilage ainsi que la destruction de leurs habitats. Les requins jouent un rôle crucial dans le maintien de la santé et de la diversité des écosystèmes marins et sont particulièrement vulnérables à la surexploitation en raison de leur maturité tardive, la longévité et les taux de productivité faibles.

Depuis 2013, la CITES, avec un financement de l’Union européenne, a établi un partenariat avec les organisations internationales, en particulier la FAO et les organisations de gestion des pêches régionales (ORGP et ORP), pour faciliter la mise en œuvre des mesures de protection supplémentaires, et en  travaillant notamment avec les pays en développement. Ces nouvelles mesures permettent de garantir la légalité, la durabilité et la traçabilité du commerce international des espèces de requin qui sont exploitées commercialement.

Le projet de l’UE et de la Cites «Renforcement des capacités dans les pays en développement pour la gestion durable de la faune et le renforcement de la mise en œuvre de la réglementation du commerce des espèces sauvages, avec un accent particulier sur les espèces aquatiques exploitées commercialement »  a permis à un nombre d’initiatives visant à soutenir la mise en œuvre, y compris:

-L’identification et la réalisation d’une évaluation des capacités de 34 pays clés en Afrique, en Asie et en Amérique latine et dans les Caraïbes pour la mise en œuvre.

-Prioriser les activités régionales de renforcement des capacités afin de maximiser la portée, y compris à travers des ateliers, des enquêtes et des discussions.

-Le développement, en collaboration avec la FAO, et les organes régionaux des pêches et d’autres partenaires, d’une gamme de démonstrations au sujet de besoins identifiés, mesurables et évolutifs et qui pourront éclairer dans le futur pour le renforcement des  aides aux populations de requins.

-Partage de l’information et de l’expérience via un portail web dédié sur le site web de la CITES.

-Développer la formation et le matériel de sensibilisation.

En outre, un logiciel a été développé pour les inspecteurs portuaires, des agents de douane et les poissonniers pour reconnaître les espèces de requins à partir d’une image de la nageoire. iSHarkFin a été le résultat d’une collaboration entre la FAO de l’Université de Vigo et de la CITES, avec le soutien financier du Gouvernement du Japon et de l’Union européenne (à travers le projet CITES).

Il y a actuellement dix espèces de requins et de raies énumérées dans l’annexe II, y compris le requin pèlerin, le grand requin blanc et le requin baleine, ainsi que les cinq requins et deux espèces de raie manta ajouté à l’Annexe II à la CdP16.

Sept espèces de poissons-scies relèvent de l’Annexe I, qui comprend les espèces menacées d’extinction. Le commerce de spécimens de ces espèces est autorisé que dans des circonstances exceptionnelles.

À la CITES # COP17, les Parties seront invitées à examiner trois autres propositions à savoir notamment:

  • Le requin soyeux (Silky,Carcharhinus falciformis) à l’Annexe II
  • Les requins Renards (Thresher, Alopias spp.) à l’Annexe II
  • Les raies Mobula spp. à l’Annexe II

Ces trois propositions ont été évaluées par le Groupe consultatif du Groupe d’experts de la FAO et par le Secrétariat de la CITES. Les 182 Parties examineront toutes les informations qui lui seront présentées et se prononceront sur l’opportunité d’accepter ou de rejeter ces propositions. S’il n’y a pas de consensus sur toute proposition, l’affaire ira à un vote avec une majorité des 2/3 requise pour toute proposition soit acceptée.

Johannesburg du 24 septembre au 5 octobre 2016

Communiqué de presse CITES- Traduction ©Sauvegarde des Requins

 

Les aimants : des pièges pour les requins bleus ?

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Les aimants : des pièges pour les requins bleus ?
Jeudi, 22 octobre 2015

Dans un souci de préservation des requins peau bleue, une espèce aujourd’hui presque menacée d’extinction, des chercheurs de l’Institut méditerranéen d’océanographie (MIO/PYTHÉAS, CNRS / AMU / IRD / UTLN) et de l’Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre (IRPHE, AMU / CNRS / École centrale Marseille) se sont intéressés à l’utilisation d’aimants pour limiter leur prise au cours de la pêche à la palangre. Hélas ! Il s’avère que ces aimants attirent les requins peau bleue plutôt qu’ils ne les repoussent.

Requin peau bleue capturé par la palangre de surface en Atlantique Nord-Est. © Sébastien Biton Porsmoguer

Fortement exploité depuis plusieurs années par rapport à son abondance dans l’Atlantique Nord, le requin peau bleue (Prionace glauca) est une espèce presque menacée d’extinction (statut IUCN 2013). Il constitue en effet l’une des principales prises de la pêche à la palangre(1) que mènent les armateurs espagnols et portugais dans l’Atlantique Nord, même lorsqu’il n’est pas l’espèce ciblée par les pêcheurs qui préféreraient trouver sur leurs hameçons, pour des raisons de rentabilité, des espadons ou des thons.

Les requins sont dotés d’un organe électro-sensoriel appelé ampoules de Lorenzini, constitué d’un système complexe de capteurs reliés à des récepteurs positionnés autour de leur museau et de leur tête et capables de détecter les ondes électromagnétiques. Du fait que tout être vivant émet un faible champ magnétique, les requins peuvent ainsi localiser leurs proies.

Des chercheurs ayant remarqué de manière fortuite en laboratoire que leur requin cherchait à fuir un aimant placé près de lui, des tests ont été réalisés avec différentes espèces de requins. Il s’avère que ce comportement vis-à-vis des aimants n’est pas le même pour toutes les espèces. Qu’en est-il pour le requin peau bleue ? Ce requin ne pouvant vivre en captivité, son comportement n’a jamais été testé. Se pourrait-il que les aimants fassent fuir ces requins et puissent ainsi être utilisés dans la pêche à la palangre pour en limiter la prise ?

Position de l´aimant sur l´hameçon. © Christophe Almarcha

C’est à cette question que des chercheurs du MIO et de l’IRPHE ont cherché à répondre en testant pendant 3 jours, dans des conditions réelles de pêche à la palangre, l’effet de deux modèles d’aimants en néodyme, à haute résistance dans le temps et à puissance magnétique élevée, mais de taille différente. Un hameçon sur deux a été équipé d’un aimant. La palangre a été divisée en trois zones qui ont été plongées dans l’eau successivement, de manière à pouvoir étudier trois durées d’immersion.

Ces tests ont permis de montrer que, quelle que soit la durée d’immersion des hameçons, les captures de requins peau bleue étaient plus élevées au niveau des hameçons munis d’aimants qu’au niveau des hameçons sans aimant, et d’autant plus élevées que l’aimant utilisé était plus grand et donc plus puissant. Ainsi, les aimants auraient un effet attractif sur les requins peau bleue et leur utilisation dans la pêche à la palangre ne pourrait que les piéger !
En outre, les mesures physiques réalisées durant cette étude ont révélé un aspect pratique important à prendre en compte : à leur sortie de l´usine de fabrication, les hameçons sont déjà légèrement aimantés et pourraient donc attirer le requin peau bleue, même en l’absence d’aimant !

Note(s): 
  1. La palangre de surface est une ligne-mère de 50-90 km de long sur laquelle sont fixées des lignes dotées à leur extrémité d´un hameçon et d´un appât, qui est plongée dans l’eau à une profondeur de 20 m environ.
Source(s): 

Hooks equipped with magnets can increase catches of blue shark (Prionace glauca) by longline fishery S. Biton Porsmoguer, D. Banaru, C. F. Boudouresque, I. Dekeyser, C. Almarcha, Fisheries Research, 172 (2015) 345–351